Meditation - Bonjour! Il est difficile de répondre a une telle question, elle revient souvent, et beaucoup de monde a déjà tenté d'y répondre. La meditation, selon Bouddha, c'est penser

 

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Meditation

Rédigé par Waxounet
Posté le vendredi 11.03.05 à 04h21
Message n° 23313

Bonjour! Il est difficile de répondre a une telle question, elle revient souvent, et beaucoup de monde a déjà tenté d'y répondre.
La meditation, selon Bouddha, c'est "penser droit" (entre autres). Réduire la méditation a un concept est probablement abusif.
D'ailleurs, Bouddha a aussi dit que celui qui pose une question se trompe, et celui qui y répond aussi.
Néamoins, il existe des méthodes basées sur la respiration, ou sur les sens...
Personellement, j'utilise plusieurs méthodes selon les résistances que je ressens en moi au moment ou je médite. Le principe reste souvent de ne pas laisser sa pensée divaguer dans des projections illusoire de la réalité. C'est se focaliser sur le présent, mais pas forcément sur ce qu'on croit être le présent. "Sentir" son corps, ou y accorder son attention peut aider à se concentrer sur le présent.
L'attention la plus grande qui soit est à la fois une voie pour la méditation, et une de ses conséquences.
La quiétude permet de s'observer en toute sincérité et de s'ouvrir à d'autres "dimensions". Le bruit de la mobilette dans la rue devient une vibration sonore intéressante (par ex), au lieu d'être un parasite acoustique gènant, voire handicapant pour la quiétude.
La position du lotus est utilisée pour à la fois conditionner le corps au lacher prise, mais aussi pour donner une jauge de détachement (si l'inconfort de la position gène, c'est que l'abandon de l'égo n'est pas suffisant). Elle n'est néanmoins pas nécessaire, à condition de ne pas prendre une position propice à la somnolance.
Mais plus personellement, lorsque je médite, j'ai l'impression que je tatonne avec ma conscience, comme pour trouver une sortie à la sphére dans laquelle je me meus. Parfois je sens une ouverture très vite, et parfois, il faut plus de patience.
Au début, le questionnement compulsif du mental pose généralement problème: "est-ce que je suis bien?" ou "est-ce que je pense?" ou "qu'est-ce que je ressens?" (sans compter, "quelle heure est-il?" ou autres dérivés)
Ces questions sont inutiles. On peut faire l'expérience de ce qu'on ressent sans se demander ce qu'on ressent, si l'on a une présence suffisante. On peut penser sans limiter la pensée à des mots ou des concepts. On peut même ne pas penser et s'intéresser à l'extérieur sans que celà stimule le jugement.
La peur du silence est typique de notre mental. Le lacher prise permet de ne pas accorder d'importance a ces réactions qui sont souvent la conséquence de l'insatisfaction générée par le silence.
La réactivité est aussi souvent une briseuse de quiétude. C'est un exemple un peu cul-cul mais je me souviens qu'un jour, alors que je méditais assis sur le toit de ma maison, j'ai vu un chat (que je connaissais par le fait qu'il avait attaqué le mien dans notre propre maison plusieurs fois) passer juste à coté de moi a priori sans me voir, alors que je l'ai toujours chassé à coup de projectiles divers. J'ai senti mon corps réagir a cette présence "indésirable" imaginant déjà la façon dont j'allais l'effrayer, mais j'ai pu lacher priser, et saisir ma réaction au vol. Je n'ai fait qu'observer, n'accordant aucun crédit à ce réflexe, et le chat m'a regardé, s'est approché, s'est assis, et est resté là. J'ai eu la sensation qu'en fait, on se comprenait et même, qu'il avait beaucoup à m'apprendre si seulement j'étais capable d'être assez présent pour être attentif à sa manière d'être.
J'avoues que maintenant celà me semble idiot, mais à l'époque celà faisait bien longtemps que mon sourrire n'avait pas été aussi grand.
Voilà beaucoup d'élements sans lien direct. Ce ne sont que des indications. Qui indiquent toutes la même "chose".
Il est plus efficace de soi même sentir quelle est la voie pour atteindre la paix intérieure (qu'on pense qu'elle soit justifiée ou non sur le moment) pour identifier, accepter, puis survoler ses propres résistances au présent.
En éspérant que mes indications ne vont pas (trop) limiter ton approche de la méditation ˆˆ


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