La liberté, une illusion? - La liberté... quel beau concept! En cela même, nous sommes conditionnés. Une recherche de liberté est, quant à moi, illusoire. Nous sommes libres. Si nous acceptons de l'être.

 

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La liberté, une illusion?

Rédigé par Josiane
Posté le samedi 30.04.05 à 21h19
Message n° 24401

La liberté... quel beau concept! En cela même, nous sommes conditionnés. Une recherche de liberté est, quant à moi, illusoire. Nous sommes libres. Si nous acceptons de l'être.
Je crois que pour être libre, il faut de la discipline. Car la liberté fait peur. Notre cerveau a besoin de limites et la liberté n'en a pas. Nous aimons ce qui est défini. Nous avons peur d'être libres dans la mesure où, dans le quotidien, nous nous emêchons souvent de faire des choses par peur. Peur de se faire mal, peur du regard des autres, peur des émotions que nous suscitons.
Il nous faut donc, pour être libre, apprivoiser la peur. La Peur. Elle a plusieurs visages. Certains visage ont été intégrés par rapport à la société, d'autres par rapport à nos expériences (si nous avons failli nous noyer, il est possible que nous développions la peur de l'eau, ce qui brime notre liberté de nager ou pis encore, d'en avoir envie).
Je crois que la vraie liberté se trouve dans le contrôle de soi. Cette pensée est née d'une autre, que j'ai trouvée sensée: l'énergie primaire (Dieu?) est partout autour de nous. Il faut donc, pour qu'elle puisse vivre (ou être consciente), qu'elle prenne une forme. Une pomme, une arbre, un humain. Sinon, elle n'a pas de définition. Pourtant, elle est libre. L'enveloppe, le corps qu'elle prend devient à la fois sa prison et son identité. À partir de ce moment, elle n'est donc plus libre. Ce qui n'empêche pas de se sentir libre. Mais nous ne le sommes pas à cause des lois qui gèrent nos corps, et nous le savons. D'où le paradoxe. Nous sommes assujettis à la forme que nous choisissons. (À moins d'être conscient de la liberté que la forme nous procure).

Il en va de même pour la pensée. Si nous nous laissons envahir par les pensées des autres, ou la pensée sociale (danger pour les médiums et télépathes!), nous n'avons plus notre identité. C'est la liberté de choisir qui entre en jeu à ce moment. Choisir qui nous sommes par les pensées que nous vivons, et que nous "actons". Ce qui devient notre identité. Je ne parle pas de l'égo, mais de ce qui nous différencie l'un de l'autre, même si nous sommes tous un. Il est donc important (enfin, pour moi!), de réussir à contrôler mes pensées. Comme ça, j'évite l'invasion tout en étant ouverte, je peux me défaire des pensées négatives (en les acceptant tout d'abord), et ainsi arriver à un état de pensée où j'ai choisi mes pensées. Mes pensées ne sont plus éparpillées, mais centrées, canalisées. (D'ailleurs, à ce niveau, la projection devient un outil très puissant et intéressant (note au texte de Peceneige!)).
À ce niveau, la peur n'existe plus. Ni l'ignorance. Nous savons comment les autres peuvent nous percevoir, comment les autres peuvent se sentir face à nous, et la façon dont nous nous sentons aussi, puisque nous ne sommes pas arrêtés par des pensées et/ou émotions négatives, et nous savons que ce que nous produisons est sur une base d'amour. Car là est la liberté, la vraie (selon moi, toujours!). Lorsque nous avons la liberté d'agir sans peur, ou de penser, nous savons que tout ce que nous faisons est sur cette base. Et si nous suscitons une réaction négative, cette dernière n'est plus vécue comme négative envers soi, mais comme le reflet d'un malaise... chez l'autre. (C'est gros, je sais... mais je sens que ce que j'écris l'est sur une base d'amour! Même si je me trompe peut-être!).
Je veux vous donner un exemple: Vous êtes assis dans l'autobus et une personne âgée entre. Vous voulez lui donner votre siège car il ne reste plus de places. Cette personne vous regarde, et se met en colère, en vous disant qu'elle n'est pas encore impotente, qu'elle est encore capable de se tenir.
Arrêterez-vous d'offrir gentiment votre siège, ou allez-vous continuer? Serez-vous encore libre, la prochaine fois, de suivre votre impulsion ou non?
Mais en agissant sur la base de ma compréhension de l'amour, suis-je encore libre? Non, et pourtant, c'est la plus grande liberté que j'aie connue! Mais que ses chaînes sont douces, que son étau est rassurant, que son enveloppe est caressante et appaisante!

Avec amour,
Josiane


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 Errer par Capella le 01.05.05 à 09h11

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