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Dis m'sieur, c'est quoi "la psyché" ?

Rédigé par Eiffel
Posté le mardi 24.04.07 à 08h36
Message n° 32421

re bonjour à tous,

et un grand merci au passage pour les plusieurs posts privés reçus suite à mon dernier message, autant de contacts emplis de sourires et de joie, autant d'échanges riches et fructifiants.

dans le post précédent nous parlions de lumière, ce qui est un des outils permettant de voir le monde.
ici je vous parlerais plutôt de la psyché, qui, en soi, est un autre outil du même accabit.

la psyché : encore un domaine où j'ai l'impression de ne pas connaître le millième de ce qui existe, mais où je vais cependant tenter de partager avec vous une sorte de mini synthèse de "tout ça".

alors, déjà, de quoi s'agit-il ? Bonne question ! :-) Disons pour rester délibérément flou que la psyché est le miroir de l'âme. Donc qui dit miroir, du substrat, un support matériel et physique, et qui dit reflet, dit une image, symbolique, et dont le reflet est parfois un peu déformé. Ma psyché est donc un mixte subtil entre "ce que je suis" sur un plan symbolique, et "mon encéphale" sur un plan matériel. Nous rebondirons plus tard sur la notion de miroir.

Certains aiment à voir le cerveau comme simple outil, sorte de radio-transmetteur, de sorte que la psyché, aux interférences radio près, ne serait que purement l'étude de l'âme. D'autres au contraire voient l'âme comme une pure émanation de la tambouille neuro-chimique qu'on a tous sous le capot. En gros, ces deux approches cherchent à placer l'un comme simple conséquence de l'autre, donc en partie à le nier, au profit de l'autre. Mon opinion est au contraire duale : les deux coexistent et interagissent, on l'on ne peut pas inclure l'un dans l'autre et réciproquement. Mais je veux repréciser que ce n'est jamais qu'un point de vue...

Or donc, on ne va pas réinventer le monde. Quelles sont les approches du domaine ? Bien sûr la psychologie. Ce mot est vaste et incorpore des tas de sous-disciplines, dont on se demande même pour certaines ce qu'elles font là. Ainsi, il ne faut ps confondre un psy, un cognitien, ou un psychocogniticien. Arfff... Le problème de la psychologie est qu'elle ne s'interresse majoritairement pas aux fonctionnements de la psyché, mais à ses dysfonctionnements. Ainsi, en France, nous avons eu une seule et unique filière traitant de la "psychologie des gens sains" (le titre était plus compliqué mais ça voulait dire ça), cursus qui a été supprimé 3 années après avoir été mis en place. Donc c'est un peu moyen. De toute façon, mon impression est que ce n'est pas chez nous qu'il faut aller pour trouver de la vraie bonne psychologie, et les meilleurs étudiants français finissant quasiment tous leurs cursus dans les Universités de Québec ou de Montréal, ce qui n'est probablement pas un hasard... :-))

Quoi d'autres comme autre approche... Naturellement la psychanalyse, ou encore les psychanalyses. Freud, fondateur, en reste aux interactions entre "l'animal qui est en nous" et le système liberté/contrainte. Jung va nettement plus loin vers l'âme en s'interressant entre autre à l'inconscient collectif. Lacan, lui, focalise sur l'être pensant, et plus exactement sur l'intelligence verbale. Son approche de linguiste n'y est pas pour rien. Je ne cite que ces grandes lignes car ensuite il y a des tas de sous-écoles... Citons au passage quand même Dolto qui a vraiment fait beaucoup pour les enfants.

