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Comment dépasser la souffrance de la perte d'un être cher ?

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La mort et ensuite la Vie

Le 30 janvier 2010 par Nahimana
Ma maman, c'était la rosée rafraichissante dans mes matins d'été... c'était la chaleur réconfortante du feu de cheminée dans mes soirées d'hiver...
Ma maman, ce sont des souvenirs par milliers, une complicité dans les échanges de regards ou dans sa main qui serrait la mienne...
Ma maman, c'étaient les tartes aux pommes du dimanche midi, les confitures d'abricots, les soupes de légumes fumantes, qui nous invitaient à nous asseoir autour de la longue table de la cuisine...
Ma maman, c'étaient les soirées de raccommodage, sa présence réconfortante près de mon lit lorsque la maladie et la fièvre faisaient rage dans mon corps d'enfant... les lessiveuses emplies du linge lourd de nos sottises de gamins, qui laissaient éclater de grosses bulles de savon retentissantes de glouglous sonores... les fleurs du jardin, le charbon qu'elle remontait de la cave, au petit matin silencieux, pour alimenter le vieux poêle gourmand qui ronronnait de plaisir lorsque nous l'approchions en pyjama, les yeux mi-clos et le corps engourdi de sommeil...

Ma maman d'amour s'est endormie pour toujours, il y a à peine quelques semaines, belle, noble et sereine, comme elle a vécu...
Après de longues années de souffrances muettes...
Je redoutais depuis fort longtemps cet instant fatal de notre séparation, tant j'étais proche d'elle, tant je l'aimais...

Quelques semaines avant son décès, elle s'est manifestée à moi, pour me prévenir de son départ : je l'ai vue à plusieurs reprises allongée près de moi, au petit matin, dans mon lit, alors qu'au même instant elle se trouvait dans son lit d'hôpital... elle m'annonçait ainsi qu'elle allait s'en aller, bientôt... je l'ai compris ainsi !
La veille de son départ, elle m'a embrassée très fort les mains, m'a serrée contre elle...
Ma maman me manque beaucoup, mais je sais qu'elle vit Ailleurs, et cela m'aide à supporter cette lourde et longue absence qui fait ma propre souffrance... elle est délivrée de ces maux, et cette délivrance est la mienne. Sa longue agonie m'a doucement préparée à ce décès... je l'ai accepté !

Mes convictions religieuses, ma foi en un Dieu d'Amour, le soutien de mon Ange gardien, de mes Guides, mes certitudes en une Vie de l'autre côté de la rivière, font que je ne doute pas de revoir un jour ma maman d'amour... et le chagrin est donc moins lourd...
Dieu peut nous aider à porter nos fardeaux, il faut juste savoir les déposer, parfois à ses pieds, en toute humilité et confiance...

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