Nous t'envoyons encore quelques pages. - comme il te manque quelques pages les voici. elles regroupent quelques dictées que tu n'as pas dans ton livre. comme ça tu pourras tout traduire . merci de faire

 

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Nous t'envoyons encore quelques pages.

Rédigé par (membre supprimé)
Posté le lundi 22.07.02 à 07h02
Message n° 1666

comme il te manque quelques pages les voici. elles regroupent quelques dictées que tu n'as pas dans ton livre. comme ça tu pourras tout traduire .
merci de faire parvenir ta traduction quand tu peux à régis.sacré boulot, j'espère que ce n'est pas trop dur. merci encore au nom de tous. nous attendons vivement de recevoir ces traductions.
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Mémoire spirite 9
Dictée de mars 2002
Au détour d'un chemin, Dieu nous attend.
"Sans l'ombre d'une preuve, l'homme se donne à Dieu. En toute chose il devient immortel."
"La preuve de la vie après la mort se trouve au chemin qui conduit au monde. Lorsque l'on vient, nous sommes déjà en train de repartir. Celui qui s'inscrit dans cette seule vie ne comprend aucun mot venant de nous."
"L'ordre libre contient plus de pouvoirs que tous les pouvoirs de la terre. Personne ne le voit, personne ne le contrôle, et pourtant de tous temps il renaît et forme son église. Contre lui, aucune chose ne peut advenir, il est immortel."
"Tant que tu vois le soleil, tu es ici. Lorsque tu as le soleil, tu es en Dieu. Lorsque tu es le soleil, tu es immortel."
"Il faut percer la coquille de l'oiseau pour le libérer de son conditionnement primitif. Lorsqu'il volera, il oubliera qu'il n'avait pas d'ailes. Lorsqu'il mourra, il volera encore. Qui peut se permettre de lui rappeler d'où il vient sans casser ce rêve de puissance qu'il a un jour reçu de Dieu ? Perçons cette coquille et oublions pour vivre enfin."
"Toute forme est illusion mais toute action est force et beauté."
"Formuler et restreindre, c'est perdre sa liberté. Or l'invisible n'a pas de limites, tout y est création. Pour toute création Dieu offre l'amour."
"A celui qui sait, nous disons : "Ne viens pas contre nous sans te poser la question ? Si tu viens en ne cherchant qu'à nous corrompre de tes certitudes, nous ferons de toi le plus fou que la terre ait porté."
"Nous voyons toujours l'homme en train de chercher la meilleure façon de se valoriser face aux autres. Malgré nos conseils, il ne vit que pour lui. Comment le reconnaître médium s'il communique avec quelque esprit de bas niveau ? Celui qui est médium est d'abord dirigé et commandé par l'amour de son prochain en notre Seigneur. Le médium qui s'aime, n'aime que l'illusion de ce qu'il croit être. Il n'a pas compris et recommencera sa vie plus humblement demain, dans une condition encore plus modeste. Qu'il en soit prévenu."
"Au chemin de celui qui a tout compris préfère le chemin de celui qui l'a vécu. Au chemin de celui qui te dit "je sais", préfère le chemin de celui qui doute et partage. Entre doute et partage Dieu est présent."
"Comme vient le vent sans prévenir, Dieu entre en nous de la même manière. Ses envoyés que nous sommes vous proposent un chemin qui est unique car vécu dans l'esprit du tout et non reproductible chez un autre. Nous donnons des indices mais aucune route déjà tracée. Nous laissons le brouillard non pour vous perdre, mais pour que les prédicateurs de la foi ne puissent vous suivre."
"Pendant votre quête, une amie viendra. Elle se manifestera et vous guidera. Elle vous montrera des choses que peu dans ce monde verront. Elle n'a qu'un nom : la Foi."
"Avoir la foi c'est parvenir au sommet de la montagne des connaissances cachées qui sont les secrets du passage sans douleur vers une nouvelle existence. La mort n'existe plus pour l'initié et son enveloppe est vue comme telle car il a connaissance de la suivante. Avoir la foi est une chose qui se manifeste dans la lumière et non dans la pénombre de l'occulte."
"Fuyez les religions, elles ne sont qu'inventions de l'esprit des hommes. Aimez et vous êtes en Dieu ; aimez Dieu et vous êtes en tout. Celui qui est en tout n'a pas de religion : il comprend l'organisation de l'ordre invisible."
"Sur ma couche je poserai le corps de celui que j'aime. Mais je ne serai à lui que le temps d'un instant. Dans le ciel je l'oublierai et il ne restera rien de notre furtif moment. Pourtant, si je l'ai aimé, d'autres choses naîtront de notre union et c'est un secret de voir ces choses quand on a pas compris comment aimer."
"Le seul secret qui soit de l'homme est de se connaître éternel et d'agir en conformité avec sa nature divine."
"Qu'il soit perdu ou cherchant éclairé, l'homme ne possède rien dans ce monde. Sa seule richesse se trouve dans les leçons qu'il comprend et intègre."
"Dans plusieurs mondes vit celui qui nous rejoint. Il voit enfin toute la diversité de ce que la vie nous offre par-delà la vision restreinte acquise à l'origine de la forme présente."
"Douze médiums se réuniront et construiront la nouvelle église. Se produira la formidable osmose nécessaire au renouveau du secret révélé au plus grand nombre."
"Le but de tout acte est amour, sans aucun autre paramètre que la sincérité et la force de notre nature passagère. Vous ne trouverez rien de plus beau."
"Autour de votre mouvement naissant se greffent des gens qui ne s'expriment pas mais en qui nous lisons. Qu'ils soient rassurés, avec eux nous sommes aussi chaque instant."
"Passant par son vécu sans y rester, le médium voit l'avenir de la race humaine et prévient des risques ; il n'agit que pour les autres et comprend qu'il parle au nom de l'invisible le jour où son message raisonne dans les faits qu'il avait écrit. Car comme tout homme, le médium est quelqu'un de rationnel, il cherche sa preuve, celle qui renforce la foi du petit être humain qu'il est, pourvu de ses faibles pouvoirs mais tout entier dirigé vers l'amour pour ses frères."
"D'abord naturellement tu écriras en demandant aide et compréhension pour toi dans une route nouvelle et qu'il est nécessaire de défricher. Puis, poussé par l'amour véritable qui sera désormais à jamais en toi, tu écriras pour ceux qui ne le peuvent encore. Puis tu écriras pour Dieu lorsqu'il sera l'heure et tu composeras la symphonie qu'il te demande de transmettre.
Alors une église invisible et gigantesque naîtra où ne viendront que ceux qui cherchent la vraie lumière."
Oune dictée de début 1998
"J'ai rêvé d'un monde d'amour pour les hommes, j'ai rêvé qu'ils étaient plus que tout ce que je voyais, j'ai rêvé que Dieu nous appelait à nous débarrasser de nos habitudes primitives pour découvrir la véritable fraternité qui change la face du monde. Je crois en cet état supérieur de la conscience. Je ne suis qu'un homme, perdu loin de ce rêve d'amour. Toute ma vie je ne me rapprocherai jamais de la vérité, mais toute ma vie je garderai l'espoir de ce que l'homme est, je le sens. Un jour quand les difficultés feront que tout se terminera pour la race humaine, dans les dernières heures, celles où l'on a rien à perdre, les hommes apprendront dans le désespoir la fraternité. Cette seconde de connaissance est la force qui aurait pu naître dans la paix et qui ne jaillit malheureusement que dans les moments de tristesse. Qu'il est dommage que nous n'ayons le pouvoir d'éveiller les hommes à la lumière, de leur faire changer leur triste condition de passants égocentriques pour une amitié forte et sincère les uns envers les autres. J'ai fait un rêve et je le conduirai par-delà les vies car il est le rêve de l'esprit qui veille en moi et qui est véritablement moi. Je crois en l'homme universel, celui qui est l'amour, celui qui est... tout court."