Et sinon ? Sinon on a aussi des tas d'autres visions internes. Par exemple la PNL (Programmation Neuro Linguistique) nous décortique comme un subtil processeur, avec tout un système de filtrage enentrée et en sortie, et de mémorisation etc. Très interressant, mais relativement "externe", on ne s'interresse pas à ce qu'il y a"dedans", uniquement au fonctionnement. L'AT, ou analyse transactionnelle, est un peu plus profonde, et rivalise avec la psychanalyse. La Gestalt, pour sa part, est nettement plus externe, elle se définit comme la "peau", illustration de ce qui circule entre le dedans et le dehors. Elle n'a donc pas pour but l'étude de la psyché à proprement parler mais plus du comportement. Elle fait du reste très bon ménage avec la psychanalyse. Une autre approche un peu similaire dans l'idée mis non dans la manière de faire est la psycho-sociologie, ce discipline transversale entre le comportement en groupe et le comportement individuel, discipline qui, à mon sens, ne tient pas ses promesses, mais bon.

Il y a aussi, dans les tests de personnalités, le MBTI, que personnellement je trouve un peu primaire (on répond plutôt oui ou plutôt non à quatre questions souches), et l'ennéagramme (passionnant !) qui décompose la psyché en 9 grandes typologies, et qui en décrit les fonctionnements et interactions. A préciser que dans les deux cas les cases sont suffisament floues pour ne pas enfermer les gens dans des boites. A noter aussi que l'ennéagramme et la PNL vont remarquablement bien ensemble.

Sinon, il y a encore toutes les contributions autres, qui ne sont pas en soi l'étude de la psyché, mais qui y participe. Je pense en particulier à la sophrologie par exemple. Ou encore aux diférantes formes d'hypnose, et l'hynose éricksonniene en particulier. Et naturellement des contributions classées "philosophie", comme le doute hyperbolique de Descartes ou le absolument fondamental "connais-toi toi-même" dont la seconde partie est le pus souvent ignorée : "et tu connaitras l'univers et le dieux". Et je n'ai brossé là qu'un très rapide résumé...

Ca nous en fait des approches différentes, n'est-ce pas !!! :-))

De fait, si quelqu'un se permettait d'affirmer qu'il connait tout dans le domaine de la psyché, il ne s'agirait plus d'un humain, mais d'une encyclopédie sur pattes ! LOL Au plus on apprend, et au plus on s'apperçoit de l'immensité de ce que l'on ne sait pas. "Si tu sais que tu ne sais rien, alors tu sais déjà beaucoup de choses..."

Avec en prime le fait que certaines approches de la psyché posent des bases structurelles fortes et sont alors incompatibles entre elles. Par exemple l'AT a été mise en place par des gens qui refusaient ouvertement les trois potentiels proposés par Freud, et en ont proposé trois autres, tout aussi fondateurs. AT et psychanalyse sont donc incompatibles de par leur fondement propre. Et ce ne sont pas les seuls. La Gestalt est probablement la plus souple et adaptative du lot.

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Or donc, après cette (pas vraiment) courte introduction, essayons de parler de la psyché, car son entendement me semble être une part incontournable de la spiritualité.

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Alors, la psyché, c'est quoi donc ?

Et est-ce que c'est "quelque chose" après tout ? Les philosophes nous avaient pourtant prévenus depuis longtemps en nous parlant du piège du langage : ce n'est pas parceque le mot existe qu'il y a unité de concept sous-jacent. "La psyché" ça peut donc ne pas être une chose unifiée mais tout un tas de petites choses disparates que nous rassemblons, par simplification, en un tout, un lot avec une étiquette. Et accessoirement, merci à Lacan au passage, la psyché c'est aussi le nom d'un miroir ! ah ah ! Et dans le miroir on voit quoi ? On se voit soi-même. La psyché est le mot qui définit ce qu'est un "moi". L'air de rien, nous avons avancé d'un bond, là. Car la psyché ne se contente plus ici d'être une sorte d'entité, un "quelque chose", mais c'est une entité possédant une propriété caractéristique, à savoir celle d'être intrinsèquement capable de se percevoir elle-même comme une entité. Entité qu'elle désignera alors comme son "moi".

