Limite du concept de narcissisme freudien - Bonjour, Même si j'accorde beaucoup de valeurs aux explications de Freud, car il a fait avancer la psychologie; il faut constater aussi que ses concepts ont quelques

 

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Limite du concept de narcissisme freudien

Rédigé par Lipega
Posté le samedi 05.05.07 à 11h26
Message n° 32528

Bonjour,

Même si j'accorde beaucoup de valeurs aux explications de Freud, car il a fait avancer la psychologie; il faut constater aussi que ses concepts ont quelques limites. N'oublions pas que sa pensée fut influencée par son époque, l'idée de stades, le positivisme de comte, machisme, racisme, homophobie étaient de normes.

Donc, si je comprends bien, mais sans doute ce n'est pas le cas, vous me direz, vous parlez (je dis vous non pour vous vouvoyer Tazz et Eiffel mais parce que je m'adresse à vous deux) de la deuxième instance qui règle la personne, c'est à dire la constiutution du Moi.

Si on prend le domaine des rêves (car je pense en effet que pour expliquer "les échappatoirs mentaux" il est bon de se référer à sa théorie qui reste intéressante), le refoulement ou le désir refoulé s'y exprimerait , les cauchemard seraient des fantasmes non avoués à notre "je/moi". Par exemple, et toujours en suivant votre pensée, rêver de voir mourir quelqu'un, pour un psychanalyste freudien, c'est le désir inconscient de voir cette personne mourir, espérer qu'il s'en sorte c'est en fait réver de s'en sortir et de le voir mourrir. Cela passe en cauchemars car le moi a du mal à accepter ce désir. Rêver avoir des relations sexuelles avec une femme par exemple, alors que nous nous prétondons être femme hétérosexuelle, pour Freud c'est refouler son homosexualité, qui remonte à la surface quand l'instance de la censure est moins présente, c'est à dire ans le sommeil. Peut être que cela est une explication dans certains cas, mais je peux dire par expérience que l'analyse des rêves faite par Freud a ses limites.

Pour répondre au message privé de EIffel, la psychanalyse m'a elle aussi beaucoup apportée dans les moments où je n'avais qu'elle "comme béquille" (pour te reprendre), seulement lorsque j'ai raconté au psychanalyste les rêves que je faisais et que je considérais comme prémonitoires, lui me disait que si je rêvais d'une personne pour laquelle j'avais peur qu'elle meurt, si je me montais des scénarios d'angoisse de mort par rapport à elle c'est que mon moi n'arrivais pas assumer son désir de le voir mourrir, et c'est pourquoi j'en faisais des cauchemards! Comme vous et d'après lui, je reportais sur l'autres mes désirs inconscients...

Alors pour moi, c'était horrible d'entendre ça je ne voulais aucun mal à cette personne et si j'avais parlé de ces rêves c'est parce que je voulais aider cette personne, je considérais qu'une personne en danger "méritait" d'être aidée! Mais non , d'après la théorie de Freud, vouloir aider les autres, c'est se vouer à des missions, se vouer à des missions, c'est avoir un très fort narcissisme, avoir un très fort narcissisme c'est être paranoiaque ou névrosé obsessionel. C'est aussi aider soi même plutot que les autres, bref...

J'avais rêvé ,pour situer, voir cette personne me dire que son père était mort, je la voyais tenter de se suicider, je l'ai vue avoir un accident de moto et une voiture qui a failli l'écraser une fois qu'il était au sol, bref...

Donc le psychanalyste, d'après la théorie que vous tenez, me considérais masochiste, pour lui je désirais consciemment qu'une personne que j'aimais beaucoup se tue car je ne pouvais concevoir aimer quelqu'un dans le bonheur... Enfin, il m'a fait un bon lavage de cerveau; tout ça parce qu'il n'acceptait pas l'existencede rêves prémonitoires, tout ça parce qu'il ne voulait surtout pas remettre en cause les fondements de sa pensée.
Quelques semaines après, j'ai eu l'occasion de rencontrer cette personne et je lui ai dit ce que j'avais sur lui; il m'a répondu qu'en effet il avait eu un accident, tenter de se suicider, père décédé.

Donc on voit bien que la théorie du je ne marche pas à chaque coup, et que l'on peut vivement se tourner vers la théorie de Jung et de l'inconscient collectif. Car cette dernière évite de faire de nous des masochistes à chacun de nos lapsus, ou rêves etc...
avec cette théorie nous pouvons déjà penser que la conscience ne serait pas individuelle mais consisterait en des branchement, en des interaction/communication avec l'univers, avec les ondes, vibrations, qui relie chaque être à chaque pensée (d'où les filaments lumineux). La conscience ne serait pas localisée, elle serait un tout, qui est donc partout et nulle part à la fois, accessible à tous mais avec le même fil/ ou sur la même onde.

Ces dernières années, les psychologues, linguistes passent leur temps à montrer que la conscience, le langage, la mémoire ne sont pas localisées, elles ne correspondent pas à des zones mais à des capacités plus ou moins dévelopées.

Pour ma croyance personnelle, je crois au contraire à une conscience unique qui enveloppe tout et dans laquelle on puise le langage, les idées, les sentiments des autres etc... Les scientifiques sont exaspérés car ils ne peuvent que constater en ce moment que les capacités humaines sont extérieures à l'individu, qu'elles le dépassent. La conscience pour moi est non locale mais faite de mouvements, d'interaction entre vibrations, électricité et magnétisme qui nous fait résonner / raisonner. Pour moi donc le je est une résonnance qu'on capte dans le soi, mais nous pouvons autant puiser le je que le tu pour moi. Tout dépend de où on se branche et sur quel "fil".

Tazz, tu parles du je comme "source de mon univers", Et si elle était collective cette source d'univers individuels? Sinon, je ne crois pas confondre mais poser des questions; là ta règle peut s'appliquer et se vérifie surement: alors comme ça tu confonds "penser à soi" et "voir un seul soi"? Je ne vois même pas ce que tu entends par là, cela vient vraiment de ton propre je ! Ce que tu pense de moi, c'est ce que tu penses de toi?! Bref je ne continue pas là dedans car je trouve ça assez limité et restrictrif pour l'humain.

Quelques hypothèses venaient d'une autre théorie peu connue: et si ce que vous appelez "je", correspond en fait à un processus cyclique (et non fait de stade linéaire comme freud), tout la question de la conscience indivuelle porterait sur la notion de frontière corporelle. La perversion dans ce cas, c'est un moment dans lequel le je associe au tu ses fantasmes. Le je existe mais il se confond avec l'univers, l'autre est forcément lui et lui est forcément l'autre. Pour avoir un "je" comme vous l'entendez, il faudrait alors pouvoir se clôturer pour accepter le monde qui nous entoure comme autre , même si nous en faisons parti. en tous cas, ici, la constitution du "je" consiste en une incorporation.
Dans cette théorie, on associe corps et conscience, ils ne peuvent être détachés pour expliquer l'humain. Mais ceci reste encore des hypothèses qui se vérifient.

Bien à vous


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 Point de vue, encore une fois par Thazz1 le 05.05.07 à 23h57

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