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Si je veux réussir à accompagner un être...

Texte publié le 27 février 2009 proposé par Pingala
Si je veux réussir à accompagner un être vers un but précis je dois le chercher là où il est et commencer là, justement là. Celui qui ne sait faire cela, se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres. Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui, mais d'abord comprendre ce qu'il comprend. Si je n'y parviens pas, il ne sert à rien que ...

Commentaires autour du texte

Accompagner un être

Par Perledepluie le 11.05.2009
Pour aider un être, il me semble que la compréhension n'est pas la priorité. Il me semble qu'il est, avant tout, essentiel de ressentir l'autre, comme si nous nous glissions au sein de son être. C'est là, que nous pouvons ressentir ce qu'il éprouve, et ce qui l'éprouve.
L'intellectualisation parasite notre aide, parce qu'elle demande une interprétation ; qui se fait en fonction de ce que nous sommes, de ce que nous avons vécu et non en fonction de ce qu'est l'autre.
Il me semble que l'accompagnement est plus juste dans ces conditions.

Comprendre ou ressentir?

Par Shermy le 11.05.2009
Je suis d'un avis semblable: Pour aider un être, il faut le ressentir pour le comprendre, afin de trouver les mots les plus justes pour concrétiser cette aide. De par nos propres mots, nous ressentons si l'être nous comprend.
C'est à nous à nous adapter à chaque fois.
Les deux sont à mon avis indissociables. Il y a tant de différences à côtoyer, se faire comprendre me parait pourtant si simple, les différences justement nous remettent en questions, nous nous enrichissons chaque jour un peu plus.
Se remettre en question nous aide à progresser, à avancer vers le chemin de la vérité.

Se faire comprendre, et comprendre l'autre

Par Perledepluie le 14.05.2009
Il me semble, en revanche, que se faire comprendre n'est pas si simple.Il faut prendre en compte que l'autre peut avoir une interprétation totalement différente des mots que nous employons. Chacun a son propre vocabulaire et une définition différente des mots, en fonction de son vécu, de sa sensibilité.Il faut faire preuve d'une grande écoute et d'une connaissance approfondie de la langue, pour trouver le mot juste, afin que l'autre reçoive notre message, tel que nous voulons exprimer.
La remise en question permanente, est à mon sens, une grande preuve de modestie, d'humilité.Un acte d'Amour.

Ressentir et vivre

Par Shermy le 21.05.2009
Lorsque j'ai la présence d'une entité, je ressens comme vécu dans l'instant les souffrances qu'elle même à vécue dans ses derniers moments terrestres.
Bien que je sache les contrôler ou les canaliser, je sais que je ne peux interrompre ce lien, au risque de perdre le contact. Je ne peux dire que ce soit douloureux, mais éprouvant, pourquoi ce ressentit ? Avez vous le même rapport avec les entités?
Pourquoi dois je connaitre la manière dont elle décédée en le vivant "modérément" tant dans ma présence physique que dans mon âme ? Quelles leçons dois je en retirer?
Par la suite, un sentiment de devoir accomplit m'envahit, un peu comme si eux-mêmes étaient soulagés, j'en entends pour la plupart un "merci", qui me surprend chaque fois. Ce mot c'est à moi de le dire, pour leur présence parmi nous (qui est parfois bien difficile)
Pour cette raison je ne cherche pas à entrer en contact avec eux en les priant de venir, ils se présentent spontanément. Qu'en est il pour vous ? Merci de me répondre...

Réponse à ressentir

Par Perledepluie le 24.05.2009
Je ne pourrais pas parler des ressentis vis à vis d'entités. Personnellement ce sont les êtres humains à qui je fais des soins. Mais depuis quelques temps, non seulement je ressens leur souffrance (pendant les soins) mais aussi, ce qu'ils ont vécu, et qu'il les a amené à ces souffrances. Dans un premier temps, j'en ai été perturbée, je me suis demandé si je devais continuer. Je n'ai pas pu me le demander longtemps, je sais que ce n'est pas dépendant de ma volonté, je suis comme happée par les soins, ou les souffrances des autres.
Je pense que si nous ressentons ce que les autres ont vécu, c'est pour mieux les accompagner. Et je pense qu'il en va de même pour vous. Sans le savoir, mais en "vivant", ce qui leur a été donné de vivre, vous les accompagnez, vous mettez sur leurs vécus un point final, comme un soulagement d'une chose accomplie. il me semble que c'est là, la raison du merci entendu.
Enfin, c'est ainsi, que je l'interprète.