Le terme "intrisèque" est ici important, car par exemple un ordinateur à qui l'on aurait appris, par un programme sophistiqué, à pourvoir décrire sa propre entité, répondrait à cette définition si elle avait été amputée de ce mot. Le jour où le dit ordinateur en sera capable sans qu'on ne le lui ait appris, alors on pourrait possiblement parler de psyché aussi. Idem, on sait que les plantes sont réceptives aux fortes émotions ambiantes, donc si elles savent les distinguer de ce qui vient d'elles, alors elles ont une psyché. Sinon, non. De par cette définition, une fourmi n'a pas de psyché, elle est un élément non individualisé d'un groupe, qui, seul, compte, à savoir la fourmilière. Un des tests usuels pour évaluer l'intelligence animale est de voir si ils savent, plus ou moins rapidement, identifier leur propore image (photo, miroir) comme étant eux-mêmes. Certains, non, et ils tentent alors de communiquer avec cet "autre". D'autre oui, très clairement, et le miroir dans la cage du serin ne lui enlèvera pas sa solitude. Et chez certaines races, on a les deux, certains individus y sont aptes, et d'autres non. Disons que certains sont plus doués, au sens où "doué" c'est avoir un "don". A remarquer enfin qu'une psyché peut être limitée, et avoir conscience de soi sans savoir se reconnaître de par ses organes de perceptions physiques. C'est la très célèbre notion de "l'idée du soi" ou encore "le sentiment de soi".

Qui dit psyché dit donc de toute manière un dispositif de discernement, donc une forme de conscience. Qui plus est en plusieurs composantes : la première est la perception, qui consiste à faire transiter une émanation de l'objet perçu (une odeur, une impression, une image...) vers "l'intérieur" de ce moi. La seconde est l'aptitude de discernement, à savoir comment transcoder cette perception en du sens. Ce sens permet alors cette identification ou non du "moi". Identification qui requiert un référent, donc cela inclue la mémoire et la représentation interne. Et enfin, la composante motrice consiste à décider d'un comportement consécutif à ces trois étapes de "perception, discernement, identification".

La dernière étape est discutable : une psyché pourrait être non agissante me rétorquerait-on peut-être. Mais si c'était le cas, cette psyché se comporterait de manière indifférenciée qu'elle se reconnaisse ou non, ce qui n'est plus conforme à notre définition. Une psyché ne peut donc exister qu'agissante. Un défunt communiquant avec les vivants, ou avec la matière en déplaçant des objets, sont agissants car ont des "conséquences". Une âme partie "tout là haut là haut", et qui n'interagit plus avec rien d'autre qu'elle même, n'est plus considérée comme une psyché, car non agissante.

On le voit, notre petite définition est plus riche qu'on ne l'aurait imaginé de prime abord.

Comme dit juste au dessus, qui dit psyché, dit mémoire. Ainsi, dans ma tête j'ai une image du monde. Si je ferme les yeux je peux "voir" le visage d'un ami. Je peux me souvenir de la manière dont les magasins sont disposés dans ma rue. Etc... En PNL on appèle ça "la carte du monde", c'est à dire un système local qui re-présente (cf met à nouveau dans le présent : re - présente) un système global. Et l'un des enseignements phare en est : la carte du monde n'est pas le monde. Avec le fait que le monde, là, dehors, change, et que donc si je veux garder mes repères, je dois "réactualiser" en permanence ma "carte du monde", c'est à dire modifier en permanence ce qui est dans ma mémoire.