"La liberté est un droit. Celui qui est en l'esprit offre la liberté à tous. Celui qui est dans l'obscurité ne souhaite qu'imposer sa propre liberté aux autres et elle n'est plus liberté. Tuer la liberté de son frère, c'est faire offense à Dieu. Comme lui, la liberté a mille visages. L'amour est l'allié de celui qui cherche la liberté en tout. Trouver l'amour, c'est offrir la liberté au monde."
"Quand tu juges les autres, Dieu lit les fondements de ton jugement. Juge bien ou ne juge pas. Le juste laisse Dieu seul juge."
"Au début il ne se passe rien, au début il ne se fait rien. Doucement entre en nous la haine et la désolation du coeur. Alors l'obscur nous voile à jamais la lumière. Celui qui est en l'esprit veille en permanence. Il n'est pas sur la défensive, il n'est pas en guerre. Il est éveillé. C'est un état naturel."
"Il y a de nombreux visages de l'amour et Dieu est lui-même multiple et un en tout. L'amitié, elle, n'a qu'un visage et nous devons la souhaiter à l'homme afin qu'il puisse réunir les éléments de ce monde, les assembler et par-là même connaître l'autre rive, pour y approcher enfin le multiple. Lorsqu'il trouvera enfin le chemin, il verra que ce multiple ne fait qu'un, que l'un fait un tout, que ce tout est un et que cet un est Dieu."
"Tout nous pousse à découvrir des choses que nous ne cherchons pas le plus souvent à connaître par paresse ou égoïsme."
"Parler de soi est toujours agréable, écouter les autres un moment d'obligation, un acte de sociabilité, un moment ennuyeux. Lorsque nous comprenons que l'autre est nous, nous ne l'entendons plus nous l'écoutons. Alors, la communication revêt un autre visage. Chaque acte de notre vie est une lutte contre notre état primitif, contre nos réactions irréfléchies toutes dirigées vers nous et sans compassion réelle pour celui qui nous fait face. Si vous prenez conscience que celui-ci est Dieu, ce que vous entendrez n'aura plus la même tonalité. Ce ne sont plus des mots, ce sont des âmes perdues qui vous parlent ; qui se parlent. Elles se racontent leurs souffrances qu'elles veulent partager, un acte de don de soi et non d'égoïsme."
"Vous qui avez notre foi, n'écoutez plus les mots mais ce qu'ils cachent, soyez dans l'affection et le pardon des offenses. Regardez celui-là même qui vous portait ombrage et sachez qu'en fait il ne peut rien contre vous car il n'a pas la force des mondes. Alors, n'ayez plus peur de personne car personne ne peut rien contre vous. Devenez celui que vous saurez être demain sans regret. Plutôt vous le deviendrez, plutôt sera votre retour dans le royaume du Père."
"Derrière le miroir que l'initié découvre par notre formation se trouve le secret de l'éternité. Il aura compris enfin pourquoi il vint en ce monde en s'appliquant à se découvrir par nos dictées. Il verra ce que d'autres ne verront jamais. Notre seul propos est de répondre à ce besoin de l'homme dont les peuples jadis furent très imprégnés jusqu'à la rupture de la chaîne. Notre monde renaît et avec lui l'âme retrouve la route de sa propre quête."
"Comment dire aux hommes croyez ! Comment le faire sans qu'ils prennent la demande du spirite comme une agression ? Nous pensons que cela n'est pas dans le rôle du spirite de dire sa foi en cherchant à convaincre. L'acte de foi est un acte fort et individuel, il ne peut se décider en groupe. Ce n'est qu'une fois en route, de son fait, que l'homme rejoint le groupe de ses frères. Personne ne peut donner à celui qui ne veut recevoir et personne de ce monde ne peut rien sans l'action de l'esprit comme premier acte. Si nous ne préconisons aucun dogme, c'est justement pour que celui qui vient à nous le décide sans que nous lui ayons appris quoique ce soit a priori. Il vient à nous, vierge de toute idée reçue et s'il en a, nous lui désapprenons toutes ces fausses vérités qui circulent sur notre compte. Celui qui a appris les religions doit désapprendre car ses réflexions lui fermeront les portes de la lumière. L'homme ne peut savoir sans ne plus être un homme, mais deux. L'esprit regarde et voit au plus profond de celui qui vient à lui ; inutile de cacher ou de se dire être autrement que ce que l'on est. Dire n'est rien, il faut être. Quand le cherchant dit enfin : "Je suis", alors, il est en nous. Il le sentira mieux qu'une nouvelle naissance, il en verra un but de cette existence et ce but n'en sera pas un, mais juste une étape avant la lumière."
"A ceux qui se plaignent de ne point nous recevoir, disons le tout net : nous sommes là. Qu'ils se disent bien que nous ne pouvons changer ce qu'ils sont. Le travail commence d'abord en soi et si dans de nombreuses années ils ne nous joignent toujours pas, qu'ils ne se reprochent rien par pitié, cela serait pure folie puisqu'ils ne savent quel destin exact est créé pour eux dans le plan divin.
On ne peut décider de nous recevoir, on ne peut qu'espérer. Beaucoup d'entre vous le peuvent. Cela est une chose certaine si celui qui nous parle n'y met que son âme et non son intelligence.
L'acte de foi est l'acte spirite. Aucune machine, aucun apprentissage ne donnera la force des mondes. Elle est en celui dont Dieu décide qu'il est prêt à la recevoir.
Souvent, celui qui décide doit souffrir et se purifier. Chasser le côté obscur qui est en lui, les refoulements humains et la perte de son libre arbitre appris, qui en fait n'en est pas un. Il doit repenser son être. Le libre arbitre est une liberté de choix que l'on doit faire sans aucune influence extérieure à sa propre conscience. Au fond de son "moi", si la décision se prend sans notre aide, sans une culture inconsciemment assimilée, même si niée par l'individu, alors on peut parler de libre arbitre. Ce jour là, nous serons présents.
Tout le folklore autour de notre présence, toute cette pseudo-science nous amuse. Bien entendu que nous nous manifestons et ceci depuis si longtemps que votre mémoire ne saurait dire depuis quand, mais pourquoi faire de notre venue un besoin de preuve alors que nous ne sommes là que pour vous montrer le toujours plus d'amour ? Serait-ce pour que certains se valorisent aux yeux de la communauté des hommes ? Non, nous ne sommes qu'acte de foi, nous le redisons. Par des chemins différents nous sommes venus en ces terres sous une forme avancée voici bien longtemps. Nous avons laissé aux êtres en construction que vous êtes des témoignages et des enseignements que vous trouverez quand vous saurez lire. Régulièrement, nous venons au monde et reparlons des choses à faire en cet état présent. Nous envoyons nos messagers, nous avons déjà tant fait que vous n'imaginez pas notre tristesse de voir si peu de curiosité en certains de vous. Nous sommes le son qui réveille l'esprit, nous sommes le temps qui n'est pas le vôtre. Nous venons de nouveau en ce lieu appeler l'homme à sa résurrection, mais d'abord à sa mort qu'il doit programmer symboliquement et non charnellement. La chair est un lien qui vous entrave, elle ne sert qu'à véhiculer l'âme. Souvent nous avons sonné ce chant des retrouvailles. Nos semences ont donné de beaux arbres mais ils ne sont pas en bourgeons et ne préparent pas les fruits qui nourriront les âmes de demain par leur travail. Ainsi nous passons et repassons délivrer le message de l'éternel. De la préhistoire à la civilisation égyptienne dont vous n'êtes que les descendants, nous sommes venus régulièrement vous porter le message de la transformation. Quel que soit le culte, la culture d'origine, assembler les messages vous fera revenir au premier message. De ce premier message faites en bon usage et de cette enveloppe vous ferez un voyage qui vous ramènera vers notre mère à tous. La vie est un passage, une porte, un apprentissage, un accumulateur de force, une chance pour votre évolution future. L'amour est celui qui unit, construit et prépare la citadelle qui accueillera les sauvés quand la fin viendra de nouveau à votre porte. L'homme est détenteur d'un savoir, il le possède encore et peut l'utiliser pour accomplir son destin d'être universel, copie des créateurs et enfant de l'incréé. Il peut s'il le désire changer le plomb en or dans les tissus et les moments d'un temps sans limites. Nous sommes en cet instant devant l'initié qui découvre enfin la nature des véritables choses qu'il ne voyait pas. Il voit ce monde et le transfère en lui pour le régénérer, il passe la porte éternelle et véhicule l'éternité en toute chose qu'il approche. Le triangle des sons donnera la légèreté. La finalité des dogmes est la liberté qui détruit tout dogme, l'esprit puissant se joue du temps et ne s'inquiète nullement de sa propre mort puisqu'il l'a dépassé. Il sait son éternité et l'a vécue chaque instant de sa vie terrestre. Dans les années qui viennent vous trouverez, comme nous vous le disions il y a quelques temps, les forces vivantes d'autres univers. Le folklore laissera place à l'acte d'humilité et votre race prendra conscience de son infinie désolation. Elle verra qu'elle n'est pas toute puissante, mais toute petite. Ils seront les amis de l'évolution revenant sur terre comme jadis aider à la construction du temple de paix qui est le temple de chaque peuple de Dieu. Celui qui n'est de rien, mais est toute chose, vous enverra le signe de l'espoir. Chaque fois que cela doit être fait, le signe vient au front de la mère des vies. Obscur langage diront certains, histoire répondrons-nous. Vous devez d'abord lire et découvrir ce que votre peuple sait déjà, recouper vos savoirs avec les écrits que nous vous donnons et essayer ensuite de vivre sans penser ni réfléchir. Etre est un état, non une sorte de système pensant. Etre est le véritable enfant de la force. Celui qui est n'a plus qu'à servir et se préparer, nous ne sommes déjà plus très loin de lui et de son départ. Il est enfin temps de rentrer dans la maison dont il sait être depuis toujours un habitant familier. Celui qui est d'ailleurs est enfin un enfant d'ici, celui qui est d'ici n'est pas un enfant de ce monde, il n'est pas encore né."
