Les faits des mots... - titre joueur par allusion à l'effet démo , qui en informatique fait planter un logiciel essentiellement quand on est en train de le montrer aux autres. L'analogie avec

 

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Les faits des mots...

Rédigé par Eiffel
Posté le jeudi 24.05.07 à 21h41
Message n° 32748

titre joueur par allusion à "l'effet démo", qui en informatique fait planter un logiciel essentiellement quand on est en train de le montrer aux autres. L'analogie avec le mot n'est bien entendu pas inocente.
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Hello à tous,

je rebondis bien volontiers sur cette citation zen, que je m'en vais exploiter de ce pas, et tout particulièrement sur la premirère phrase :

" Chercher les mots, poursuivre les phrases, quand cela finira-t-il? "

car, oui, on a parfois tendance à oublier que les mots ne sont que ... des mots. Ici, on discute à n'en plus finir du mot "jugement" et on oublie que les divers interlocuteurs n'y mettent pas le même sens. Là on précise qu'il n'est pas possible à l'humain de définir ce que c'est que l'amour, alors que l'on ne parle que d'un mot, et ce mot ne représente pas le même concept pour tous. Le mot "conscience", le mot "âme", le mot "exister", les mots "vie" et "mort", ou encore "Dieu".

Comme le dit si bien Krisnamurti, le mot n'est pas la chose, ce qu'il illustre de manière souriante en disant que le mot chien ne mord pas !

D'ailleurs, c'est interressant de se découvrir soi-même au travers du sens que l'on donne aux mots que l'on utilise (et hop, encore un petit coup de Lacan...). Le plus souvent on trouve soit une vision binaire et exclusive soit ternaire et extensive. La première induit généralement une rupture, donc une souffrance, alors que la rupture est incompatible avec la vision ternaire qui est en somme une rotation permanente.

Alors prenons quelques exemples... Au programme :

amour / âme / jugement / Dieu / vie ou mort / douleur ou souffrance / spirituel ou pas / agréable ou pas / rationnel ou irrationnel / le gentil et le méchant / humain ou inhumain / le bonheur et la malheur / chance et malchance / sagesse ou pas / évolution ou progression / savoir ou connaissance / apprentissage ou désapprentissage / enfant ou adulte...

bien sûr, chaque thème mériterait un post à part entière (voire plusieurs, façon poupées russes), donc je vais, tant que faire ce peut, les traiter de manière assez abrégée...

--- amour ---

dans une vision binaire, on aime ou pas. Ainsi, si j'aime le soleil, nécessairement je n'aime pas la pluie. Si j'aime l'harmonie, je n'aime pas le conflit. Etc...

alors que dans une vision ternaire, la négation ne peut pas exister, il n'y a plus de je n'aime pas en terme de rejet. Ainsi, dans cette autre approche, on aime le soleil mais on aime aussi la pluie, ou encore on aime aussi bien le chaud que le froid...

pour ma part, je me souviens d'une promenade sous la pluie battante, sur une côte de Bretagne, donnant sur une mer déchainée, le ciel tonnant et éblouissant d'éclairs fulgurants, et en lisère de forêt. Le tumulte des feuilles remuées par le vent se le disputait au bruit du resac dans un vacarne assourdissant mais enchanteur. La pluie se fracassaient sur nos cirés et nos bottes s'enfonçaient dans la terre parfois presque jusqu'aux chevilles... Mais, bien vétus, nous n'avions pas froid. Dans ce incroyable boucan, impossible de parler, nous étions dans le silence parfait, le bruit de nos propres mouvements étant gomés par l'extérieur. Ah la la, et ces sublimes éclairs ! :-)))

Ou encore du carnaval de Québec, en février, par moins trente degrés, dans une ambiance festive exceptionnelle... (je n'ai jamais vu son équivalent en France)

donc bon, j'aime bien le chaud soleil, mais vous ne m'entendrez pas dire que je n'aime ni la pluie ni le froid :-))

--- âme ---

pour certain il y a l'âme et le corps, pour d'autres il faut ajouter la conscience, pour d'autres encore il y a le corps, l'esprit et l'âme, et j'en passe... De fait, on s'apperçoit que souvent les visions convergent si on sait s'extraire des simples mots. Certains considèrent "l'âme" comme pure conscience, d'autres que l'âme et l'esprit ne font qu'un... etc.

on retrouve pour autant une vision "le bien/le mal" si on met en opposition l'âme et le corps, quelque soit la définition qu'on leur donne (même si pour le corps les visions convergent plus facilement, encore que).

