-

 

Infos pratiques


tl4
Quand une société initiatique parle d'initiation que revêt pour vous ce terme ?

Avis sur la question
icone

La quête, la voie : partage et initiation

Le 07 septembre 2004 par Guillaume
D'abord, j'apprécie qu'on pose cette question sans détour car je crois qu'elle mérite d'être étudiée.
Je n'ai pas de réponses précises à proposer, mais plutôt des impressions venant d'un questionnement personnel.
La plupart d'entre-nous, à l'Alliance, se considérons en quête, en recherche. Personnellement, c'est justement parce que je me sentais en recherche, que j'étais un peu moins sûr de mes convictions, que je me suis remis en quête. Je n'ai jamais été encadré spirituellement par un guide et j'avais l'impression, dans ma solitude, de progresser comme un escargot...
Quand j'ai découvert l'Alliance, je me suis remis en questionnement d'une façon plus intense et je sens un changement radical en moi, beaucoup plus d'ouverture d'esprit et une plus grande intégration de ce qui jusqu'à aujourd'hui n'était demeuré qu'au niveau de réflexions.
Grâce à vous, j'ai découvert qu'un travail d'élévation spirituel sérieux pouvait s'entreprendre sans l'aide d'un guide, mais plutôt par le partage de la connaissance et de l'expérience tel que le propose ce site.
C'est donc pour moi une forme d'initiation, sans rite, sans cérémonie, sans engagement envers qui que ce soit d'autre que moi-même, mais dans le respect et l'amour simple du partage.
Néanmoins, je ne sais toujours pas vraiment si on a ou pas besoins d'un guide, à une certaine étape de notre quête. Ce que je sais seulement c'est qu'il y a beaucoup de danger à s'en remettre à quelqu'un d'autre. Combien déjà se sont fait avoir par des charlatans...
Mais il y a peut-être un grand savoir initiatique qui ne peut être reçu que par le contact avec des maîtres... L'exemple vivant doit être un stimulant qui permet de se forger des objectifs plus clairs. Je ne pense pas donc que toutes portes doivent être définitivement fermées à cet "échange".
Sachant qu'on ne peut rien apprendre à quelqu'un, qu'apprendre est un acte personnel, le rôle du maître devrait être uniquement de montrer la voie, d'ouvrir l'esprit à une interprétation plus profonde des paroles de sagesse.
Un auteur que j'aime bien, Arnaud Desjardins, nous dit que, comme en thérapie, on ne peut s'engager sur les chemins de la sagesse sans être guidé par un être d'expérience ayant fait le chemin: il stimule, bouscule, écoute et répond aux questions.
"Si une personne ne réunit pas ces compétences, elle n'est en aucun cas un maître, mais un de ces aveugles guidant les aveugles..."
Il dit aussi que le maître ne révèle pas sa qualité par des prodiges spectaculaires, mais par sa réponse à une demande juste. Il indique qu'on peut trouver son maître de plusieurs façons : par recommandation, en lisant des livres sur le sujet, au gré de retraites, etc. Que le disciple s'arrête à celui qu'il reconnaît comme tel.
Il conclut cependant que le plus important n'est pas "d'avoir un maître", mais bien "d'être un disciple".
(Pour ceux qui voudraient en savoir plus, sur Internet on trouve de très bons sites, dont entre autres celui de l'association Les Humains Associées qui publie une entrevue avec Arnaud Desjardins.)
Je serais heureux de lire le témoignage de gens ayant tenté cette aventure. Je pense que ça ne pourrait que donner une dimension plus vécue au mysticisme qui se rattache à la question d'initiation.
En terminant, je désire rajouter que je ne propose pas cette voie de l'initiation par un maître, sur laquelle je ne me suis jamais moi-même engagée.
Je suis trop conscient des dangers pour penser que ce soit à prendre à la légère. J'aimerais seulement en savoir un peu plus. Par exemple: savoir ce que l'Esprit a à nous dire à ce sujet...

Tous les avis
Plan du site · Recommander ce site
Tous droits de reproduction réservés (c) 2011
Tous les textes · Toutes les questions · Tous les avis · Toutes les lectures · 
spiritisme esprits spiritualite