Une conséquence de ce système de représentation est le verbe. Le mot n'est pas la chose. Comme le dit de manière amusante Krishnamurti : le mot chien ne mord pas ! Désamorcer le mot, qui est de la mémoire qui se réactualise lentement, c'est avoir à l'esprit qu'on parle tous des langues différentes. Le mot "verre" ou le mot "table", voient une grande similarité, certes, et nous laissent croire que nous utilisons tous les mêmes mots avec le même sens. Mais pour avoir personnellement vu des chaises "design" et été incapable de comprendre comment on pouvoir s'assoir dessus, ma foi, j'ai touché les limites sémantiques de ce mot. D'autres mots, abstrait, comme le mot "Dieu" ou encore le mot "Amour" ne "veulent rien dire" en ce sens qu'on en a tous des représentations très différenciées. A la question de si Dieu existe, Desproges et son humour fracassant répondait : oui. Et il ajoutait "la preuve que Dieu existe, c'est qu'il est dans le dictionnaire !". Par delà l'humour très souriant, le fait est que si le mot existe, alors il représente quelque chose pour chacun d'entre nous. Affirmer "Dieu n'existe pas" est contradictoire puisque si c'était le cas le mot "Dieu" ne voudrait rien dire, et donc la phrase serait impossible. Par contre, "Dieu existe", ça veut "seulement" dire que ce mot singnifie quelque chose. Et que "exister" signifie aussi quelque chose. Et pourtant...

Exister...
Est-ce qu'une qualité existe ?

Je prend l'exemple d'un ami, Pierre, super impulsif. Il a été pilié de rubgy, et quand il s'énerve, pour un rien en plus, il fait peur... Imaginer une locomotive qui vous charge... lol Ses potes du rugby estiment que c'est une qualité, car si on n'est pas d'accord, on s'engueule, éventuellement on se tape sur la gueule, mais ensuite, rapidement, on est en phase, dans ce que eux considèrent comme une harmonie. Donc une qualité. Pour d'autres amis, morts de trouile, qui se demandent s'ils vont se prendre une mandale ou passer par la fenêtre, c'est un défaut.

Cette impulsivité en tant que défaut, est-ce que ça existe dans l'absolu ?
Cette impulsivité en tant que qualité, est-ce que ça existe dans l'absolu ?

Ben non, c'est "relatif". Du coup, on touche là à un biais très fort de toute psyché, à savoir : la subjectivité. Rien n'est ni défaut ni qualité dans l'absolu. Et pourtant, dans notre "carte du monde", cette impulsivité de Pierre sera notifiée par exemple comme un défaut. Donc la carte du monde possède aussi des choses qui ne font pas du tout partie du vrai monde. Même si on pense honnêtement que c'est la cas...

Comme dans l'a vu, la mémoire c'est aussi l'immobilisme. De fait, la subjectivité prend alors une teinte encore plus prononcée : je vois ce que j'ai envie de voir. C'est à dire que si j'estime Pierre comme infréquentable, alors ce que vous me direz à son sujet, je ne l'entendrais pas, car cela m'obligerait à changer ma carte, et c'est fatigant ! Donc je n'entendrais pas vraiment ce que vous me direz. Autrement dit, de manière délibérée (mais pas consciente), je vais fausser ce que je vois ou entends, exprès, pour ne pas changer mes croyances. Par exemple "MES cartes de tarot m'ont prédit tel avenir, donc c'est la pure vérité, et un point c'est tout". Autrement dit, que je me trompe ou pas, si vous me dîtes contraire, par facilité je répondrais que c'est vous qui n'avez rien compris et je ne changerais pas d'avis. Donc le principe super classique en semance que : c'est toujours de la faute de l'autre.

On retrouve cela dans le mot : assimiler. Lorsque j'assimile une information, ça ne veut pas dire que je l'apprends, non, ça veut dire que je la déforme, que je la rends similaire (a-similé) à ma propre structure de psyché, et une fois cette transformation faite, alors, et alors seulement je la fais mienne. C'est ce qui fait dire à nos grands penseurs que, pour voir, il suffit souvent de simplement regarder, ce que l'on ne fait pour ainsi dire jamais...