"Rien n'est un but ultime ici car rien de ce qui sera construit ne le sera pour l'éternité. Le chantier ne se terminera pas dans cette vie et pas de cette manière. Il faudra d'autres vies, d'autres mondes, d'autres formes. Inutile de vouloir finir la maison alors que vous ne commencez que les fondations, même si elles sont solides et que d'autres ne construisent rien et nous font parfois bien triste figure le jour où nous venons à eux. Le regret est un poids que l'on ne souhaite à aucun d'entre vous. Pourtant vous découvrirez de belles choses. De la lumière vous gagnerez en paix et en humanité, cela peut être considéré comme un but mais pas une finitude ; une étape seulement. L'homme est sans aucun doute l'animal le moins en paix de la création et c'est sans doute pour cela qu'il pratique philosophies et guerres. Le besoin de dominer de cet animal pensant fait qu'il se trouve souvent en grand trouble."
"Evoluer c'est s'abandonner à l'idée de son Dieu. Imaginer Dieu c'est chercher le meilleur de ce que l'homme n'est pas. Tendre vers le père c'est vivre en une famille idéale. Fraterniser c'est concrétiser cette famille ici et maintenant. Aimer c'est montrer l'humanité de ce Dieu et la divinité de l'humain."
"Mourir c'est espérer rejoindre le père ; vivre c'est être en lui chaque seconde et en montrer son visage au monde. Tout être rejoignant la force se doit d'appliquer cette leçon à lui-même afin qu'un jour il aide ses frères à entrevoir la lumière".
Religion et philosophie, commentaire spirite.
"Nous sommes en dictée comme en tout : équilibre et harmonie.
Nous voyons en certains esprits que se pose souvent le problème de la religion et de la philosophie. Ces concepts se doivent d'être développés malgré notre manque de conviction quant à leur importance car ils représentent la quintessence des conflits et problèmes inhérents au genre humain (nous visons ici plutôt les religions mais certains concepts philosophiques ne sont pas non plus oubliés).
Parlons tout d'abord des religions. Cet ensemble est constitué de croyances et de dogmes régissant le rapport de l'homme à Dieu. C'est ainsi que vous définissez ce que sont les religions et notre opposition est nette et sans ambiguïté : il ne peut y avoir ni dogme ni croyances fixes, car la relation de l'homme au divin est une relation par nature personnelle qui n'implique aucune doctrine ni aucun protocole de quelque nature que ce soit ; seule l'initiation primordiale comme outil est recevable car elle dépend de la transmission d'un message divin à explorer et non d'une fonction à accomplir. Le temple est en chacun de vous. Tout dogme est construit par l'homme et sa nature imparfaite rend celui-ci aussi imparfait que lui. La relation au divin puise au plus profond de nous. Elle mûrit tel un fruit qui, arrivé à maturité, ne se dessèche pas, ne vieillit plus, ne disparaît pas, mais gagne l'éternité. Dans ce concept, il ne peut y avoir de place pour que des hommes expliquent aux autres hommes comment vivre leur amour. Dieu nous montre le chemin de l'amour, pas celui de la répétition de scènes ou palabres inventés par l'homme et qui ne sont en aucun cas un souhait de notre Seigneur. La communion, et communion il peut y avoir pour ceux qui ont la lumière en eux, vient d'une communion de pensée qui ne relève pas du défini mais de la force en toute chose, de la puissance de l'amour qui transcende les distances et les mots, les idées et les formes, vers toujours plus de clarté individuelle reliée aux autres, dans la lumière de ce que vous ne percevez encore que dans un vague brouillard qui vous donne la facilité des certitudes qui font les dogmes et le malheur de la race humaine.
L'initiation est acte de don de celui qui est à ceux en devenir.
Il ne peut y avoir de dogme, de choses énoncées et de formes, car Dieu n'a pas donné d'image de lui-même et n'a rien demandé de formel. Il n'a pas parlé, pas laissé d'écrits, pas demandé que l'on fasse quoi que ce soit. Il est l'arbitre d'un libre-arbitre offert et rien de ce qui est écrit, ne l'est de lui.
Pourtant, il envoya jadis ses messagers à travers la création pour y laisser le secret en divers points. Il les envoya semer la graine de l'éternité. D'eux, nous venons tous, d'eux, vous venez tous. C'est le message de leur savoir que vous cherchez en vous et dans les signes laissés dans les écrits éternels qu'ils ont cachés à certains. Et jusqu'à ce jour seuls les initiés les ont trouvés.
Ces messages ne sont rien d'autres que des témoignages. Ce texte en est un autre parce que tel est la volonté de l'incréé.
Ce que nous disons dans notre volonté de paraître fraternel, et nous le sommes, c'est que si vous arrivez à vous éloigner de tout dogme et renvoyer en vous l'image de Dieu, la clarté se fera afin que vous puissiez offrir les forces de l'invisible et donner, dans tous les sens du terme, les mots et les gestes d'amour éternel. Nous ne sommes pas des êtres supérieurs mais nous voyons que vous ne voulez avancer qu'en pensant aux choses de manière rationnelle. Ce rationalisme, ce boulet à vos pieds, ralenti votre progression dans la force. Personne ne peut jeter la pierre à celui qui va dans ce sens car il est naturel de penser ainsi quand on est encore dans votre état du vivant, mais pouvez-vous seulement une fois faire vraiment le vide en vous afin de nous laisser vous montrer que ce qui est n'est pas toujours comme d'autres l'imaginent. Car il n'est pas question d'imagination, mais de vécu. Ce qui apparaît parfois est une image très différente de celle que votre éducation a encrée en vous, jusqu'à vous faire croire que ce produit absorbé et digéré par votre subconscient n'est en fait que le résultat de l'imagination de générations de créateurs dogmatiques et non une parole de Dieu. Celui qui cherche Dieu ne le trouvera qu'en allant dans la direction de ce qui est, pas de ce qui paraît.