Une telle vision a tendance alors à mettre la spiritualité en opposition avec la vie de tous les jours. Alors que dans une vision plus unitaire, l'un ne peut exister sans l'autre, et la spiritualité se pratique à chaque instant de sa vie, et non pas juste "par moment".

--- jugement ---

idem, deux grandes cases : le jugement en c'est bien ou c'est mal, ou encore c'est le bon ou le mauvais choix, ou encore j'aurais du dire ou faire ci plutôt que ça... Alors que l'autre sens signifie plus une "évaluation neutre", un simple constat. Je ne développe pas, ce mot a assez fait parler :-))

--- Dieu ---

là encore, la vision la plus usuelle est binaire : Dieu existe, ou pas. Selon les croyances. Selon la façon dont on voit le monde, et selon ce que l'on met dans le sens de ce mot. A nouveau des oppositions latentes.
pour autant, la vision de "Dieu" peut très bien dépasser ce stade, et devenir plus unifiée. Je cite souvent Desproges et son pied de nez disant : "La preuve que Dieu existe, c'est qu'il est dans le dictionnaire !". Par delà la boutade, cette phrase a un sens très profond : le mot "Dieu" existe, donc cela représente automatiquement quelque chose. Pas la même chose selon celui qui entend le mot, mais de toute façon quelque chose.

De fait, à ce niveau, de savoir si "IL" existe (sous entendu dans l'absolu) ou non devient quelque chose de moindre importance. De savoir si on y croit, soit, et "comment", là, devient par contre plus pertinent.

--- la vie et la mort ---

Complètement d'accord avec Lavatar, le sujet de la mort est usuellement tabou. Or qui dit tabou dit souffrance. Et ceci car on est à nouveau dans une dualité : la vie ou la mort, en exclusion. Mais une vision trinitaire existe bel et bien.

Ainsi, si le corps est vivant mais l'esprit absent, la personne est un peu ce que j'appèle un "mort-vivant", un parfait petit robot qui suit les infos à la télé sans se poser de question, qui fait ce qu'on lui dit, et qui, finalement, n'existe pas vraiment, n'a aucune envie à part les envies stéréotypées infusées par exemple par les médias, et j'en passe. Puis il y a la personne vraiment en vie, corps et esprit, ça pulse, ça pétille, ça fourmille... Puis la non-vie dont parler Romaine, à savoir cette quintescence bien que le corps ne soit plus dans le charnel, qu'on ait quitté ce plan. Les trois (que j'ai décrit ici très sommairement et de façon délibérément caricaturale) forment alors une ronde et on ne peut plus guère se positionner dans une opposition. Ainsi, de dire qu'un enfant est "très vivant" montre son absurdité, puisque cela induirait qu'un autre est peu vivant... On le voit, la majorité des expresssions populaires en disent long sur les croyances trimballées par la société.

--- la douleur et la souffrance ---

déjà, rien que le vocable en dit long : "j'ai mal" ou son contraire "ça fait du bien". On le voit, le bien et le mal s'incrustent partout :-))

dans une vision binaire usuelle, la douleur et la souffrance sont la même chose. Le vocabulaire médical, en particulier, ne fait aucune distinction entre ces deux mots. Du coup, souffrir ou faire souffrir "c'est mal", et lutter contre la souffrance (la sienne ou celle d'autrui), c'est "bien". Et par ce réductionnisme sémantique, on en arrive à cautionner l'acharnement thérapeutique...

