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Comment dépasser la souffrance de la perte d'un être cher ?

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Deuil

Le 14 janvier 2008 par Guymel
J'avais 26 ans lorsque j'ai perdu mon frère qui avait 30 ans.
Personne ne s'attendait à ce décès : fort, en bonne santé, courageux, travailleur, homme aimant la vie, et qui la brûlait à notre avis par les deux bouts... il a fallu qui s'éteigne d'une rupture d'une artère principale du coeur.
Quant aux circonstances de son décès, inutile de vous dire, que le dimanche à cette époque il s'est déroulé 1heure et 45 minutes, entre la première visite du docteur de garde et l'arrivée d'une ambulance pour venir le chercher,
Un calvaire pour nous, impuissants devant le malaise, et pour lui se sentant perdre la moitié de son corps.
Mais voilà, je n'ai pas accepté du tout son décès totalement inattendu, mais je n'ai pas accepté non plus le temps que les secours ont mis pour le conduire à l'hôpital.
Puis l'explication du spécialiste du coeur : malgré une arrivée plus rapide celui-ci n'aurait rien pu faire pour le sauver.
Ce qui à mes yeux est totalement injuste, car incompris, j'avais encore dans ma mémoire des images irréelles que la télévision projetait sur le petit écran, et nous avons tous vu ces images où des mourant revenait à la vie, grâce à la magie du petit écran.
A l'époque, je vous assure, que j'ai maudit toutes les blouses blanches du pays, que j'avais mis dans un registre de médiocrité absolue toute la médecine.
Je me suis replié sur moi-même comme un huître qui se ferme... et j'en ai perdu dès ce moment la joie de vivre.
Il m'a fallu des années, non pas pour oublier, mais pour comprendre que le phénomène de la mort reste toujours un sujet tellement tabou dans notre culture, et de là à dire, que les morts font peur, il n'y qu'un pas... Pour comprendre que j'étais dans des émotions d'abandon, d'injustice face à ce décès. J'en ai même voulu à mes grands parents d'être encore en vie, ainsi que mes parents !
J'estimais que cela ne faisait pas partie de l'ordre des choses, que ce ne sont pas les parents qui enterrent leurs enfants, mais l'inverse. Hors, coïncidence de la vie, neuf mois auparavant, jour pour jour... je perdais un fils à la naissance !
C'est grâce à une multitude d'évènements, de rencontres, de recherches et au développement personnel que je suis parvenu à faire ce deuil dont on parle si souvent de nos jours. Mais une fois encore, entre la théorie et la pratique des choses, il y a une marge qui parfois peut représenter un gouffre.
C'est aussi, un retour de la foi, en soi, de la réalité et l'acceptation que ce qui est soit, même si nous trouvons cela injuste. Nous ne pouvons pas modifier la roue du destin, celui qui donne l'heure de notre naissance, mais jamais celle de notre mort.
Le temps atténue, bien évidement, mais la mémoire se souvient... Mais la raison dit ceci : vivons notre vie dans l'univers des vivants, et laissons vivre pleinement la vie après celle-ci dans l'univers qui leur appartient de vivre, pour la paix de l'esprit, de notre coeur et de notre corps.
La succession des décès dans la famille a pu se révéler importante selon le degré d'amour, d'estime, de sentiments qui nous unissent dans le monde des vivants.
Ce que nous trouvons injuste ne l'est pas nécessairement, car si l'univers s'est chargé, comme se charge de régir ce qui est à régir, selon les lois de la nature, les lois karmiques, et bien d'autre, acceptons que ce qui est Soit dans un domaine aussi délicat que les mystères de la mort.
Je pense que pour faire son deuil, il y a un sentiment important qui doit nous aider à le faire mieux encore : c'est l'amour de soi et de son prochain. Reconnaître qu'en toutes choses une unique phase est valable pour nous tous : nous naissons tous pour mourir un jour, riches, pauvres, en bonne santé, ou malades...

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