Ma définition de Dieu - Dieu est une entité inventée par l'homme depuis la nuit des temps pour rassurer ses peurs des phénomènes naturels spectaculaires qu'il observait sans pouvoir les expliquer ou leur attribuer

 

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Ma définition de Dieu

Le 15 mars 2005 par Oniris
Dieu est une entité inventée par l'homme depuis la nuit des temps pour rassurer ses peurs des phénomènes naturels spectaculaires qu'il observait sans pouvoir les expliquer ou leur attribuer une cause.La Nuit Des Temps, ça représente l'époque ou le cerveau humain ou humanoïde ou proto-humanoïde, comme l'on voudra, s'est trouvé suffisamment développé pour avoir, d'une part conscience de lui même,et d'autre part une certaine capacité d'observation et de stockage des informations que ses organes sensitifs recevaient.
Il a fallu également que ses neurones soient suffisamment nombreux pour être capables de lui créer une mentalité, c'est à dire une capacité d'abord rudimentaire, de penser et de réfléchir.
Réfléchir ! On pourrait définir ce mot par un effort demandé volontairement aux composants du cerveau pour rassembler et comparer les souvenirs que lui ont laissé les impressions et donc les informations transmises par les perceptions de nos différents sens.
Je ne suis pas spécialiste en ce domaine, donc je ne pousserai pas plus avant mes tentatives d'explications de la démarche intellectuelle de l'humain conduisant à la pensée.
Il est trop facile de dire que les premières manifestations d'une croyance ou d'une foi ont été la surprise, la peur, voire la terreur des pauvres êtres primitifs qui assistaient aux phénomènes spectaculaires et grandioses auxquels ils assistaient et qui impressionnent aujourd'hui les enfants, les êtres simples, sensibles ou influençables.
Les plus frustes se terraient ou ils pouvaient pour se mettre à l'abri en attendant la cessation de l'éclair, du tonnerre ou de n'importe quelle manifestation météorologique ou tellurique. Jusqu'à ce que l'habitude érode leurs émotions. Les premiers émois passés, certains, les plus évolués mentalement ont cherché des explications à la mesure de leur récente capacité de penser et de réfléchir et surtout de se souvenir.
Les évènements auxquels ils assistaient ne correspondaient en rien à ce qu'ils pouvaient eux même produire et par conséquent ne pouvaient être que la manifestation de puissances supérieures à la leur. D'autant plus qu'ils n'observaient aucune présence ressemblant de près ou de loin à un être semblable à eux qui puisse être capable de produire de tels évènements.
Il semble évident que ce furent les plus anciens, mais pas toujours, ceux qui avaient le plus vécu et observé des manifestations inhabituelles, ou du moins qui le disaient, et aussi les plus évolués (ne parlons pas encore d'intelligence), qui furent le plus rapidement en mesure d'influencer les autres et de leur inculquer la crainte des puissance en lesquelles ils croyaient de bonne ou de mauvaise foi.
Certains s'inventèrent des pouvoirs capables d'influencer ces puissances encore inconnues. Ils s'aperçurent rapidement que la crainte qu'ils inculquaient à leurs congénères leur donnait un charisme, un moyen de pression, voire pour les plus avancés, une puissance dominatrice et un outil de commandement ou de gouvernement pour les groupes les plus nombreux.
Les plus intelligents (toujours eux), et aussi les plus malins (qui ne sont pas forcément les mêmes, mais ça se discute), durent parfois s'adjoindre une puissance prétorienne ou militaire pour contraindre les récalcitrants et les opposants à leur domination. Ils employèrent différents moyens pour arriver à leurs fins. Ce fut d'abord la persuasion puis les privilèges, les honneurs et les passe-droits distribués aux plus méritants et aux plus forts qui soutenaient leur puissance.
Un autre volet concerne les questions que se posaient ces individus au sujet de ce que devenait ce qu'ils ne nommaient sûrement pas encore leur âme mais plus certainement l'équivalent de ce que nous croyons aujourd'hui être l'esprit ou l'intelligence de chacun après la mort.
Ils eurent l'idée que cette émanation de la conscience s'échappait du corps au moment du dernier décubitus et, invisible, impalpable et éternelle allait rejoindre ses semblables quelque part dans le ciel, sous terre ou dans certains lieux privilégiés, au coeur des arbres, des eaux, des montagnes, des forêts ou encore dans sur les nuages.
Ils crurent et firent surtout croire que de ces lieux les esprits de ceux qui étaient morts les voyaient et parfois avaient des moyens de coercition sur les vivants. Ces esprits avaient des besoins et des exigences qu'il fallait satisfaire sous peine de désagréments ou de sanctions.Ces exigences allaient jusqu'aux sacrifices, parfois humains.
Les siècles et les millénaires passant par dessus toutes ces proto-religions, qui évoluèrent et se divisèrent à l'infini et une multitude de croyances et de rites ou pratiques qui se ressemblaient plus ou moins mais qui toutes n'avaient qu'un but, rarement avoué de domination spirituelle et d'impérialisme.
Après les échauffourées alimentaires des premiers groupes humains et les empoignades pour la possession de territoires ou d'individus, femmes ou esclaves, On se battit et on se massacra par populations et de régions entières pour la possession de territoires plus vastes, plus accueillants ou plus fertiles.
Un des moyens le plus efficace, (sinon le premier), pour mobiliser les populations et les faire massacrer leurs voisins fut, bien sûr, la différence des cultures et donc des croyances, déjà devenus religions et chapelles. Les uns voulant imposer aux autres leurs valeurs, traditions ou coutumes.
Encore quelques siècles ou millénaires, et les plus forts ou les plus intelligents ont pris localement le dessus et sont parvenus à convertir les plus faibles ou les moins combatifs. La rapacité et la férocité primitive prenant le dessus au plus fort des combats, des nations et des empires se formèrent commençant à se mesurer. Ils commencèrent à chercher des moyens pour se supplanter et à se conquérir les uns les autres. Ces moyens ne changèrent guère au cours des siècles. Suivant les époques ce furent les différences ethniques naturellement, les différences de cultures et de religions et enfin les différences de richesse. Les facteurs économiques.
Et Dieu, dans tout ça, quelle est son rôle et sa part de responsabilité ?
Je m'adresse au lecteur de ces lignes : S'il a pris la peine de lire et d'essayer de comprendre ce que je viens d'écrire ; S'il n'est pas obnubilé par une croyance ou une foi, dernier reliquat des temps terribles que je viens de décrire ; Si le mysticisme ou une antique superstition n'obscurcit pas son jugement ; Si malgré une éducation religieuse quelconque imposée comme une culture, il est resté ou redevenu un esprit libre ; Enfin si sa raison, même empêtrée par des relents d'obscurantisme millénaire, lui souffle que je pourrais bien être dans le vrai. Alors j'aurais mérité ma récompense : Lui donner matière à réflexion.

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