Dans une vision ternaire, par contre, la douleur et la souffrance ne sont pas de même nature du tout. La douleur est une information sensorielle. Par exemple douleur physique. Mais pas que. On sait qu'il existe une corrélation très forte entre émotion et état physique. Si je suis triste, alors certains muscles sont tendus, j'ai certaines hormones dans mon sang, etc. Et si délibérément on m'injecte ces hormones et qu'on crispe ces mêmes muscles, alors je me sentirais triste. De fait, l'émotion (mais pas le sentiment) peut être mise en bijection avec le corps. Ce qui permet de dire qu'une douleur émotionnelle (tristesse du décés d'un proche par exemple) est là aussi une information sensorielle.

Pour autant, si on prend un masochiste, pas au sens psy mais au sens médical, alors la douleur induit chez lui un plaisir. Ce qui montre que l'aspect plaisir/déplaisir n'est pas indissociablement corrélé avec l'aspect douleur ou non. De même, chez certaines personnes la jouissance (par exemple l'orgasme) est vécue comme une chose absolument insupportable. Là encore, la corrélation usuelle montre, sur ces cas, qu'elle n'est pas pour autant inhérente.

--- et la souffrance ? ---

la souffrance, comme dit en début de ce message, c'est la confrontation de deux entités mises en opposition. Par exemple ce que je veux et ce que je vis. Comme "j'aime bien", au sens binaire, je veux du soleil, et si j'ai de la pluie, alors rejet, car ce n'est pas ce que je voulais, ce que j'avais "décidé".

Du coup on sépare le "ce qui est" du "ce qui devrait être", et on se retrouve déchiré en deux : la partie en nous qui effectivement est, du verbe être, et la partie en nous qui refuse ce qui est. C'est comme de maintenir mon côté gauche le plus loin possible de moi sous motif que le droit serait le "bon" côté, donc une sorte d'auto-écartèlement volontaire (mais le plus souvent inconscient). Pas un écartèlement du corps, mais de l'esprit.

Telle est, à mon sens, la grande différence que je place entre ces deux mots : la douleur appartient au corps, alors que la souffrance appartient à l'esprit. Et bien sûr l'aveuglement au niveau spirituel.

- La douleur se transcende dans l'instant présent, lorsqu'il n'y a plus de séparation entre l'observateur et l'observé. Il n'y a alors plus que la pure sensation, et on est cette sensation, sans retenue.

- La souffrance se transcende dans l'accepation, quand on réalise quelles sont nos attentes et en quoi elles sont incompatibles avec "le vrai monde". Parceque l'acceptation, bien sûr, ça commence avec l'acceptation de soi, de ce que l'on est, de son être et de ses attentes en particulier.

- L'aveuglement se transcende dans l'illusion : si je sais que ce que je vois est faux, alors je ne verrais pas mieux pour autant, mais au moins je ne me ferais plus croire que c'est la réalité, mais seulement un mix entre cette réalité et mon illusion du moment. Si je me sais illusionné, l'aveuglement disparait.

Sensations, attentes et illusions sont probablement réelles, douleur, souffrance et aveuglement sont pour leur part évitables car induits délibérément par nos soins... Et ceci justement, de manière paradoxale, parcequ'on refuse les sensations, attentes et illusions les prétextant "négatives".

--- spirituel ou pas ? ---

là aussi, souvent on voit une binarité arrétée : c'est spirituel, ou pas, et, partant, ça l'est plus ou moins. Mais, comme le dit fort justement Thazz1, l'ouverture de la "troisième dimension" rend impossible cette mise en regard simplificatrice. Alors, spirituel, ça signifie ? Qui appatient à la spiritualité ? Nous voilà bien avancés ! *rire* Et le spirituel, ça parle de ... l'esprit. On en revient à la trilogie entre corps, esprit et âme. Le spirituel serait attenant à la psyché alors ???