La souffrance, les douleurs

Par Shermy le 27.05.2009
Dès qu'une personne souffrante est près de moi, je ressens sa douleur en moi, je parle de douleurs physiques. Il suffit que je pose une main sur la personne et une chaleur vit dans cette main, elle est vibrante je ne trouve pas d'autre mot, cette chaleur transmute vers la douleur, elle s'écoule vers la douleur, la personne ressent la chaleur et des picotements (pas désagréable) mais est soulagée rapidement. Je le sens aussi, car la douleur (légère) qui vit dans mon corps s'annule en même temps.
Si une personne me dit j'ai mal au ventre (par exemple) je regarde la personne, j'entre en elle, je pose la main directement à la bonne place, celle de sa douleur. Alors que je ne l'avais pas encore touchée sa souffrance était entrée en moi, je crois que cette approche est différente de la tienne, mais le fait de pouvoir aider à soulager est important à mes yeux.
Je crois que tout un chacun peut développer cette faculté, que c'est en nous tous, comment faire comprendre à l'humanité qu'elle a des possibilités inouïes à sa portée ? Ou est il trop tôt pour elle ?

La résignation, l'acception

Par Regis le 07.06.2009
Peut-être faut-il commencer par la résignation... quelque soit toutes les forces qui sont en oeuvre en nous, nous ne pouvons pas maitriser l'entièreté de nos vies, tous les rouages et les mécanismes de ce monde. Alors il convient d'accepter l'inacceptable, l'imprévisible, aussi dur et difficile soit-il.
La vie est ainsi faite de chemins que l'on n'aurait jamais voulu prendre, d'évènements que l'on n'aurait jamais voulu vivre. Dans ces moments là on se pose la sempiternelle question : Pourquoi moi ? Pourquoi lui ? Pourquoi eux ?
Je ne suis pas sûr que l'on puisse atteindre ici bas la vraie compréhension dans tout ce qui nous arrive dans nos vies. La séparation brutale d'êtres qui nous sont chers nous reste incompréhensible, on cherche une réponse, un coupable, une raison...
Comme dans toutes les étapes de deuil il convient d'accepter, c'est notre seule planche de salut. Au delà de la colère qui peut nous ronger, de cette haine contre celui qui a emporté celui que l'on a aimé, il faut se rappeler notre propre condition humaine, d'être plus fragile que l'on ne croit. A l'échelle des planètes et des étoiles, notre vie parait aussi vacillante que la lueur de la bougie, aussi courte qu'un fragment d'étincelle... au delà des apparences d'autres réalités existent, la réponse s'inscrit peut-être dans toutes ces réalités à la fois pour pouvoir trouver une vraie cohérence.
Pour ma part je connaissais une personne dans ce fameux avion disparu, une collègue heureuse de faire ce voyage avec celui qu'elle aimait. Derrière cet disparition aussi soudaine qu'inexpliquée, elle laisse derrière elle une famille en souffrance, des amis et collègues dans l'expectative et la stupeur. Toutes ces souffrances soudaines sont comme des éclairs dans nos vies, qui frappent là où l'on ne s'y attendait pas. Nul n'est épargné par cela.

Souffrances et souffrances

Par Perledepluie le 07.06.2009
Lorsque je fais un soin, je ressent tant les souffrances physiques que psychiques. Ce sont les émotions tels le chagrin, la déception, la solitude, le désespoir, la colère que je reçois en premier, et qui sont souvent les causes des souffrances physiques. J'ai les même sensations que toi au niveau des mains, et les personnes qui sont en contacts avec moi, ressentent, aussi, de la chaleur, parfois du froid, et la circulation de l'énergie qui se caractérise par une sensation de fourmis dans les membres, le dos, la tête.
Les choses sont plus "délicates" quand elles sont faites à distance. Les résultats sont souvent probants. En revanche, j'essaie d'aider quelqu'un (toujours à distance) qui ressent dans u premier temps des effets bénéfiques, mais qui très vite retourne dans ses souffrances physiques. Cela est assez déroutant.
L'humanité si elle n'est pas prête (et ne l'a pas encore été, il suffit de voir le sort qu'on réservait aux sorcières quelques siècles en arrière) se réveillera un jour, j'en reste convaincu. Il nous faut continuer, sans relâche, à répandre l'Amour, et l'Amour se répandra.

Et comment réagir ?

Par Xianaelle le 07.06.2009
A la douleur de pleins de gens qui souffrent ces jours ci d'une perte d'un être cher ? Sans savoir exactement le comment du pourquoi ?
Je pense précisément à tous ces disparus du crash d'Air-France entre le brésil et la France de lundi. Comment imposer ses mains vers tous ceux qui doivent hurler intérieurement de douleur et qui n'ont même pas un corps enterré ou incinéré près de chez eux pour poser leurs mains.
C'est dur comme question mais c'est d'actualité alors si quelqu'un pouvait donner une étincelle de réponse ça serait fabuleux ! La souffrance morale est bien plus dure que la souffrance physique.

