Un avis - Je me permets de retourner la question en d'autres termes en transformant tranquillité versus reproduction en reproduction versus innovation . Cette opposition

 

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Faut-il privilégier la tranquillité à la remise en cause ?

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Un avis

Le 09 avril 2006 par Mandipas
Je me permets de retourner la question en d'autres termes en transformant "tranquillité" versus "reproduction" en "reproduction" versus "innovation".
Cette opposition de l'innovation et de la reproduction est une opposition fondamentale des sciences humaines. Je vous conseille notamment "L'homme unidimensionnel : essai sur l'idéologie de la société industrielle" de Herbert Marcuse, c'est vraiment passionnant, cela explique en gros, comment notre société industrielle (et je rajouterais médiatique également) à la fâcheuse tendance à bloquer l'innovation chez l'individu pour ne laisser par qu'à la reproduction qui est aussi une reproduction des pouvoirs. Comme le dit Thiéfaine dans une de ses chansons : "média, vous avez pris le pouvoir, à vous maintenant de dompter l'histoire !" mais je m'égare encore...
Pour en revenir à cette opposition, le concept de "cercle paradigmatique" (cf. Thomas Kuhn) est des plus intéressant. Comme je l'ai dit, la pensée humaine est bidimensionnelle, elle reproduit et elle innove. En étudiant l'histoire des sciences, Kuhn remarque que la science procède par "bonds". Un postulat se crée (innovation), il est admis par la communauté et ensuite les idées vont stagner, c'est à dire que les théories du l'ancien postulat vont au mettre au goût du jour du nouveau postulat. Durant ce temps, il n'y a pas de révolution dans les idées, celles-ci "stagnent" jusqu'au prochain paradigme. La représentation de l'évolution scientifique est l'image d'un escalier : verticalité=innovation, horizontalité= reproduction.
Y a t'il alors quelque chose à privilégier ? Faut-il chercher la reproduction ou l'innovation ? En fait ni l'une, ni l'autre. Les 2 coexistent. A chaque remise en cause doit succédé un temps de "digestion", ce n'est qu'une fois la remise en cause intégrée dans toutes ces dimensions (c'est-à-dire pas seulement en théorie mais aussi dans la pratique quotidienne) qu'une nouvelle remise en cause est possible. Pour essayer d'aller plus loin dans la représentation, je dirais qu'à chaque remise en cause, nous créons l'intuition d'une nouvelle image de soi-même. Seulement, nous ne nous voyons pas, nous ne nous connaissons pas et cette image de nous même est une image très flou. Alors il faut la mettre en pratique dans nos actions quotidiennes car c'est au travers de ce que nous exprimons que nous avons un reflet de nous même, ce qui nous entoure est l'image de nous même (Goethe se vantais de pouvoir saisir l'essence d'un artiste en voyant sa demeure car la demeure d'un individu est la projection de son être intérieur), cette extérieur est notre propre miroir. Une fois l'individu ayant exprimé cette remise en question, il peut alors se contempler et c'est de cette contemplation que naît une nouvelle remise en question afin de créer une nouvelle image de soi-même. Le but de tout cela ? Probablement jusqu'à ce que l'homme puisse contempler sa vraie nature...

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