Mauvais esprit - Ci dessous un témoignage de Muriel, extrait d'Eveil, qui devrait t'aider à mieux comprendre les mauvais esprit, le dicernement, etc. Y a-t-il de bons et de mauvais esprits

 

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Mauvais esprit

Rédigé par Regis
Posté le dimanche 21.09.03 à 17h40
Message n° 11336

Ci dessous un témoignage de Muriel, extrait d'Eveil, qui devrait t'aider à mieux comprendre les mauvais esprit, le dicernement, etc.
"Y a-t-il de bons et de mauvais esprits ?
Tout le problème réside dans la définition que nous pourrions
avoir du bon et du mauvais. Ce qui semble étrange, pour un
médium, c'est que cette notion de bon et de mauvais esprit est
un jugement et justement, pour être médium ou le devenir, il
faut abandonner nos mauvaises habitudes. Qui peut dire qu'un
esprit est bon ou mauvais ? Sur quel critère devons nous nous
baser pour déterminer que quelque chose est bien ou mal ?
L'homme est ainsi fait qu'il considère comme bon ce qui lui
convient à un moment donné et comme mauvais ce qui ne va
pas dans son sens.
Lorsque nous pratiquons le spiritisme, sous quelques formes
que ce soient, pour quelques raisons que ce soient, notre
inconscient est toujours là, notre ego fait office de filtre et tout
ce qui nous parvient est alors mis d'abord sous le projecteur de
notre ego. C'est lui qui nous transmettra le sentiment qui
accompagnera ce que nous entendrons. Cette question : "Y a-til
des bons et des mauvais esprits ?" revient presque à chaque
fois que l'on aborde le sujet du spiritisme. Lorsque j'ai
commencé à pratiquer, moi aussi je l'ai posé à un de mes
guides et celui-ci m'a simplement répondu que les bons et les
mauvais n'existaient pas, que ceci n'est qu'un jugement de
valeur qui n'a pas lieu d'être. Il se peut qu'au hasard de nos
rencontres spirituelles, nous ayons à connaître un esprit qui ne
nous paraîtra pas être celui qu'il nous faudrait à ce moment-là,
il se peut que nous entendions de la part d'une entité quelque
chose que nous n'avions surtout pas envie d'entendre ; il se
peut enfin qu' une réponse ne soit pas vraiment celle que nous
aurions souhaité avoir. Peut-on affirmer ou même penser qu'un
esprit est mauvais parce qu'il n'a pas répondu ou agit comme
nous l'aurions voulu ?
Vouloir être médium c'est d'abord accepter l'inconnu et
l'aventure que représente le simple fait d'aller voir au-delà de ce
que nous avons l'habitude de percevoir dans nos vies
matérialistes. Vouloir être médium, c'est accepter le fait d'avoir
à rencontrer, au hasard de notre recherche personnelle, des
guides, quels qu'ils soient qui sont là pour nous aider à
cheminer. Si, avant même de commencer, nous n'avons pas
confiance, par peur de l'autre, ça n'est même pas la peine de
vouloir être médium. Sur notre route de spirite, nous avons tous
eu à faire, ou nous aurons tous à faire, à un ou plusieurs esprits
avec lesquels le " courant " passera moins bien, c'est dans
l'ordre normal des choses, nous ne sommes, ni les uns ni les
autres mauvais pour cela, c'est le "jeu " normal des affinités.
Tous les esprits sont bons parce qu'ils ont tous quelque chose
à nous apprendre, ne serait-ce qu'à nous méfier d'eux, c'est
déjà un très bon enseignement pour celui ou celle qui veut
avancer sur la voix de la médiumnité. Ces êtres que l'on
n'attendait pas forcément nous apprennent en réalité à faire
preuve de discernement et d'objectivité. Ils nous montrent qu'en
matière de spiritisme aussi, il faut savoir prendre du recul et
bien analyser son ressenti. Les sons que l'on peut entendre, les
voix, l'écriture automatique, le "oui-ja", toutes les techniques
que l'on peut utiliser pour communiquer ne sont que
partiellement instructives si l'on apprend pas également à se
servir de son ressenti et à écouter son propre instinct. Tout
esprit qui aide une personne qui souhaite devenir médium
commencera d'abord par lui apprendre le discernement, à
rester elle-même dans cette relation en binôme, à retrouver
même sa véritable identité. Pour cela il faut bien évidemment
vivre des expériences, agréables ou non, simplement pour
savoir ce que l'on attend et ce que l'on espère de la
médiumnité. Dans pratiquement tous les cas, le médium est
confronté, au début de son enseignement à ce genre de
"mésaventure" que représente le fait d'être en communication
avec un esprit moins évolué. Et encore "esprit moins évolué"
est un jugement.
Qui peut dire avec certitude qu'il n'agit pas justement pour nous
enseigner quelque chose et que dans sa Lumière, il soit plus
évolué qu'on ne pourrait le penser ?
La médiumnité est une école, avec ces cours pratiques et ses
cours théoriques, il ne faut rien refuser de ce qui nous est