De ça on arrive aussi à un autre aspect de la psyché. L'intelligence. On a tendance à croire que l'intelligence sert à choisir ses actes. On pourrait croire, de prime abord, que l'on réfléchit et puis on décide de ses actes et on agit. Mais, comme vu au-dessus, le processus premier est la conservation de ses propres certitudes. Pierre est impulsif, sans cogitation aucune, mais si on lui en parle il pourra expliquer par A + B pourquoi c'est une très bonne chose. Ne rigolez pas, on fonctionne tous pareil ! En fait, on prend des décisions en fonction de ce que l'on est, on agit, et ensuite seulement on réfléchit, et ce pour "prouver" (prouver aux autres, ou se prouver à soi) qu'on a eu raison d'avoir agi ainsi. L'intelligence, qui aurait donc "dû" être un outil pour aller vers la spiritualité, ben finalement elle en est plus un frein qu'autre chose. C'est pour ça que je dis souvent : si tu veux comprendre, arrète de réfléchir, et tu verras, ça viendra tout seul...

De fait, l'un de mes postulats c'est que le monde est simple, très simple. Genre : j'ai en moi un égo, et je n'aime pas qu'on me contredise, alors je m'énerve. Ca c'est simple. Mais si je me voile la face, alors je vais compliquer la réalité. Par exemple, je dirais que l'autre est anti spirituel, selon tel ou tel critère, que je démontrerais, et que donc c'est lui est l'agresseur, et que donc moi je me défends, et que donc c'est normal que je m'énèrven à cause de lui. Ouuuuhhhhhhhh mais ce que c'est compliqué ! Alors que la "vérité" est souvent d'une extrème simplicité. Juste on n'aime pas la regarder en face. Cf le mythe de la caverne.

D'ailleurs, est-ce que vous avez déjà vu l'idiot du village autrement que dans l'amour et l'harmonie ? Vous l'avez déjà vu chercher la bagare ou vouloir imposer son avis ? Non évidemment. Justement parcequ'il est "simple".

La psyché, c'est donc aussi ce qui rend compliqué des choses qui étaient très simples à la base.

Souvent, ce qui est associé à l'intellect peut être vu comme "des savoirs", toujours de plus en plus compliqués, et nous éloigne peu à peu du réel (même si sous prétexte de le comprendre), alors pour aller vers la "vérité, on a alors "La Connaissance", au singulier, qui est généralement extrèment simple. L'égo aime quand c'est compliqué, ça lui permet de se valoriser d'avoir compris... :-))

Un autre attribut de la psyché est encore issu de la "carte du monde", à savoir le virtuel. Le virtuel c'est la carte du monde qu'on "croit" être la réalité. Si la carte dit "pas bien" sur tel principe, la psyché va alors construire "un monde meilleur". Genre "ah la la, qu'est-ce que ça serait bien si les gens n'avaient pas cet orgueil qui pourrit tout" ! Là on est dans le virtuel, on imagine un autre monde, ce qui est ni plus ni moins qu'une manière de fuir le réel. ("fuir" n'est pas une critique, juste une sortie. Si je m'évade en lisant un roman, je "fuis" le monde pendant cette durée. Ce n'est ni positif ni négatif en soi). De même, la psyché fait des bons dans le virtuel non plus spacial mais temporel. Les "c'était le bon vieux temps" signifie qu'au lieu d'un monde refabriqué, je prend un monde mémorisé. Mais c'est pareil, quand je suis dans le passé, je ne suis plus dans l'ici et maintenant de la réalité. Et pareil, partir dans le futur de prédictions, c'est sortir du réel, c'est partir dans le virtuel.
Lorsque je tire les cartes (de couleur... lol) à des amis, je le reprécise souvent. Les cartes sont dans le présent. Le passé n'existe pas, ou plus, la seule chose qui existe dans le présent c'est la mémoire de comment toi tu vois ton passé. De même le futur n'est pas écrit, il y a seulement, dans le présent, un "mouvement", donc qui a une direction, et qui sera peut-être l'avenir si jamais cette direction ne bougeait pas du tout. Mais tout ça c'est "l'ETRE" et "l'AGIR" (donc l'état et le mouvement) qui sont tous les deux centrés sur le présent.