:-)))

--- agréable ou pas ---

l'informatique est parfois pourvoyeur de bonnes surprises. Un ami gérait un programme de simulation de "petites bébètes", et les faisait agir en fonction d'un paramètre : l'agréable. Le but était de maximiser l'agrément (ou plaisir), ou de minimiser le désagrément (ou déplaisir), ce qui revenait au même. Jusqu'au jour où je lui ai fait observer qu'un évènement pouvait être à la fois ET agréable ET désagréable. Genre par exemple un ami en colère qui m'annonce que j'ai réussi un examen. Agréable pour la réussite, et désagréable pour l'annonce. Et là, en plus, c'est et très agréable et très désagréable !

Or, dans de tels cas, non rares, miniminser le désagrément (ne pas vivre un tel évènement) n'est plus du tout équivalent à maximiser l'agrément (le vivre à tout prix). On se retrouve alors avec deux "variables", que l'on peut composer à l'infini. La troisième dimension, en cassant cette linéarité, apporte une immensité au choix décisionnel, et c'est donc la porte ouverte au choix donc à la liberté.

la binarité, souvent le fait d'une conscience bridée, rend esclave, ce qui connecte bien conscience et liberté.

--- rationnel ou irrationnel ---

on peut, de prime abord, considérer comme irrationnel ce qui semble ne pas être logique, comme une émotion ou un sentiment. Sauf que la psychanalyse et d'autres sciences de la personnalité montrent que l'émotion est le plus souvent parfaitement logique dans le comportement, elle a seulement d'autres objectifs que ceux mentaux. De même, si on y regarde de près, la plupart du temps le sentiment est un vecteur supérieur qui est une sorte de "karma externe internalisé", proposant ainsi à l'individu, et de son propre gré, une expérience qui le construira. Genre il est amoureux, et la relation qui s'en suivra le construira. Du coup, l'irrationnel d'un jour est parfaitement rationnel le lendemain !

par contre, en version ternaire, on trouve les "trois potentiels" de Gurdjeff, l'un instinctif, l'autre émotionnel, et enfin le troisième mental. Et comme toujours lorsqu'on a le trois, on a un triskèle qui tourne, et chaque entité est tout à la fois un peu des deux autres et en même temps leur contraire...

--- le gentil et le méchant ---

il est usuel de classer en deux grandes catégories, le gentil et le méchant, tel le film usuel américain, soit un manichéisme prononcé. On peut par contre aussi se hisser au niveau de la triade : victime, bourreau, et sauveur. Cette triade est passionnante car elle glisse : si je me positionne en victime, alors j'impose à l'autre le rôle du bourreau, ce qui en fait ... ma victime et moi son bourreau. De même, le sauveur peut se voir le beau rôle, mais le sauveur, pour exister, a déjà besoin d'une personne à sauver, et donc induit une victime. Sans parler du fait qu'il puisse être prisonnier de son rôle. Donc le sauveur apparait lui aussi comme la victime ou le bourreau selon l'angle d'analyse. Bon, je ne vous fais pas toutes les dérivations, mais les trois rôles commutent à merveille...

--- humain et inhumain ---

là, on va faire simple : il n'existe pas plus inhumain que l'être humain !
lol
de fait, humanité et humanisme, sans compter le humanitaire... Le mot humain a bien des dérivations :-))

--- le bonheur et le malheur ---

une "heur"(e) affublée de "bon" ou "mal", le vocable affirme sa binarité. L'un ne pouvant se définir que par rapport à l'autre, comme l'inspir et l'expir, vouloir le bonheur est une incohérence en soi. Ce serait comme vouloir uniquement inspirer ! Tout comme inspir, expir et respiration forme un triplet d'élements indissociables, il en est de même avec cette notion de bonheur qui se transcende par la biais de l'impermanence...

--- la chance et la malchance ---

vosu connaissez tous, je pense, cette histoire du vieux paysan qui est trop agé pour cultiver son champ. Oh, quelle malchance disent les autres. Alors il met son jeune fils au travail. Ah quelle chance disent les autres, il avait un fils, ce vieux. Puis le fils se blesse, malchance, puis guerre et on mobilise, mais le fils ne l'est pas car blessé, donc chance, etc...

cette histoire illustre bien que les notions de chance et de malchance sont éminament liés à une notion très locale et subjective, et ne peut avoir aucun sens dans l'absolu. Là encore, cette binarité s'effondre d'elle-même.