demandé de vivre, si dès le départ, nous mettons des barrières,
il n'y a aucune chance pour que nous puissions progresser. Il y
a des jours où ça ressemblerait plutôt à du sport, mieux vaut y
être préparé physiquement et mentalement. Les "mauvaises"
rencontres font parties de cette préparation et avec le temps et
la pratique, on s'aperçoit que finalement, à bien y réfléchir, on
fait sûrement plus de "mauvaises" rencontres au hasard de nos
vies et des personnes qui nous entourent ici-bas que l'on peut
en faire en communiquant avec ces êtres magiques qui ne
demandent qu'à nous aider.
Y a-t-il alors de bons ou de mauvais esprits, ou bien y a-t-il tout
simplement que notre ego qui attend quelque chose de tout
cela ?
Etre médium c'est commencer à comprendre que rien n'est
comme on l'avait imaginé ou comme on nous l'avait appris.
Communiquer avec un esprit, c'est s'ouvrir à une autre réalité,
c'est aussi apprendre l'humilité, la vraie, celle qui nous fait dire
que nous ne savons rien, jamais.
Le spiritisme, c'est le contraire du dogmatisme. Rien n'est
inscrit dans le marbre, jamais. On est en perpétuel
changement, tout change, tout bouge, tout évolue. Notre
perception des gens, des choses, des évènements,
la perception de nous même aussi. Quand l'ego s'effrite, c'est
ce que nous pensons de nous même qui tombe en miette à nos
pieds. Le spiritisme n'est fait d'aucun dogme, jamais il ne pourra
être régit par des dogmes, jamais il ne pourra être régulé par
des lois, sauf les lois divines qui prônent le libre arbitre, donc la
liberté. Aucune liberté ne peut s'apprendre au travers de
dogmes ou de certitudes absolues. Apprendre à être médium,
c'est apprendre à être libre. Libre dans sa tête, libre dans son
coeur et dans son corps.
En réalité, en matière de communication spirite, personne ne
peut donner de recette, de conseil, de consigne, de règle. On
peut tout juste faire part de son expérience et c'est tout. Chacun
le vit en fonction de sa personnalité et de celle des guides qui
l'aide. Il n'y a pas de rituels précis, pas d'heure précise non
plus, rien de tout cela. Avant que je ne sois "médium
pratiquante", j'ai lu beaucoup de livres sur le sujet, rien de tout
ce que j'ai lu ne m'a vraiment aidé à le vivre. Mes expériences
étaient déterminées pour ma progression, nous avons chacun
notre rythme, chacun nos références pour comprendre les
choses, chacun nos vécus personnels, chacun notre propre
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histoire. Tout ceci joue énormément sur la façon dont nous
vivons la médiumnité.
Pour être médium, il ne faut se baser sur aucun dogme, n'avoir
aucune certitude absolue parce que ce chemin nous demande
justement de nous libérer de tout cela. Il ne faut rien de tout ça
mais c'est surtout ça qui nous empêche le plus de progresser
au début. Ce sont les dogmes et les certitudes qui font que
nous avons peurs des mauvais esprits, ce sont eux aussi qui
font que nous rencontrons souvent sur nos routes des
personnes qui ne respectent pas ce que nous faisons, ce que
nous croyons et ce que nous ressentons et qui rendent notre
cheminement si douloureux parfois.
Il ne faut ni dogme, ni certitude et pourtant, ils sont
omniprésents dans la médiumnité, tout au long du chemin et
pas seulement au début mais toujours, même après des
années de pratiques. Ils sont là pour nous apprendre à grandir,
sans jamais juger. La connaissance que l'on acquiert en étant
médium est le vrai gage de notre liberté. Plus nous apprenons
à nous défaire des dogmes et des certitudes et plus nous
pouvons accéder à la connaissance. Cette connaissance si
simple, si évidente mais que nous ne percevons pas dans notre
monde matériel. Ces réponses tellement évidentes qu'on se dit,
quand on les entend : "J'aurais pu le trouver moi-même". On
aurait pu mais on ne l'a pas fait parce que tout nous semble
tellement compliqué, tellement secret, tellement obscure. C'est
tellement grand, quand on communique, de pouvoir
comprendre le monde, ce que l'on vit et pourquoi on le vit. C'est
tellement magique d'avoir un guide qui offre ce qu'il y a de plus
précieux : du temps, pour expliquer avec patience, amour, avec
nos mots à nous, ceux que l'on peut comprendre parce qu'ils
sont notre langage. Chaque homme à son propre langage, celui
qu'il comprendra à coup sûr et les esprits font ça, ils nous
parlent avec nos mots à nous pour que nous puissions
comprendre ce qu'ils nous disent et si nous ne comprenons pas
tout de suite, dès que l'occasion se présente, ils se serviront de
ce que nous avons vécu pour nous le faire comprendre. La
connaissance, pas seulement de soi, mais d'un Ordre, d'un
Univers, de la Nature."
Muriel


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