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A ce stade de l'exposé, on pourrait me dire que je ne décris que des aspects "négatifs", la psyché génère l'orgueil, l'immobilisme, la justification, la culpabilité, de vouloir avoir raison, de fuir le réel et le présent et se réfugier dans le virtuel, etc...

le fait est que c'est à la fois ce moins qui est un plus. Si je veux plonger dans l'eau, je suis bien obligé d'en sortir, et éventuellement de m'en éloigner, en allant en hauteur sur un plongeoir... Autrement dit, si je veux "aller vers" l'ici et maintenant, il est alors nécessaire que j'en sois éloigné. Sinon ça n'aurait aucun "interrêt", et tout serait immobile, on serait à la perfection, et le monde serait "fini".

La psyché est donc en accord avec cette idée : pour pouvoir aller vers l'harmonie, il est nécessaire que j'ai au sein de moi quelque chose qui m'en éloigne.

De fait, l'orgueil, l'intransigeance, l'intolérence, et j'en passe, sont autant d'opportunités qui nous sont offertes, à nous et à notre libre-arbitre, pour les dépasser, et j'insiste : non pour les détruire mais pour les sublimer. D'ennemis apparents ils deviennent alors nos alliés les plus précieux. Paradoxalement... :-))

Car la psyché c'est aussi une volonté d'aller vers la vérité. Cette identification du moi fait que l'on se cherche, encore et toujours à s'auto-identifier, à savoir qui on est vraiment. Alors on se fracasse alors parfois les uns sur les autres... Vu de manière première, mais pourquoi tant de haine ? Mais plus en profondeur, ceux qui se déchirent entre eux sont des psychés qui vont vers la lumière, des psychés encore enlisées dans de la boue séchée. En fonçant dans le mur, ou en se tapant entre elles, finalement, sans que ce soit conscient, elles ne cherchent qu'à casser cette croute de boue, et enfin éclore à la lumière. Tout est juste... Donc gardons confiance en l'humain et en toutes ses abhérations, car, paradoxalement : sans le savoir, il sait ce qu'il fait...

Ainsi, au niveau superficiel, souvent la psyché cherche à avoir raison sur les autres. Alors qu'à un niveau bien plus profond elle ne fait que chercher, parfois à tatons, la vérité.

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Et enfin, une dernière aptitude de la psyché, peut-être la plus "noble" et "fine" qui soit, c'est justement cette notion absolument fondamentale de libre-arbitre. La psyché est libre, infiniment libre, elle est le pur reflet du don de Dieu. Dieu a créé l'homme, Dieu, libre, a choisit l'amour, Dieu EST tout Ampour. Et Dieu, dans son infinie générosité, a laissé à l'humain le choix. Et l'homme, et sa psyché, ont alors fait le choix le plus difficle qui soit : partir des ténèbres pour aller vers la lumière. Sans guerre, la paix n'existerait pas...

la psyché, de par sa volonté la plus profonde, son désir libre et intime, est ce qui part des plus grandes profondeurs des ténèbres dans le mouvement permanent - pus ou moins rapide - allant vers la lumière. Ce qui incombre n'est pas le but, c'est d'être sur le chemin.

la psyché, en fait, c'est purement l'existance. Sans psyché, tout serait mécanique, automatique, routinier. En un mot : mort.

La psyché c'est la vie...

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voilà, je m'arrète là. C'est un peu long, et tellement beaucoup trop court...

en espérant cependant vous avoir un instant emportés avec moi sur ce radeau de passion qui est la mienne, frèle embarquation flotant sur le sujet-fleuve de la psyché...

bien fraternellement
Eiffel

ps: l'avez-vous remarqué ? Ce texte construit la psyché chakra après chakra... *clin d'oeil complice*


Les réponses à ce message

 Bonjour eiffel :) par Angela le 24.04.07 à 08h42
 Ignorance par Lecate le 13.05.07 à 00h25

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