Et vous, qui dites-vous que nous sommes ? - Je ne fais pas allusion ici à ce « nous » en tant que personnalité formée et acquise par la famille et la société dans laquelle nous vivons, mais

 

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Qui sommes-nous vraiment ?

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Et vous, qui dites-vous que nous sommes ?

Le 23 février 2004 par Natan
Je ne fais pas allusion ici à ce « nous » en tant que personnalité formée et acquise par la famille et la société dans laquelle nous vivons, mais à ce qu'il y a de plus profondément inné en nous-mêmes. Notre prénom et notre nom de famille ne sont en fait qu'une identification sociale qui ne sert qu'à nous différencier les uns des autres. Bien que cela soit néanmoins très pratique administrativement parlant, cela ne représente pas ce que nous sommes fondamentalement. Imaginez que vos parents aient plutôt choisi de vous donner le prénom de « Jonas » au lieu de celui que vous avez. Cela ferait-il une différence sur ce que vous êtes maintenant ? Même phénomène pour votre nom de famille. Il y a plusieurs individus qui au cours de leur vie changent subitement de patronyme, soit par adoption ou par choix volontaire. Cela les transforme-t-il pour autant en quelque chose d'autre qu'eux-mêmes ? Souvent socialement nous sommes portés à définir une personne par ses activités professionnelles. On dira d'un individu qu'il est un médecin pour signifier qu'il pratique la médecine. Lorsqu'une personne change plusieurs fois d'orientation professionnelle au cours de sa vie, elle devient quelque peu difficile à cerner en ce sens. Mais lorsque celle-ci s'éloigne du monde professionnel, soit par chômage ou par la retraite de vieillesse, elle devient de la sorte presque indéfinissable. La nationalité, l'ethnie et la langue d'usage jouent un grand rôle dans notre tendance à définir l'individu. La religion, qui naguère prenait une large part dans ce sens, tend à devenir de moins en moins un critère déterminant pour cibler une personnalité, encore que pour plusieurs cela soit toujours coutumier. L'être humain adore vraiment tout compartimenter et étiqueter. Cela le rassure. Il peut alors dire : « Bien sûr ! Ce type s'appelle Jules Sékis, c'est un avocat grec, marié, père de deux enfants... Tu vois bien que je le connais parfaitement ! » Mais nous savons tous que toutes ces distinctions ne désignent que très faiblement ce que nous sommes réellement. Il n'y a qu'aux jeunes enfants que ce schème de pensée est pratiquement inexistant. Alors, en ne tenant pas compte de toutes ces images, je désire parler de ce que nous sommes vraiment, profondément et en dehors de tous carcans sociaux.
Cela demande en premier lieu une intention substantiellement honnête pour accéder à une prise de conscience centrée sur le Soi. Après une période de réflexion et de méditation, j'en suis arrivé à la conclusion que tenter de répondre le plus honnêtement possible à la question de savoir qui l'on est vraiment, nous amène à répondre en même temps aux deux autres questions fondamentales qui suivent normalement cette série de questionnement, à savoir d'où l'on vient et où l'on va.
Nous sommes ce qui est d'où l'on vient et d'où l'on va. Nous sommes ce qui est dans l'intervalle. Nous sommes un être de l'instant présent. Nous nous retrouvons en nous-mêmes dans l'ici et le maintenant.
Dans la dimension physique manifestée, notre malheur vient du fait que nous nous enchaînons à notre passé et que nous nous projetons trop souvent dans le futur. Cela a pour conséquence d'engendrer la peur. Et la peur nous éloigne de ce que nous sommes vraiment. Elle est notre plus grand ennemi, si je puis dire.
Mais encore, que pourrait-on être, plus significativement ?
Il est dit que nous sommes les « créatures » de l'« Être ». À la lumière de cette affirmation, nous pourrions mentionner qu'au commencement il n'y avait que l'« Être ». Il était Un sans second. L'Unicité régnait partout la même. Soudain, de cet état primordial nous apparûmes. Donc, si l'on poursuit sur cette lancée, nous pouvons affirmer que l'« Être » nous créa à partir de Lui-même. Toute la Création serait issue de cette « matière première » d'essence Divine, qui en soit ne peut être que l'« Être » Lui-même, car rien n'existait en dehors de Lui. Il prit donc de Lui-même et créa ainsi toutes choses selon Sa Volonté. Il est même dit qu'Il les créa à Son image et à Sa ressemblance.
Afin qu'il puisse y avoir l'émergence d'une Création distincte de son Créateur, ou qu'elle se ressente comme étant tel, un élément nouveau a dû être introduit à même cette recette divine. Cela pourrait être l'introduction du principe de l'illusion, que nous appelons le pouvoir de Maya. Sans ce principe, rien ne serait créé. Tant que la Conscience divine de l'« Être » est totale, il ne peut y avoir cet autre, ce nouvel être, puisque le Créateur et la créature y forment ainsi qu'une seule et même chose, c'est-à-dire l'« Être » Lui-même. La naissance du multiple proviendrait donc de ce que la totale perception du « Soi » se retrouve atténué. Seul l'« Être » connaît que toute chose est Lui-même.
Notre travail est donc de retrouver cette pleine conscience de l'« Être » en nous-mêmes. Voilà ce que pourrait être la réponse à savoir qui l'on est essentiellement, d'où nous venons et vers où nous nous acheminons par notre processus évolutif : l'« Être » Lui-même.

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