--- sagesse ou pas ? ---

cet homme dirigeait son peuple avec beaucoup de sagesse. Mais un jour il tentat de donner des conseils pour cultiver un champ, et il s'avéra peu sage. L'indien, lui, en phase avec la nature, était plein de sagesse en ce qui concernait les cultures... Mais n'allez surtout pas lui demander comment diriger la Cité !
On le voit, la sagesse est comme l'utilité : c'est un mot qui nécessite un support. Et sage, dans l'absolu, c'est comme utile dans l'absolu, cela n'a pas de sens.

ou alors un grand sage c'est un sage dans le domaine de la spiritualité ? Mais, on l'a vu, ce mot "spiritualité" ne veut rien dire... :-))

--- évolution ou progression ? ---

on peut voir les choses en positif ou négatif, et alors on progresse ou on régresse selon qu'on va vers le "plus bien" ou vers le "plus mal". Mais si on veut s'extraire de cette notion de bien et de mal, on passe alors dans une notion devenue neutre : on évolue. Cela ne signifie rien d'autre que le fait de changer, le mouvement permanent, le changement continu. Evoluer est bien plus neutre que progresser car ce mot ne présume en rien d'une direction poursuivie.

--- savoir ou connaissance ---

on peut tenter de mettre en opposition les savoirs, qu'on peut accumuler, avec la Connaissance, qu'on ressent en soi, et qui mène à la véritable compréhension. Mais cette dualité s'envole lorsque l'on voit que certains savoirs transportent de la connaissance, et qu'une certaine forme de connaissance réside dans les savoirs...

--- apprentissage (être un initié ou pas) ---

bien évidemment, la notion d'apprentissage est connexe à la notion de savoirs. Et pourtant, pour apprendre il peut être indispensable de désapprendre. Du coup, là encore, entre apprendre et désapprendre on ne peut plus poser une cloison comme séparant deux opposés. La triade consiste donc en l'apprentissage, le désapprentissage, et l'oubli.

Après, on a encore des visions qui diffèrent. Par exemple certains pensent notre esprit vide puis se remplissant de savoirs, et d'autres l'imaginent plein, et se débarassant des voiles qui lui masquaient les savoirs ainsi apparement "appris". D'autres encore voient la notion d'information comme une sorte de corps physique, ce corps étant l'esprit lui-même. Ainsi, il ne serait pas un conteneur, mais serait le savoir accumulé lui-même (cf dans un post précédent, la psyché qui est le violon). Et encore d'autres visions existent...

--- enfant ou adulte ---

on a coutume de dire que, quand on est très jeune, l'enfant est aux commandes, puis que l'adulte, à l'adolescence, vient le remplacer, et qu'ensuite la maturité survient lorsque l'adulte laisse l'enfant aux commandes, mais reste à ses côtés, par sécurité.

mais cette vision binaire se voit ensuite, par exemple en AT (analyse transactionnelle), adjoindre la notion du parent : enfant, parent, adulte. Et ces trois visions se mettent à se commuter, transcendant, là encore, cette dualité initiale...

On peut alors être enfant ET adulte en même temps, sans dissonance.

--- --- --- et pour conclure

j'ai pris quelques thèmes dans les discussions récentes, mais ce principe, on le voit, peut être étendu potentiellement à tout. Le trinité, certes est alors plus riche, mais elle est aussi plus difficile, car il devient impossible de mettre les choses en opposition l'une avec l'autre. Comme la mémoire et l'imagination par exemple. Donc notre simplification abusive est perdue...

Pour autant, tout comme on continue d'utiliser Newton même pour envoyer des fusées, il est souvent amplement suffisant de voir les choses dans une dualité. Pour autant, dans les cas limites, il est alors malin de se souvenir que cette hypothèse simplificatrice peut être levée afin de voir plus clair...

Namasté
Franck


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