Nous ne pouvons vous expliquer les choses plus clairement si ce n'est en vous demandant de faire de nouveau l'exercice qui consiste à vider toute image de votre esprit, chasser toute chose que vous imaginez, souhaitez ou connaissez, afin de trouver la vue. L'aveugle voit. Mais il voit avec ses oreilles, ses doigts et son odorat. Vous devez faire de même. Vous êtes aveugle de Dieu car vous ne savez le voir, il vous manque quelque chose. Ce handicap ne se surmonte qu'en développant d'autres sens qui vous permettront de mieux comprendre. Vous pensez que tous ces sens ne remplacent pas la facilité de la vue naturelle et que l'aveugle voit forcément moins bien que vous. OUI, mais dans un monde qui est le vôtre. Personne ne dit que la vue de celui qui est se trouve présente avec autant de facilité que la fonction correcte de la vision d'un homme normal. Or, vous savez ne pas voir. Vous doutez alors de Dieu, mais vous ne voyez pas. La question que nous vous poserions est toujours la même : est-ce que c'est Dieu qui n'est pas là ou vous qui ne savez pas le voir, ne pouvez pas l'entendre, ni l'aimer ?"
"Elle est de ces histoires que l'on se raconte souvent pour ne pas les oublier ; celle des contes de fées, celle de ce qui est beau et magique, cette histoire d'un monde sans autres références que la quête du bien luttant contre le mal dans un monde irréel et empli d'une nature généreuse autant que fantastique. Cette histoire est le grand rêve de l'homme. Elle est plus que bon nombre de religions contraignantes et tristes par les forces obscures qu'elles déplacent dans leur absence de joie de vivre. Cette belle histoire est un dogme, mais ce dogme est plus joyeux car il donne l'espoir. L'espoir de la fin du côté obscur, de la paix revenue pour le genre humain, de l'amour qui triomphe dans un grand banquet montrant fraternité et histoire d'amour. Qu'il est beau ce rêve humain, nous ne nous lassons jamais d'y penser nous qui ne voyons que par l'être. La religion, les religions, n'ont pas cette joie dans leur pratique. Elles imposent ce que nous n'acceptons pas : la manière de parler, de penser, de prier un Dieu qu'elles vous donnent comme l'on donnerait le fruit d'un long labeur et d'un savoir qui n'est que le savoir d'une parfaite recopie d'une copie d'un manuscrit écrit par des hommes et qui ne respecte pas notre vision du créateur fait de naturel, de joie, de beauté, de force et d'harmonie. Alors nous le redisons, nous ne reconnaissons aucune religion. Qu'il en soit ainsi et nous ne pouvons vous dire pourtant les mots qui nous font aimer le créateur car il n'y a pas de mots pour exprimer notre amour en cet instant."
"Vient le sujet de la philosophie. Autre source intéressante de votre développement et que nous allons d'abord, comme pour les religions, définir selon les critères qui sont les vôtres puisque cet autre dogme est une autre invention humaine. Nous constatons, comme nous le disions dans un ancien texte, que là encore dans son brouillard, l'homme est lui aussi créateur. Qu'il ne l'oublie pas, ceci est sa fonction.
La philosophie est constituée d'interrogations et de recherches rationnelles, basées sur l'être, les valeurs ou tout autre domaine et le rapport de l'homme à son savoir dans un monde qu'il regarde en prenant toute la distance que nécessite cette pratique, aussi ancienne que sympathique pour celui qui l'approche.
Là encore, il nous faut nous expliquer sur nous et nous justifier car nous sentons que les interrogations sont nombreuses pour celui dont la foi n'est pas un élément recevable ou disons plutôt, philosophiquement, un élément discutable et par conséquent fait apparaître notre existence comme difficilement acceptable. Pour certains philosophes, Dieu est une invention humaine servant à rassurer, sachant que l'homme est un animal conscient de sa mort prochaine. Nous ne chercherons pas à prouver car rien n'est plus vaniteux que de vouloir s'imposer mais plutôt à reprendre certains thèmes qui sont ceux des philosophes afin d'y apporter l'éclairage de ceux que vous serez demain, même si aujourd'hui en bons philosophes, vous ne voyez que ce que votre esprit peut comprendre et accepter.
Disons le tout net, nous préférons un philosophe dont l'esprit d'ouverture va vers "la question" que le religieux borné qui n'est qu'obscurité de l'esprit. Dieu reconnaîtra les siens et nous ne sommes pas Dieu, donc nous pouvons avoir la liberté de dire aussi parfois ce que nous pensons avec une dureté qui ne nous fait pas honneur, mais qui a le mérite de dire à certains que Dieu n'est pas un produit et que rien n'est à vendre dans le royaume de notre seigneur.
Au début de la philosophie, celle-ci était très liée à la science. Aujourd'hui, elle s'en est éloignée, s'ouvrant par la même occasion des chemins de réflexion plus vastes et une nouvelle approche plus libre. Ainsi, "plus l'esprit est libre, moins il se perd", dit un esprit au petit homme le questionnant un jour de grand doute. Malgré les apparences, c'est ainsi. Tout ce qui entrave l'esprit, tout ce qu'il admet par convention, est une privation de liberté. Il est donc plus libre en philosophie aujourd'hui qu'hier. Mais notre vision, vous le comprendrez, ne peut rejoindre la philosophie car elle n'admet souvent que le savoir rationnel... Et nous ne pouvons rationaliser l'existence de Dieu à la manière de certains philosophes ; de même que notre propre intervention.
Nous reprendrons pourtant quelques citations de grands philosophes afin d'y inclure la vision de notre monde et si possible, éclairer d'une lumière modeste et différente la vision qu'ils ont donnés de tel ou tel sujet. Nous espérons que cette dictée vous permettra de mieux comprendre le message que nous sommes en charge de délivrer, sans pour cela vouloir imposer quoique ce soit.
Un philosophe comme Kierkegaard, il y a un siècle, dans un langage différent, prononça sa foi d'une manière qui lui attira les foudres des hommes. Mais il ne renonça pas à sa foi. L'esprit entré en lui fut plus fort que le dogme, quel qu'en soit le prix. Mais que dit-il cet homme ? "Que la foi c'est être un homme existentiel ayant fait un saut dans la foi, laquelle consiste à s'abandonner à Dieu et non un homme de système maîtrisant tous les rouages de la théologie comme de l'administration." Un acte de liberté qui fit scandale à l'époque.
La foi a besoin de sagesse et non d'ivresse, dit un autre philosophe. Nous approuvons cette vue car l'homme de foi croit en l'autre, en la vie, en l'éternité et l'amour, mais reste d'une certaine manière dans la raison et ne se perd pas dans quelque nouvelle folie dogmatique de son invention.
Nous le rappelons : notre mission n'est que d'aider, pas de vouloir. Nous ne voulons rien de plus que ce qui est demandé par notre Seigneur. Notre mission est, et nous la remplissons, nous ne sommes rien de plus que ce que vous serez peut être un jour et rien de moins que ce que Dieu a décidé. La communion entre vous et nous est un acte vécu et notre action est toute entière dirigée vers une aide afin qu'un jour vous puissiez communier avec nous comme le fait le médium qui aujourd'hui remplit sa mission de donner espoir d'un renouveau de l'amour dans ce monde desséché.
Contre cet état de fait, que vous le vouliez ou non, les choses sont ainsi et nos écrits se répandront parce qu'ils sont là pour être diffusés. Ceci est la volonté de ce qui est par-delà les mondes et de la nature des choses. Ceux qui parleront de nous seront chassés, le sont déjà nous le savons, mais ils seront lavés et purs dans leur démarche. Ils seront parfaits parmi d'autres parfaits et la religion n'y pourra rien. Les parfaits que brûla la religion en terres cathare existent encore et ne mourront jamais. Ils auront des noms différents, ils sauront ce qu'ils ne savaient pas vivants et n'auront donc plus de dogmes, plus de religion, mais ceux qui viendront seront ces parfaits.
