Ce n'est pas ce que j'ai écrit - Bonjour Arcene, je suis bien d'accord : le problème n'est pas uniquement lié à l'égocentrisme des patrons. La source du problème est l'égocentrisme de tout un chacun.

 

Infos pratiques


tl4
Retour au forum     Retour au message père     Retour au message père

Ce message est archivé, vous ne pouvez donc pas y répondre

Ce n'est pas ce que j'ai écrit

Rédigé par Freddo
Posté le mercredi 11.04.07 à 15h23
Message n° 32336

Bonjour Arcene,

je suis bien d'accord : le problème n'est pas uniquement lié à l'égocentrisme des patrons. La source du problème est l'égocentrisme de tout un chacun.

L'extrait du texte ci-dessous, exprime ce que je pense de l'éternelle querelle entre les patrons et les prolétaires (les méchants et les gentils...) :

« L'employeur et l'employé se regardent presque toujours en ennemis.
Le premier vit dans la méfiance du second; et celui-ci murmure contre la tyrannie ou l'avarice de celui-là. Le patron est certain que ses ouvriers perdent leur temps et le volent; les ouvriers, à leur tour, se persuadent qu'ils sont des victimes sans défense; et ces soupçons, savamment cultivés par de bons apôtres qui vivent de ces enfantillages, s'exaspèrent et amènent des violences.
Et pourtant tout serait si facile, avec un peu de calme et de bon sens! Celui-ci est le maître, celui-là le manoeuvre; aujourd'hui, oui. Mais, hier, qu'étaient-ils? Et demain, que serez-vous? Croyez-vous donc que c'est par votre propre mérite que vous possédez maintenant une usine florissante? Votre intelligence, votre habileté, votre fermeté furent les instruments de votre fortune? D'accord; mais d'où vous viennent ce sens des affaires, cette énergie? Vous n'avez fait que développer des germes latents, et la force même de ce développement ne vient pas de vous. Ne méprisez donc pas vos inférieurs, ne les craignez pas; ils seront pour vous ce qu'il est juste qu'ils soient. Et vous, prolétaires, ne haïssez pas vos chefs; ils sont tels qu'il faut pour le bien de votre âme. Vous êtes, nous sommes tous les collaborateurs de tous; l'humanité entière travaille au même chef-d'oeuvre, quelque divergentes que paraissent ses besognes particulières.
Le but n'est pas d'enfermer quelques liasses de plus dans un coffre-fort ou de marier ses enfants plus richement; ouvrons tout grands nos yeux pour voir la vie dans son plus vaste horizon. Nous ne sommes que des cellules du corps social, que des atomes du règne hominal, de bien misérables petites choses. Au point de vue du simple sociologue, toutes les fatigues de tout un peuple ne concourent-elles pas à la même oeuvre? Combien plus des spiritualistes ne doivent-ils pas mettre en commun leurs efforts?
Dans notre corps, les cellules de l'intestin et celles du cervelet travaillent dans le même sens; si elles se désunissent, cela fait une maladie. De même, si le paysan, le maçon et l'homme de lettres n'effacent pas leurs désirs personnels devant les besoins de la société ou, mieux encore, devant la Volonté de Dieu, cela fait aussi une maladie: crise économique, intrigues, déséquilibre de pouvoirs, révolution. »

Extrait de « La voie mystique » de Sédir.

fred



Plan du site · Recommander ce site
Tous droits de reproduction réservés (c) 2011
Tous les textes · Toutes les questions · Tous les avis · Toutes les lectures · 
spiritisme esprits spiritualite