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Comment envisager la connaissance si celle-ci est constamment remise en cause par de nouvelles découvertes scientifiques ?

Avis sur la question
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De quelle connaissance parlons-nous ?

Le 14 février 2010 par Thazz1
Si chacun possède sa propre définition de la connaissance, nous ne pourrons que partager des points de vue qui unifiés apporteront une vision plus large mais toutefois subjective du sujet.
Qu'est-ce que la connaissance universelle ? Est-ce le fait de comprendre la raison de l'existence ? Le pourquoi de la vie ?
Mais ceci est une question liée intrinsèquement à notre conception même du divin. Selon ce que nous croirons à propos de la divinité, nous projetterons une conception de l'existence, de la vie donc, qui lui sera dépendante et entièrement liée.
Nous pouvons imaginer une divinité lointaine et tellement éloignée de notre condition relative que jamais nous ne pourrons caresser l'espoir même de l'entrevoir. Alors selon ce même principe, toute la conception de l'existence devient infiniment compliquée, pleine de niveau, de mystères, de défis, d'égarements, d'aventures probablement. Cette divinité lointaine demeurera un inaccessible et éternel horizon vers lequel nous serions condamnés à aller sans jamais l'atteindre, une sorte de souffrance paisible, une fatalité, un renoncement à l'absolu lié probablement à notre nature imparfaite, car relative. Tant de chemin à parcourir me donne l'illusion d'une éternité de désespoir. Mais chacun fait selon son propre chemin de vie, certains pèlerins parcourent les lieux sacrés sur les genoux, pendant que d'autres marchent à leurs côtés. "Et il te sera donné selon ce que tu croiras".
Quel est le sens de l'existence pour le Tout ? Tout-Ce-Qui-Est, ce qui me semble une caractéristique de la divinité, du Un, a-t-il besoin de quelque chose de précis ? T-C-Q-E (je condense) ne suffit-elle pas seule ? (J'emploie les termes masculins et féminin à dessein) Bref, existe-t-il quelque chose qui ne soit pas partie de T-C-Q-E ? Probablement pas, car dès qu'une chose existe, quand bien même elle ne serait qu'une simple pensée, elle s'inscrit dans Tout Ce Qui Est, elle apparaît, elle existe soudain.
Et si alors T-C-Q-E était non une entité vaporeuse lointaine mais un contexte et une énergie ? Pour se manifester, nous utilisons une énergie dans un contexte précis, or cette énergie autant que ce contexte font partie intégrante de T-C-Q-E (bon j'arrête les tirets là, ce qui signifie que tout est une manifestation de TCQE, forcément, par définition et par nature. Quel sens donner alors à l'existence ? Si quoi qu'il se manifeste, cela est partie du Tout, alors l'existence n'a pas de sens propre sinon celui de donner un contenu à TCQE. Or l'infini ne se conçoit que dès lors qu'on peut lui donner un contenu, l'éternité n'a de sens que si le temps existe... TCQE n'a de sens que si nous lui en donnons un, et la façon de donner un sens à TCQE n'est-elle pas précisément d'exister d'une manière particulière ? N'est-ce pas notre conception de TCQE qui détermine nos pensées, nos idées, nos actes, nos comportements, et finalement notre réalité ?
Serait-ce pour cette raison qu'il n'existe pas deux êtres identiques dans l'univers ? Parce que chacun est une partie de cet infini ?

Serait-ce pour cette raison qu'il n'existe pas deux circonstances identiques de tous temps ? Parce que notre caractère unique engendre un point de vue unique, donc une réalité unique ?

Serait-ce pour cette raison que nous avons totale liberté et libre arbitre ? Parce que finalement quoi que nous fassions, nous définissons un peu plus TCQE, certes de façon relative mais l'ensemble des relations ne compose-t-il pas le Tout ?

Serait-ce pour cette raison que les plus éveillés d'entre nous au cours de notre histoire nous ont raconté la même chose ? Il n'existe qu'un Tout dont chacun est l'image relative qui a choisi de faire l'expérience du Tout à travers le Tout.

L'existence serait-elle seulement l'occasion de nous rappeler de qui nous sommes ou un terrain de jeu (un terrain de Je dirais-je) destiné à faire l'expérience relative de qui nous sommes. Chaque vie est un joyau, car elle est un aspect unique, un point de vue unique de TCQE sur TCQE, ainsi aucune existence n'est meilleure qu'une autre, aucune n'est plus précieuse, car toutes le sont de manière exceptionnelle.

Il existe probablement des êtres qui ont divers degrés de conscience, divers expériences de leur nature, mais aucune n'est supérieure, seule celles qui se croient inférieures utilisent ce système de valeur, ce système de relation. Sur une sphère existe-t-il un point plus important qu'un autre ? Notre libre-arbitre nous autorise à le croire et même à en faire l'expérience, car finalement toute expérience est un acte d'auto-définition de TCQE à travers le Soi de la conscience.
Le philosophe grec l'a dit à la fin de sa vie : "je sais que je ne sais rien", car en effet il n'y a peut-être rien à comprendre, sinon ce que nous voulons imaginer. Par ailleurs, n'était-il pas inscrit en cette époque-là, au-dessus de certains miroirs "Connais-toi, toi-même."

La vérité est en nous, a dit le Bouddha,
La vérité est à notre image, a dit le Christ,
La vérité est exprimée en chaque chose, a dit le Prophète.

La connaissance se résume-t-elle à l'ombre de notre identité projetée sur l'écran de notre imaginaire ? Elle est sans fin pour qui le souhaite, elle est simple pour qui le souhaite, elle est inexistante pour qui le souhaite, elle est ce que nous en ferons, car nous sommes créateurs.

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