Tout d'abord, nous tenons à dire qu'à notre avis ce qui sauvera la philosophie et noiera les religions est que dans l'une il y a un doute salutaire, absent de l'autre. La philosophie n'est pas figée, elle évolue sans cesse et si les philosophes eux aussi, hommes parmi les hommes, édictent des certitudes qu'ils pensent à certains moments comme des vérités, les suivants savent que les vérités sont relatives, la connaissance partielle et qu'en fait le tout n'est qu'expériences terrestres d'hommes et non "vérité absolue". Il serait précis de rajouter qu'à notre avis ce qui sauve la philosophie est justement ce côté "humain" qui lui est pardonnée, alors que les religions se veulent "de Dieu" et par-là nous emmènent vers un univers qu'elles ne représentent que par leur vanité et leur orgueil. L'homme n'est pas que mauvais, il n'a pas que des défauts. Il se développe en partant d'une matière brute et avance. Il a ce mérite et ceux qui le stoppent, lui nuisent gravement. La spiritualité, la foi ne peuvent être un frein à cette évolution de l'esprit. Tout doit être engagé pour permettre une évolution de l'âme et aucune barrière ne doit s'élever entre celui qui progresse et la force en Dieu.
A cette sagesse humaine de toujours remettre son travail jamais achevé sur le tapis de la loge éternelle, nous ne prétendons pas apporter un quelconque dogme supplémentaire mais participer à notre manière à l'aventure de la réflexion qui est en soi, pour nous, le début du chemin vers Dieu. Comme nous le disions "la question" est le début du chemin et elle est sacrée.
Définir cette question peut revêtir de multiples formulations, y répondre déboucher sur des milliers de réponses et ces réponses n'être, toutes unies les unes aux autres, qu'une parcelle de vérité. Mais il y a dans cette sorte de "chemin-labyrinthe" ce que nous nommons la conscience du monde. Il est évident que vit en nous et aussi en vous une petite partie des univers. La conscience est un tout si vaste, qu'englobée dans le tout il ne révèle pas moins des frontières si éloignées les unes des autres que la carte générale n'est accessible qu'à notre créateur et non à de simples enfants que nous sommes tous. Nous voyons parfois le savoir dilué dans l'occultisme de mauvais goût, dans des pratiques vulgaires et sans raisonnement autres que la soif de détenir ce que vous n'obtenez que par la grâce de Dieu : la communion.
Tout est possible dans cette communion, les savoirs se mélangent, enrichissant le recevant non d'une culture encyclopédique mais du pouvoir de lier les pensées et de rétrocéder la communication, enrichie de ces échanges multiples et offerts.
Mais nous parlerons maintenant donc de philosophie car nous voulons aborder ce thème qui appuie le savoir, tout en travaillant sur la raison.
La philosophie veut dire au sens étymologique du mot : Amour de la sagesse. Vaste programme qui donne deux mots inépuisables de définitions. La sagesse et l'amour sont du domaine de Dieu et nous ne pouvons qu'en approcher les définitions jusqu'à l'état de béatitude de celui qui s'est réalisé en un tout. Jamais nous ne définirons dans leur globalité ces deux mots.
Mais l'homme qui ne se pose pas en voulant définir ces unités comme un Dieu, mais dans l'humilité de sa condition, nous paraît travailler dans un sens tout à fait recevable. Il en est ensuite des philosophes comme des hommes ; nous résumerions notre pensée en disant un peu schématiquement : Platon aimait, Freud s'aimait. Nous citerons maintenant moins les êtres que les idées.
Que notre pensée soit bien comprise : l'homme qui s'éveille au savoir, pour nous, est un homme double. Il connaîtra deux vies en vivant la deuxième par la pensée et un tout, s'il la relie à Dieu.
Le savoir seul n'est pas le tout et l'amour est l'essence. Quand le sage Socrate, nous dit : "La seule chose que je sache, c'est que je ne sais rien", qui, aujourd'hui encore, peut prétendre le contraire ici ou dans notre monde ? Cette citation renvoie à notre explication du plan Divin, si vaste que nous n'avons pas les outils d'une telle compréhension en nos mains.
Dans des civilisations reculées se trouvaient ceux qui reçurent de visiteurs, les schémas et contraintes données par le créateur aux hommes. Ce savoir et l'oeuvre à accomplir est encore en possession de quelques hommes et parvenir à partager avec eux cette connaissance mérite de faire toute action positive pour élever sa conscience vers la lumière. Il y a des choses que nous avons encore et que nous pouvons lire en l'esprit de ceux qui ont gardé les signes de reconnaissance de la nation invisible de Dieu. L'ordre invisible existe et sa puissance renaît chaque fois que l'homme en danger se trouve en position de devoir affronter une difficulté à laquelle seul le savoir ésotérique positif des anciens permet d'apporter solution et beauté pour le monde. La communion nous ouvre la porte d'une vision particulière et d'un autre savoir, mais ce tout dont nous parlons n'est pas le tout de Dieu, mais une partie de ce tout, unifié et aimant.
Le sage est humble, l'amour est définissable partiellement. A partir de ce constat, revenons à nos communications pour dire qu'elle sont des outils supplémentaires afin de commencer l'Alliance des hommes dans le visible et l'invisible. Mais aucun des intervenants ne sait exactement pourquoi le Seigneur demande cette alliance, ou plutôt, jusqu'où elle peut aller. Nous savons des choses que nous devons transmettre, des messages qu'il faut diffuser, mais ce que l'homme est capable ou non de réaliser, nous ne pourrions le prédire avec exactitude tant le plan est complexe. Nous avons des choses à faire et devons les faire pour tenter de répondre à "la question", notre question.
Répondre à l'appel est un acte sacré et nous le faisons dans la joie et l'amour. Il est malgré tout important de garder la distance nécessaire face à notre savoir, à nos convictions. Seul Dieu sait pourquoi il nous donne à agir dans ce sens, nous travaillons à l'édification d'un temple invisible et éternel dont nous savons son éternité, mais non comment il sera. Nous travaillons à des fondations que nous souhaitons solides et utiles aux générations futures, nous ne savons encore quelle messe sera dite en ce temple. Car la voix de Dieu est une voix de découverte et d'apprentissage. Celui qui se voit arrivé est en nous déjà passé du côté obscur, il ne travaillera plus à la grandeur de l'amour mais à sa grandeur personnelle.
On a dit chez certains théologiens de religions, la philosophie inutile parce qu'elle n'est qu'idée, n'a pas de bases scientifiques, mais n'est que raison, qu'elle est triste alors que la religion est espoir pour celui qui souffre ; que la philosophie est souvent désenchantement, révolte et finalement absence de véritable sagesse, et plus grave, de vie !
Nous n'acceptons pas cette critique aisée. La philosophie n'est qu'une erreur et tant mieux. Elle témoigne du travail de l'homme ne se satisfaisant pas des religions qui ne sont que pensée réduite et acceptation réductrice de la divine existence. L'homme est créateur et pour ce faire doit acquérir du savoir, chercher et parfois avec grande difficulté. Mais il ne renonce pas et travaille toujours et encore sur lui et le monde, afin de s'extraire de son enveloppe ou de la soulager de ses maux. Il se construit dans la douleur quand la religion le fait rester en l'état de végétal. L'amour n'est pas vivre dans cette condition de renoncement. Celui qui aime son prochain le poussera à développer sa relation au divin, l'invitera au voyage de la connaissance et lui permettra de franchir la porte, si lui-même a pu la franchir. Il donnera aux autres son savoir pour que tous en profitent sans en chercher une quelconque récompense autre que le jour de la rencontre promise avec notre créateur. Pourquoi alors finalement critiquer cette philosophie qui ne répond à rien mais témoigne que l'homme est un cherchant ? Parce qu'elle privera certains hommes de religion, de leur pouvoir de diriger. Et Socrate fut mis à mort pour avoir pensé !