Réponse à "l'acceptation" et " comment réagir"

Par Perledepluie le 08.06.2009
Dans un premier temps, je pense, qu'en effet, l'acceptation mène à la sagesse.Les choses n'arrivent pas pour rien, et même, si nous ne comprenons pas toujours pourquoi elles sont, nous finissons, le temps passant, à cerner leurs raisons d'être. nous avons tous un chemin, une mission à accomplir, et les évènements, nous y mènent inéluctablement.
Dans un second temps, je reste persuadée, qu'envoyer de l'Amour et de la compassion aux êtres en souffrances, apaise leur douleur. Comme un enfant qu'on prend dans ses bras, et qu'on console. Il en va de même pour toutes ces personnes qui souffrent de la perte d'un être cher. Nous devons en " pensée" leur souffler, également, que même s'il est difficile de faire un deuil, sans voir le corps de l'être disparu, le faire vivre dans nos cœurs lui permet de nous attendre.
J'entends qu'il est bien triste que cette jeune femme est disparue, si brutalement, mais quel consolation de savoir qu'elle est partie heureuse, et dans l'amour d'un être.
Nous sommes tous confrontés, un jour ou l'autre à la perte d'un être cher. Il est réellement perdu, le jour où ne le laissons plus vivre dans nos cœurs, sinon, je pense que régulièrement, il nous accompagne.
Je réitère: le seul remède à la souffrance : L'AMOUR.

L'acceptation

Par Xianaelle le 12.06.2009
Oui Régis car pas meilleur choix que l'acceptation quand l'inacceptable est là, je suis ok et d'ailleurs l'acceptation est valable pour chaque étape de la vie (maladie, séparation, retraite, etc).
A partir du moment où l'on se résigne et on accepte une situation on peut aller de l'avant.
Il est cependant des évènements si tragiques qui nous assomment et nous laissent perplexes ? C'est là que j'espère toujours, peut-être naïvement, que les gens qui souffrent pourront par des liens invisibles être réchauffés par ceux qui sont partis par des signes de leurs chers disparus.

Pourquoi mourir

Par Amijean le 12.06.2009
Un enfant meurt... Il y a quelques années, nous avons mon épouse et moi perdu notre petit fils de 22 mois en trois heure de temps.
Alors que aucun signe précurseur n’avait laissé supposer une fin si brutale et rapide.
Alors que la veille il était en parfaite santé et n’avait jamais été au médecin !
Mort d’une myocardite en 3 heures de temps (virus qui s’attaque au muscle cardiaque et enflamme celui si au point de ne plus pouvoir battre).
Ma mère et moi médium depuis des années n’avons rien perçus de cette fin.
Dans notre désarrois je me suis tourné vers de plus anciens médiums que moi et ayant des pistes d’explications.
Un des anciens ma dit ceci...
Votre petit fils était dans son dernier passage il ne reviendras plus car il a atteint toute la sagesse pour devenir un guide (ange).
Et peu de temps après suite à mes doutes il a accepté de se manifester de plusieurs manières différentes !
En passant du grand duc venant se poser un soir à quelques mètres de moi, à certain objet apparus de différentes nature, car étant St. Yhomas il savait que la j’en avais un vrai besoin.

Un ange est passé

Par Xianaelle le 14.06.2009
et à mon avis il est passé pour vous dire de croire de plus en plus fort ! Je ne vois rien d'autre comme explication car un bébé qui s'endort comme ça ? Mon dieu qu'elle épreuve pour les parents ? J'oserai même lui dire comment pouvez vous faire ça vous qui êtes si bon là haut ?
Ce petit être qui est parti si vite doit continuer à papillonner autour de vous sans doute souvent ? Je me dis aussi que le monde est dur et pourtant il est si merveilleux parfois.
Les anges de là haut s'il vous plait ? Envoyez nous plein de lumière pour nous donner du courage et du remède à nos maux et à nos pleurs ! On ne peut pas croire qu'un petit être s'en va comme ça pour rien ? C'est un ange qui veille sur nous et vive la maman qui l'a porté.

Si je veux réussir à accompagner l'autre...

Par Akwaba le 30.01.2010
Dans mon métier d'auxiliaire de vie sociale aider fait partie de mon quotidien. Je ne peux concevoir mon métier sans aider les autres. J'ai du mal à ne pas donner, mais malheureusement l'aide à des limites surtout quand nous sentons des barrières inconscientes alors que nous sentons que l'autre a besoin. Comment ne pas aider quand l'autre ne veut pas ? Alors qu'il y a des signaux de besoins ?


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"La tragédie de la vie est ce qui meurt à l'intérieur d'un homme pendant qu'il vit."
Albert Schweitzer
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