L'illusion - Bonsoir, Croire son âme en paix ... Qui la croit en paix? L'esprit? Qu'est ce que l'esprit alors? Est-ce nos pensées? Est ce qui permet à nos pensées

 

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Si l'on croit son âme en paix, pourquoi les larmes et la peine sont-elles si présentes ?

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L'illusion

Le 16 octobre 2011 par Thazz1
Bonsoir,
Croire son âme en paix ... Qui la croit en paix? L'esprit?
Qu'est ce que l'esprit alors? Est-ce nos pensées? Est ce qui permet à nos pensées de s'organiser, d'exister?
Certains pensent que l'esprit est la partie consciente de l'être, l'âme cristallisée dans la dimension relative qui est la nôtre. Ce que j'appellerai la partie visible de l'iceberg. Selon ces mêmes personnes, l'âme serait donc l'ensemble de l'iceberg, le conscient et le non-conscient (inconscient, subsconscient et même hyperconscient). Ces personnes repondraient donc que l'esprit na qu'une vision partielle et subjective de l'âme, il n'en perçoit que ce qui existe dans sa dimension d'analyse, que ce qui est à sa portée. Ce qui n'est pas à sa portée est donc supposé, extrapolé, et pour se faire l'esprit conceptualisera l'âme à l'aide de croyances. Ces croyances seront le produit de la culture personnel du sujet, fruit de son histoire. La partie consciente de l'être étant la seule qu'il perçoive, l'esprit se croit donc le centre de l'être, il va donc élaborer des croyances capables de légitimer sa propre version des choses. Si l'esprit se souhaite (parce qu'il se croit) malade, alors il va créer un conflit avec l'âme dont il est issu. Amusant de constater que ce schéma correspond à celui décrit par certaines églises concernant la rapport entre l'homme et son créateur. Cet exemple pour dire que l'esprit va tenter de se justifier, quitte à le faire dans la névrose. ce qui importe pour lui est de demeurer au centre de la conscience du sujet.
D'autres pensent que l'esprit est la part la plus subtile de l'être, celle qui relie l'âme à son créateur. Le cadre de la question tel qu'il est posé ne peut donc pas partir de ce schéma là. Il faudrait inverser les mots pour qu'à nouveau la question prenne un sens. Mais en faisant cela nous reviendrions au même schéma qu'expliqué juste avant.
Qu'importe donc les mots utilisés s'ils recoupent la même notion. Dans la plupart des conceptions triptyques de l'homme, âme corps et esprit sont étroitement liés et interagissent constamment afin de proposer au sujet une expérience unique et relative de son être.
Ce qui m'intéresse dans la question posée n'est donc pas le mécanisme qui peut expliquer ce paradoxe mais plutôt celui qui l'engendre.
Les notions de bien et de mal, de bonheur et de souffrances étant des positions relatives de notre conscience lui permettant une définition d'elle même (toute aussi relative), elles n'existent que dans la dimension relative, donc physique de l'être. Cela signifie que ces notions sont inhérentes à la conscience du sujet, donc à son identité relative, ce que l'on nomme sa personne. La partie relative de l'être ne peut que supposer les deux autres, elles en perçoit probablement les formes de communications sous formes d'intuitions, d'émotions et autres signes cognitifs, mais elle demeure seule au centre de la conscience.
Pourquoi donc cette conscience voudrait être triste?
Serait-ce parce qu'elle se croit séparée de l'être dans son intégralité? Il est vrai que la conscience demeure ancrée dans la relativité. Ne pouvant pas se percevoir dans une dimension plus vaste où elle aurait un aperçu de l'être dans sa globalité, elle peut s'en sentir séparé. Or elle imagine son être Absolu comme étant divin, la séparation ne peut donc exister que parce qu'elle est imparfaite. (De fait, si elle était parfaite elle pourrait percevoir l'autre dimension). Partant de cette désillusion, elle ne peut que s'apitoyer sur sa propre imperfection, et donc créer des circonstances qui lui permettront de vivre cette imperfection. La boucle est bouclée. Une simple hypothèse devient une croyance qui devient un vécu, donc une expérience.
L'idée de séparation est racine de celle d'imperfection, donc d'erreur, donc de jugement. Les notions de bien et de mal, de juste et d'injuste, de bon et de mauvais ont été construites à partir de cette idée de séparation. Beaucoup croient toujours que cette séparation existe à différents niveaux: entre le créateur et sa création (deux mots utilisés pour une même notion), entre le sujet et son environnement, entre les différents aspects du sujet.
Bien sur il est aisé de constater que nos sens nous indiquent bien qu'il existe un ici et un là, un avant et un après, bref une dimension de temps et d'espace.
Mais si elle est perceptible, la séparation n'est pourtant pas un acte d'abandon, d'humiliation, de trahison, ou de rejet ou d'injustice. La séparation est simplement (et uniquement à mon avis) la possibilité offerte à l'être de vivre chaque aspect de lui/elle de manière indépendante des autres. Dans son Absolu, l'être peut être ce qu'il/elle souhaite, mais avoir une idée de ce que l'on est n'est pas une expérience, juste un concept. L'existence permet le passage du concept à l'expérience. Pour se faire, afin de vivre chaque concept en tant qu'expérience, l'être doit "se diviser" afin de pouvoir se focaliser sur la partie qu'il souhaite expérimenter. Cette focalisation est ce que l'on nomme la conscience. La conscience perçoit donc parfaitement l'illusion créée mais les outils dont ele dispose ne lui permettent pas de percevoir cette subtilité car ils ne sont pas destiné à cet usage.
Notre corps et notre esprit sont des outils permettant à notre être d'expérimenter ses propres concepts à propos de sa nature. C'est que l'on appelle l'existence.
Lorsque l'esprit se détourne de cette tâche, il s'isole du corps et de l'âme.
Certains écrits disent que la nature de l'être humain ne peut être changée, mais en revanche qu'il est possible de maitriser son esprit. Cela signifie que l'être humain demeurera toujours divin, mais qu'il ne le pas croire, donc qu'il n'en fera pas l'expérience. Or si l'esprit s'isole, il va se nourrir de l'expérience pour justifier son existence, il va utiliser l'expérience pour se légitimer. C'est ce que j'appelle prendre la conséquence pour la cause.
Beaucoup pensent que les faits prouvent leurs théories, c'est exact, mais ce qu'ils ignorent encore c'est que s'ils changent de théories, de nouveaux faits viendront confirmer ces nouvelles théories. Mais l'esprit ne souhaite pas changer, le changement est dangereux pour lui car il peut déstabiliser l'équilibre précaire sur lequel il s'est érigé en maître de l'être.
Pourtant l'esprit n'est pas un ennemi, il est juste utilisé à mauvais escient. Si vous utilisez une fourchette pour vous gratter, vous risquez fort de considérer cet objet comme dangereux, en revanche bien utilisé il peut s'avérer très agréable.
Nous avons besoin des illusions pour maintenir l'existence, mais elles ne sont que des outils et non des circonstances contraignantes. Comprendre cela permettra de mieux appréhender le rôle de l'esprit et donc de mieux l'utiliser.

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