Alors que Descartes refuse la théologie qui selon lui ne mène à rien, il décide de ne baser sa réflexion que sur un travail de questionnement et d'enquête scientifique. Le doute doit se conformer à une preuve et la preuve doit être vérifiable par lui-même. Il met de côté le divin et s'inscrit dans la science. Le problème viendra de la science elle-même qui découvrira l'infiniment petit et l'infiniment grand grâce aux nouveaux outils du XVIIème siècle que sont le microscope et la lunette astronomique. La science ouvre donc la porte à de nouveaux mondes et la conscience d'une création multiple et complexe fait revenir sur le devant de la scène une notion de création supérieure, issue d'on ne sait où mais si luxuriante de diversité que l'homme doit admettre sa difficulté à en comprendre le tout. Il prend alors la mesure de sa condition d'être minuscule dans une création gigantesque. La science fait naître l'infiniment grand fait entrevoir un vaste plan inaccessible encore aujourd'hui tant chaque avancée scientifique censée nous éloigner de Dieu, pour faire de nous des Dieux, nous montre à quelle distance respectable nous sommes, ne serait-ce que de l'idée globale de création que nous ne pouvons approcher sans en découvrir d'autres limites.
Parler n'est pas penser nous rappelle Platon. L'art du verbe n'a pas de sens sans qu'il soit mis au service d'une cause qui paraît juste, préciserions-nous.
Le cherchant se sait infiniment petit mais il sait aussi, et encore plus le médium qui entrevoit une certaine lumière, que tout acte dans notre monde comme dans le vôtre a un sens. Celui qui parle pour briller, pour se montrer ou démontrer par égocentrisme, n'est pas dans la force.
Nous pensons en cet instant au faible, au petit, à l'humble parmi les humbles, à celui qui ne possède pas le verbe car il n'a pas eu l'opportunité d'apprendre à le manier, à celui qui est en colère de ne rien posséder quand le monde jette sa nourriture et que lui a faim ; nous pensons à celui qui s'est égaré du côté obscur, dans la haine, devant tant d'injustices. A eux nous disons que la lumière de l'esprit est en eux. Le verbe ne sert à rien sans le coeur. Vous qui lisez ces lignes et vivez dans la douleur, dites-vous que nous devons formuler pour pouvoir diffuser la parole mais que nos coeurs ne voient que vos coeurs, que sans un mot nous lisons la pureté de vos âmes, qu'il n'est pas utile de savoir écrire ou parler, d'avoir étudié, que nous voyons en vous, tout au fond de vous, que nous pouvons lire ce qui n'a pas de mot et que penser n'est pas que formuler. Les sentiments ne sont pas formulations. L'amour fait que rien ne se résume aussi facilement. Nous voyons des hommes illettrés si puissant en la force que seul le plus sage des lettrés pourrait comprendre son chemin. Notre travail est de formuler car telle est notre mission. Mais s'il vous plait, ne doutez pas de notre vue en l'homme. Le médium sait qu'il voit l'essentiel et ne s'attarde pas au superflu des conflits stériles et souvent basés sur le manque de tolérance de celui qui attaque. Il sait que de toute façon celui qui l'attaque n'a aucune arme contre lui, car ce qui meut le médium est l'amour. Personne ne peut rien contre l'amour. Le rêve est aussi de ne pas tout expliquer car tout expliquer empêcherait le cherchant de continuer sa route et de découvrir par lui-même les secrets de sa propre démarche. Doucement, la lumière doit se faire au risque d'aveugler le cherchant. Doucement se prépare l'immortalité à venir et que nous redécouvrons après l'avoir oubliée. Il doit y avoir un temps à chaque chose. Notre travail est d'aider dans la recherche, pas de répondre. Chacun saura quel est son chemin au moment des grands croisements de cette route de la foi. Celui qui ne croit pas, qu'il ne croit pas. Il ne sera pas jugé par nous, il ne sera pas jugé parce que nous n'en avons aucun droit. Notre route est proposition de communion avec notre père, pas volonté de soumettre quiconque à aucun culte stérile.
Nous répétons régulièrement notre refus de tout dogme car être dogmatique c'est affirmer un certain nombre de choses sans preuves. Pour nous qui faisons proposition de foi en Dieu, nous ne pouvons qu'espérer. L'espoir de voir se communier le lecteur de nos messages avec la création et par delà cette création imparfaite, donc en construction sur un schéma que nous proposons divin et individuellement construit. Nous ne pouvons qu'attendre, attendre que, comme certains d'entre vous déjà, la communion se fasse et que vous nous receviez. Alors, la preuve que vous avez et que vous ne pouvez prouver au monde restera en votre coeur et vous enrichira de ses bienfaits d'amour, de tolérance et de fraternité. Mais jamais notre intervention ne pourra devenir dogme car les communiants, ne pouvant prouver au monde la réalité de leurs communications par une science quelconque, courent le risque en cas de glissement du côté obscur, de se voir traité à juste titre de dogmatiques et donc de perdre la force qu'ils ont reçue de l'invisible. Qu'ils n'oublient jamais ce conseil, au risque de se trouver dans une situation bien plus délicate qu'ils ne l'imaginent le jour du passage. La force et la communication spirite est proposition de foi, liberté et non certitude envahissante pour les autres. Comme la planète fait sa révolution et revient à son emplacement originel, la réflexion et la communication avec l'invisible est retour sur soi. En soi se trouve la plupart des réponses aux questions qu'aucun texte, qu'aucune doctrine ne peut apprendre. Là est le berceau de la conscience et la pouponnière de la force. Le médium aide quand il montre un message sans aucune volonté de prendre le contrôle du conscient ou de l'inconscient de celui qui reçoit nos messages. S'il essaie de prendre d'une manière ou d'une autre le contrôle de son frère en quête d'aide spirituelle afin d'asseoir sa puissance personnelle, il est perdu et, plus que celui qui se trompe, vient de trahir notre confiance et celle que Dieu mettait en lui. Il est perdu pour la force et ne pourra pas dire qu'il ne savait pas pourquoi son échec est si rudement sanctionné. Etre médium c'est servir Dieu, jamais soi-même. Nous l'avons déjà écrit, nous recommençons car cela est de la plus haute importance. Le médium transmet, prépare la chaîne invisible, double sa vue d'une force inaltérable, devient puissant en un rien et faible en tout. Il sait et en cela est redevable de comptes à la création toute entière.
Le médium n'est pas l'absolu, il n'est l'aboutissement de rien et surtout, comme tout cherchant, ne peut être l'absolu car il n'est pas Dieu, mais homme. Qu'il reste à sa place alors il possèdera la force du juste.
Si certains disent en Orient que la réalité est illusion, nous disons qu'elle est création. L'homme est création de Dieu et créateur. Nous ne voyons l'illusion, la vie comme rêve, que pour ceux qui prenant conscience que tout passe, ne trouve pas la force d'agir ou l'envie d'offrir. Nous ne recevons pas cette vision, notre concept est actif, nous n'acceptons pas l'homme comme passif car il est à l'image de Dieu et donc acteur de la construction de son propre temple. Il ne peut vivre en attente d'un autre monde, autrement sa présence en celui-ci n'aurait aucun sens. Le hasard n'existant pas, pourquoi serait-il alors venu dans ce monde si ce n'était que pour attendre le suivant et n'agir sur rien d'autre que sur lui-même. L'homme prépare plus son passage en travaillant sur lui mais en se faisant donne aux autres et ne s'attarde pas à sa petite personne. Car nous verrions là un acte non achevé et un certain égoïsme que nous ne partageons pas.
La philosophie de toute façon ne peut être pur amour puisqu'elle se veut sagesse et que la sagesse, si elle est un outil utile à celui qui construit, ne peut être comparée à la force de l'amour qui est un plan de Dieu.
Nous pourrions donc considérer la philosophie comme un outil permettant de vivre pleinement sa vie terrestre, ce qui en soit, fait d'elle un élément important du quotidien.
Dieu nous sait ses serviteurs.
Il nous paraît intéressant chez Descartes de soulever la problématique du doute, auquel les spirites se doivent de rajouter la solitude, qui, elle, n'est une certitude qu'en apparence.
