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Comment ne pas se "trouver"

Rédigé par Waxounet
Posté le dimanche 06.03.05 à 17h02
Message n° 23232

Je ne suis pas medium à ma connaissance (on ne peut plus relative d'ailleurs) mais j'ose éspérer que la question porte quand même aussi un peu sur l'avis des vivants sinon il va falloir que j'attende longtemps (enfin statistiquement parlant) pour m'exprimer :)
J'ai adhéré au principe du je pense donc je suis il y a quelques temps et celà ne m'a apporté que souffrance, doutes voire même anxiété.
D'ailleurs on est bien obligé de dire, lorsque l'on s'exprime "je pense que..." même si ce n'est pas toujours le cas.
Beaucoup plus sereine sera la personne qui portera son attention non pas a sa pensée, mais à la sensation qui lui donne lieu, bien plus vaste et intemporelle (dans le présent). La pensée, elle s'inscrit dans le temps. La sensation qui donne lieu a ce qui sera ma ou votre pensée n'a jamais besoin d'être défendue puisqu'elle Est quoi qu'il arrive et n'est pas spécialement à celui ou celle qui y porte attention. Si ma pensée est fausse, je remarque bien souvent si je suis calme, que je n'ai pas assez porté attention à cette sensation (je n'en ai vu qu'une partie) ou que je l'ai mal modélisée, ou même, que ma modélisation n'est pas valable dans le référentiel de mon interlocuteur.
Seule cette modélisation que j'en fais porte instinctivement une valeur d'appropriation comme ce texte.

"Je pense que" la vraie communication d'être à être ne s'arrête pas à la pensée. La parole qui est son expression n'est qu'un biais pour permettre à l'autre de ressentir cette sensation originelle trop souvent ignorée.
Sans celà, l'autre comprendra ce qu'il voudra, tirera la conclusion qu'il voudra tirer de par ses intérêts personels (ce qui inclut son état émotionel du moment), et mettra une étiquette qui bloquera l'acces à la sensation. D'ailleurs si l'on s'arrête constament aux mots, on discute beaucoup pour rien car il y a toujours une infinité de façons de modéliser la réalité, toutes comportant leurs risques d'être mal perçues.
Par exemple, ce texte peut demeurer incohérent pour celui ou celle qui ne s'est jamais écouté penser par la méditation ou d'autres voies.
Il est bien connu que ce qui ne paraît pas "à soi" est mal toléré. D'ailleurs il suffit de "lacher une caisse" en public pour voir que la personne tolérant le mieux l'odeur en sera aussi à l'origine bien que l'odeur ne soit pas meilleure pour lui ou elle.
Ce qui est anxiogène quant à l'identification à la pensée:
- Je pense que je souffre donc je souffre
- Je pense que j'ai raison donc c'est la vérité
- Je pense que j'ai une raison d'être heureux ou malheureux
- Je pense que c'est mal donc c'est mal et je n'aime pas (et inversement)
etc...
Descartes voulait t'il dire: "je pense, donc je suis vivant" (ou incarné). Ce qui n'est évidemment pas réciproque car même lorsque j'arrête de penser mon coeur bat, mais il n'y a plus de transfert de données entre cerveau et conscience (ce qui est différent de la décorporation puisque le corps, lui reste connecté en court-circuitant le jugement.)
Peut-être celà touche t-il aussi à la "voie du milieu": apprécier (corps/conscience) mais ne pas désirer (mental).
Alors la pensée serait une sorte d'interface entre notre cerveau et notre conscience.
Pour conclure, je trouve que la phrase je pense donc je suis pourraît être séparée en deux: "je pense donc je suis vivant" et "je suis conscient donc je suis".
Bien sûr, on se heurte encore aux mots car lorsque l'on dit qu'une personne "perd" conscience médicalement parlant, on ne sait pas s'il ne s'agit pas plutot d'une déconnection, la mémoire ne pouvant alors plus affirmer que la conscience demeure pendant la période d'inconscience. De même que pour l'inconscience "courante" des enfants par exemple, qui est encore différente.
Bref c'est un sujet subtil, qui tolère très peu le fait d'être limité par des mots, donc je vais m'arrêter là, en éspérant ne pas avoir endormi les lecteurs :)




Les réponses à ce message

 Esprit et conscience par Capella le 06.03.05 à 18h38

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