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Y-a-t-il une vie après la mort ?

Avis sur la question
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Raisonnement et logique

Le 26 mars 2010 par Thazz1
La question en elle-même n'est-elle pas un élément de réponse ?
Si la vie se poursuit après la mort, alors cela signifie que la mort n'existe pas, du moins selon un certain point de vue.
Le point de vue va déterminer la compréhension du sujet, si donc pour certains la mort représente un état définitif de non existence consciente, alors la mort représente un point limite au-delà duquel plus rien n'a de sens. La matière est elle une hypothèse suffisante pour parler de certitude ? Encore faudrait-il s'entendre sur ce qu'est la matière, et là, à moins que quelqu'un ici ait une révélation scientifique de premier ordre à proposer, aucune science n'a encore réussi à en démontrer la trame ultime. Bien au contraire, plus la science progresse et moins elle a de certitudes à ce sujet. Il serait donc de bon ton, il me semble, de respecter cette retenue scientifique en affirmant que la matière est une preuve ultime de quoi que ce soit.
Mais, là encore, il s'agit d'un raisonnement appuyé sur un point de vue.
La réalité est-elle l'ensemble des phénomènes pré-sensibles auxquels nous sommes confrontés ou a-t-elle une existence indépendante de notre conscience ?
La raison nous ramène inévitablement à notre propre regard, à notre propre point de vue individuel.
Toute logique n'est que l'effet déductif d'une hypothèse de base, d'un postulat qui n'a de certain que notre volonté de lui donner une valeur primordiale et essentielle. En résumé, c'est notre seule volonté de croire qui construit notre logique et par voie de conséquence notre capacité à raisonner.
Mais rien de dénigrant dans cela, au contraire, chaque point de vue ne fait que conforter l'ensemble dans sa pluralité. L'existence n'est pas un phénomène uniforme, elle est selon "toute logique" un phénomène conscient local, autrement dit (selon mon point de vue, cela va sans dire) toute notion ne sera que le reflet de notre point de vue local.
Existe-t-il une réponse universelle pour chaque chose ? Non.
Mais il existe une infinité de réponses, qui toutes rassemblées, vont redonner au sujet un aspect infini. Or ce qui n'a pas de limite n'a pas de forme, donc pas d'existence. (exister s'est "être en relation").
Bien sûr, selon le point de vue d'où nous observons un phénomène, il nous apparaîtra différent. Lorsqu'un être achève une existence sous une forme déterminée, sous une identité définie, d'un point de vue cellulaire on peut déterminer que le corps qui abritait cette identité a cessé de fonctionner. Mais cela signifie-t-il que l'énergie qui animait ce corps n'existe plus ? Lorsque votre téléviseur tombe en panne, cela induit-il le fait qu'il n'y a plus aucune diffusion d'émissions? Non bien sur, il faudrait pour le savoir être en mesure de mesurer cette énergie, mais là encore c'est notre point de vue sur ce sujet qui va déterminer si nous lui accordons une existence ou non.
Selon ce même principe, il est logique de penser que la connaissance "absolue" (appelons la certitude) peut engendrer des modifications de comportement, mais sont-elles aussi prévisibles que telles que décrites dans un post précédent ? Selon un certain point de vue probablement, selon un autre il est tout aussi possible de démontrer que c'est le manque de certitude qui conduit les humains à s'entre déchirer.
Ainsi, lorsque vous jouez à un jeu et que vous savez que vous avez autant de chances que possible de rejouer, êtes-vous alors plus tendu ou plus serein ? La réponse est individuelle bien sûr, à l'image de chacun. Aucune certitude universelle, voir même simplement étendue.
La peur est-elle un facteur d'évolution ? C'est possible pour qui l'accepte ainsi, et personne n'a à critiquer ce point de vue car il est en soi une expérience relative. Ce point de vue me permet un point de convergence en rapport duquel je pourrai à mon tour me définir. Ais-je besoin de la peur pour évoluer ou non ? Et dans quelle mesure ? Là encore la réponse est individuelle.
La vie existe après la mort, et en même temps elle n'existe pas. La mort existe telle avant la vie ? Oui et non. Cette question inversée donne-t-elle une réponse plus affinée à la question de base ? Les deux questions se complètent-elles de manière totalement symbiotiques au point de s'annuler ? C'est bien notre point de vue individuel qui le déterminera.
Ce qui importe n'est pas de trouver une solution, mais sa solution.
Ce qui importe n'est pas de défendre sa solution mais de l'accepter comme sienne et non universelle.
Ce qui importe est que cela nous importe, ou peu, ou pas du tout.
Ça c'est la manifestation présensible de la vie en chacun ou pas.

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