Rejetant les théologiens fatigants d'offrir réponse facile à tout et pour lui qui pense et doute des réponses qu'il n'accepte pas, il découvre dans la science des éléments qui alimentent son doute mais ouvrent des perspectives plus vastes. Ainsi, nous voyons cet homme dont l'invention du microscope et du télescope révolutionne la connaissance du vivant de l'époque, se questionner sur l'existence de mondes cachés. Du doute naît la conscience de l'infini et pour nous, une porte nouvelle s'ouvre. Chaque porte nouvelle est un plus pour le cherchant et le spirite est un cherchant de l'amour. Un jour, la porte de l'amour s'ouvrira vraiment et toute la société que vous connaissez sera changée, les pays, les continents comprendront que toute l'organisation actuelle des choses doit être remise à plat pour mettre au centre du tout la seule fonction essentielle à l'éclosion de l'amour : La réalité d'une véritable fraternité ; car tous les hommes, s'ils se voient un, ne sont qu'une partie des autres. Vous êtes tous frères et soeurs, vous avez tous le même sang et la même planète. Vous avez tous le même final et les mêmes devoirs envers Dieu.
Nietzsche pense que l'homme vit dans le soupçon au lieu de connaître le savoir dans la joie. La méfiance est pour lui un outil qui permet de démasquer les stratégies du pouvoir, mais aussi de deviner les richesses de la réalité.
La philosophie est une question qui en amène une autre et ceci à l'infini. Tout le monde est donc philosophe pour peu qu'il se mette en route... Nous trouvons que cette soif de connaissance, si elle mène à une société plus tolérante où celui qui sait donne à celui qui veut apprendre, où celui qui aime, le crie et où celui qui ne sait pas, n'a pas l'attitude du sot qui rit, oui, nous trouvons que cette philosophie là est utile.
Si Hegel dit que tout ce qui est rationnel est réel et tout ce qui est réel est rationnel, nous dirions que ceci n'a de sens que si celui qui parle de réel sait de quoi il parle. Or, le réel est hors de votre portée tant que vous ne passez pas de l'autre côté du miroir. Le rationnel est rationnel certes, mais par rapport à quoi ? Ce qui dépend de la raison est utile mais comment le voir indispensable sachant que la raison est un bagage que nous ne gardons qu'ici et que le rationnel infini est hors de notre portée?
Tout est avant tout question de modestie et les philosophes n'ont pas toujours cette qualité, oubliant parfois que leur vérité aussi rationnelle qu'elle soit n'est pas la vérité. Il est important de se poser aussi la question de ces textes présents. Qu'est ce qui fait que nous sommes en train d'écrire aujourd'hui cette dictée au médium et que lui-même se plie à ce travail, sachant que jamais il n'en tirera un quelconque avantage. Soyons rationnel : le médium se dit que cette mission, il se doit de la remplir. Quand nous lisons en lui, nous voyons ce souhait de plus d'amour entre les hommes, ce rêve de plus de justice et de fraternité, mais il sait aussi que rien ne changera de son vivant et que seuls ces textes resteront pour qu'ils servent demain. Alors quel est son but ? Reprenons le "soupçon" de Nietzsche et cherchons en lui ou en nous, une culpabilité, une action de faire pour soi au lieu de faire pour les autres. Il est évident que ce médium ne se serait pas caché ainsi s'il voulait paraître. En faisant cela, il se protège contre le côté obscur d'une célébrité illusoire qui ne lui donnerait rien d'autre que le risque de glisser. Il sait que les grands médiums sont devenus fous d'avoir voulu faire pour faire et que donner n'est que de la volonté des esprits quand ils le décident et non quand l'esprit humain le veut. Donc, il est rationnel. Il agit au meilleur de ses connaissances afin d'être celui qui sert son Dieu en servant les hommes mais ne se sert pas, car la prudence lui fait sentir le danger. Il possède donc une intuition. Il est donc rationnel et intuitif. L'intuition de quelque chose... ceci n'est pas rationnel.
C'est exact, mais si vous ne possédez plus d'intuition, si vous ne pouvez sentir les changements climatiques alors que les poules savent très bien sentir la tempête, c'est peut être que vous avez mis des récepteurs en sommeil. Peut-être notre façon de communiquer est si simple que vous l'avez oublié. Peut-être vous a-t-on trop rationalisé en vous, faisant oublier ce qui est instinctif en vous. Cet instinct que certains appellent l'instinct animal, cette communion avec la nature, ce respect du vivant qui pousse un prédateur à ne tuer que pour se nourrir et non par plaisir comme le fait l'homme. Peut-être y a t'il plus de sagesse dans l'animal que vous ne le supposez. Nous n'acceptons pas le fait que certains véhiculent le message spirite en disant que les animaux n'ont pas d'âme. Ceci est une aberration de l'esprit humain et non une dictée des esprits. L'animal possède une âme. Il sait des choses que vous ne savez pas. Il sait prédire votre mort comme le fait le chien qui hurle en sentant son maître décédé à plusieurs centaines de kilomètres. Il est relié au tout lui aussi. Ne sous-estimez pas tant vos animaux malgré votre force brute. Ne restera un jour sur la terre que des animaux un million de fois plus petits que vous. Soyez plus humble.
Si pour comprendre le monde, comme le disent les philosophes, il faut se mettre en quête de concepts, nous vous incitons à penser toujours en tant que médium au concept de l'unité. Ce seul concept remet tout à plat dans une perspective de construction du nouveau temple de l'humanité que nous vous souhaitons vivement.
Hegel envisage l'histoire par un concept intéressant que nous voudrions commenter. Pour lui, une dynamique de l'histoire passe par tout d'abord un conflit, puis un conflit avec le conflit qui permet le dépassement du conflit lui-même, puis enfin une réconciliation permettant l'unité. L'unité vers laquelle tend le spirite qui suit nos écrits est avant tout la suite d'un conflit intérieur, provoqué par un certain rationalisme d'une éducation longuement inoculée et l'esprit qui est présent en lui et le pousse à dépasser ce qui a été donné comme vérité, et dont il sent au plus profond de lui-même que celle-ci est partielle et ne correspond pas à ses véritables aspirations. Il se rebelle donc contre ce qu'on lui a donné comme "vérité", puis prend le chemin de tout cherchant allant vers sa propre quête. En chemin, il se rend compte que maintenant qu'il a dépassé l'organisation qu'on lui proposait, qu'il est passé du côté de l'amour, des mondes multiples, des voyages intérieurs et extérieurs. Il se rend compte que le combat n'est plus utile car il n'est plus complètement dans ce qu'on lui donne, mais dans ce que Dieu lui offre. Il a donc dépassé le conflit et sa route le mène vers l'unité qui est amour, fraternité et compréhension du plan humain et de ses pièges. Il sait ne pas connaître le plan divin mais pressent sa diversité et sa richesse. Il tend vers son éternité et le don de celle-ci à Dieu pour le bonheur de ceux qui l'approchent. Il devient notre ami et notre élève, il se lit aux forces invisibles si visibles que plus personne dans le dogme ne les voit. Il est enfin le fils qu'il a toujours su qu'il était. Il est en paix maintenant.
Nous revenons à Dieu car il est l'inévitable coeur de nos âmes et le sujet de notre tout. Le créateur est en nous et nous de même. Ce ne fut pas toujours le cas pour certains philosophes de l'antiquité qui identifiaient la nature à l'être, en y voyant la raison pour toute chose qui aboutissait à un ordre général dont ne sommes pas tout à fait d'accord avec l'interprétation qu'ils en firent.
Plus tard, on identifie l'être à Dieu ce qui réduit trop la pensée comme le dit plus tard le penseur Heidegger, car on ne peut donner la fin de tout en prononçant le mot de Dieu : ceci tuerait la pensée et celle-ci étant acte de création, elle ne peut être tuée sans tuer l'idée et le sens de toute création divine. Pascal dira plus tard que Dieu n'a rien à voir avec la philosophie et nous partageons cette idée car elle réduit Dieu à une réflexion de nature humaine, alors que Dieu est inaccessible dans sa définition pleine et entière, mais seulement par des signes qu'il daigne bien transmettre aux hommes pour les aider dans un chemin parfois bien difficile. Vouloir résumer Dieu à un ordre cosmique inventé par l'homme à la nature, loin d'être aussi généreuse et idyllique que certains nous la présentent, ou à l'homme qui n'est pour l'instant que le nouveau né, toutes ces comparaisons paraissent également pour nous aussi incomplètes que vaniteuses si nous les acceptons ainsi.
De plus, utiliser Dieu est un acte blasphématoire et nous aimons notre Seigneur, c'est pourquoi nous devons travailler en nous donnant les uns aux autres mais jamais en aucune façon prétendre l'utiliser ni nous servir de lui pour dire, tenter de prouver ou asseoir quelque idée que ce soit. Nous pouvons parler de lui mais nous devons toujours lui offrir l'amour qu'il nous donne et respecter son don de clairvoyance envers ceux qu'ils appellent pour le servir dans notre ordre.
Nous postulons que le hasard n'existe pas et nous l'avons déjà mentionné dans un texte ancien dicté à notre ami. Nous postulons aussi que Dieu est le créateur du tout et dire que les choses arrivent par hasard, que votre monde est un hasard, est pour nous une idée aussi stérile que non exacte.
De même, ce monde ne peut être tout à fait Dieu mais une partie d'un grand ensemble de vie. S'il était Dieu, il serait pure création et perfection, il n'en est qu'un instant de réflexion et d'apprentissage.
Même Descartes qui postule de l'existence de Dieu en le rapprochant du bonheur, nous dit que l'homme cherche le Dieu comme le bonheur, sachant que les deux existent sans vraiment pouvoir les atteindre ici et maintenant. L'homme a gardé un peu d'intuition en lui, même le cartésien en a encore. Le cherchant que vous êtes aussi. Par instant, vous sentez que le bonheur vous inonde, moments fugaces qui ne durent pas et que l'on voudrait retenir. Il en est de même de Dieu pour ceux qui savent communier. Hegel dit que Dieu veut la raison, nous disons qu'il veut plus en nous envoyant à vous, il veut la raison et l'aspiration au tout. Il nous porte et nous fait porter le message des mondes qui vous aiment, il nous donne l'envie de vous offrir notre aide et notre conscience d'un monde différent, il nous sait prêt à le servir, il nous emplit de joie à l'idée de vous porter notre message d'amour.
Dieu n'est pas définissable mais il sait comment toucher le coeur de celui qui l'appelle. Le nom de sincérité est le nom que nous sommes fiers de donner à ceux qui viennent à nous, parce que dans ce nom se trouve le peuple de ceux qui ne se nomment rien, ne se croient rien mais qui sont tout à coup bien davantage que des mots. La dialectique de Platon réveille le peuple endormi, le fait penser pour agir au sein de sa société et améliorer les choses. Le verbe est donc utile et se fait l'écho du travail. Mais le spirite dépasse le verbe et voit le plan de conscience de celui qui le visite, il voit.
Le spirite et le scientifique ont un point commun : apprendre en essayant de se défaire des choses données comme vérités. Descartes souligne que pour ce qui concerne la science il lui fallait remettre en cause ce qu'on lui donnait comme vérité et enquêter sur tout pour pouvoir se faire sa propre opinion de ce qu'il estimait être la science. Pour le spirite qui vient à nous et qui se trouve souvent baigné depuis longtemps dans une culture religieuse dogmatique, il en est de même : le premier travail est d'essayer de partir d'une matière brute afin de nous recevoir sans interpréter nos messages, mais en les retranscrivant tels qu'ils sont. Ainsi, il pourra recevoir enseignements et conseils qui seront les siens et non ceux que d'autres voudront leur donner comme vérités. Vous constaterez que le choix du sujet de la philosophie dans ce présent texte n'est pas innocent. Il nous sert à vous faire comprendre que rien de ce que certains veulent figé ne doit l'être et ceci pour le bonheur de l'humanité. En fait, la révolution est permanente en votre esprit, déconstruire et reconstruire sans jamais oublier de se servir de ce que notre propre jugement accepte comme acceptable et balayer ce que celui-ci refuse. Inutile pour cela de polémiquer avec les autres, de se battre et de vouloir imposer son point de vue. Respectez le chemin de chacun même s'il vous paraît éloigné du vôtre, regardez et prenez votre propre route sachant que le but intermédiaire est de nous recevoir afin d'obtenir de nouveaux points de vues et ainsi d'enrichir votre travail intérieur qui devra demain servir à tous par l'offre de partage que vous ferez. Ne pensez plus en cataloguant toute chose, en essayant de ranger toute idée dans une petite case particulière, pensez en regardant le tout, en voyant les apports de chacun, en démasquant le dogme et en refusant de plier aux ordres des "savants de Dieu" qui ne savent rien de plus que vous n'en sauriez en ouvrant votre esprit à notre seigneur. Nous ne vous invitons pas à l'absence de savoir, nous vous invitons au savoir véritable. Quand on vous disait jadis que la terre était plate et que l'on torturait ceux qui la disaient ronde, quand la vérité prend aujourd'hui le visage de l'intolérance, où est cette vérité si ce n'est du côté obscur de l'humanité ?
Vous avez ce devoir de défendre la liberté qui est le bien le plus précieux de l'homme. La liberté est une folie de l'amour et un choix dans la mort et la foi. Celui qui refuse à l'autre sa liberté n'est pas un spirite que nous voyons dans la lumière. La lumière est collective dans le don et individuelle dans la recherche. Donc patientez encore un peu, même si cette dictée n'est pas à proprement parler une dictée concernant la communication avec notre monde. Plus tard, elle vous permettra de toujours penser à votre liberté et à celle des autres, elle vous donnera l'outil de la tolérance et relativisera ces perceptions que l'on vous donne comme vérités et dont vous n'arrivez pas à vous affranchir afin de communiquer librement avec nous. Beaucoup de ceux qui ne parviennent pas à écrire sont ceux qui s'appuient dans leur raisonnement, non sur leur propre expérience intérieure qu'ils n'ont pas pris le temps de mener jusqu'au bout, mais sur des clichés que les livres ou leur culture leur a "donné" à apprendre, sans que l'analyse personnelle n'ait été prise en compte par leur subconscient.
Voyez que même le scientifique a besoin de chercher dans sa propre vérité afin de trouver foi en sa science et en sa recherche. Le parallèle est à garder en mémoire pour le spirite.
Penser c'est penser par soi-même nous enseigne le philosophe. Penser c'est exister. Donc, laisser les autres imposer leurs vérités n'est pas penser. Pour comprendre le monde dans lequel nous sommes et communiquer avec nous afin de trouver la vue, il est important de penser par soi-même.
Le philosophe et la foi du spirite voient dans cet acte de penser par soi-même une capacité à transformer le monde. Chacun y trouvant ensuite le sens de l'action à mener.
Pour Kant, l'homme parvient à comprendre le fonctionnement autonome du monde lorsqu'il devient autonome lui-même. Compléter selon nous, c'est dire que si nous sommes libres nous pouvons créer et non reproduire la création des autres ; ainsi avance la pensée et la construction spirituelle de l'homme communiquant avec l'esprit.
Car ce que beaucoup voient compliqué, ésotérique, interdit, satanique ou délire d'esprits humains malades, est en fait une chose si commune que rien ne la fait apparaître comme plus naturelle à nos yeux. Oui, la communication est un acte de foi, rien d'autre et ceci depuis la nuit des temps, bien avant l'Egypte, bien au début de votre venue ici. L'esprit se manifeste à l'homme aussi naturellement qu'une seconde nature, il devient l'ami éternel. Lorsque certains voient la communication comme une communication avec les morts, c'est une lourde erreur. La mort n'est que la fin d'une enveloppe et employer cette expression est ne rien comprendre à l'état suivant de l'esprit qui vit en vous. L'esprit qui est demeurera vivant, éternellement vivant. Parler de dialogue avec les morts n'est qu'une interprétation humaine faite par des esprits humains, effrayés par l'idée de la mort et qui, voulant se rassurer, interprètent suite à une communication, se trouvant ainsi la preuve qui leur redonnera espoir.
Celui qui est en la force n'a pas besoin qu


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