Où vais-je ? où cours-je ? - Coucou Sef, « Celui qui se perd et ne veut pas se perdre davantage s'arrête » dit l'esprit. Pourquoi alors, toujours cette impression que c'est la vie qui

 
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Où vais-je ? où cours-je ?

Rédigé par Agatha
Posté le samedi 08.05.04 à 04h38
Message n° 17805

Coucou Sef,

« Celui qui se perd et ne veut pas se perdre davantage s'arrête » dit l'esprit. Pourquoi alors, toujours cette impression que c'est la vie qui nous arrête et nous accule dans une impasse ?

Il m'arrive de me retrouver dans l'immobilisme, non de mon fait, mais parce que la situation présente semble bloquée, qu'il n'est pas possible de revenir en arrière et que demain est dissimulé par le voile épais de l'inconnu. Je me retrouve parfois à un point P qui nécessite une prise de décision, tout en vivant le sentiment que les circonstances ne me laissent pas de choix. Dans ces moments incertains, plus que jamais tout ce qui me limite prend des allures de montagnes au milieu desquelles me sens prisonnière et comme coincée dans une camisole de force. Je ne sais plus où je vais, quelle décision prendre et donc quel chemin suivre.

O bien sûr, il m'est toujours possible de raisonner, de faire appel à tout ce que j'ai appris ou découvert du chemin, de l'épreuve utile, de tenter de me recentrer sur la confiance et la foi, etc... Mais plus profondément, en toute vérité, je ne comprends rien à ce qui survient et si ma tête me serine : « accepte et lâche prise », mes émotions, mes craintes, elles, ont tendance à crier : « Mais vous voulez quoi au juste ? Qu'attendez-vous de moi ? Quelle est la route à prendre ? » Perdue je le suis bel et bien ! Et perdue je le suis parce que je suis arrêtée par un problème qui m'apparaît insoluble, ou que du moins je le vis tel.

Quel est donc cet arrêt dont parle l'esprit ? Quand la question est posée, la réponse est déjà presque là ! Intimement je sais que ce qui doit s'arrêter c'est :
- mon désir que les choses aillent dans le sens que je veux,
- ma peur de demain et mon rejet de la souffrance
- ma peur de la conséquence de mes choix (ai-je raison ? telle direction est-elle bonne ?)
- et paradoxalement ma volonté à vouloir gérer et régler tout par moi-même
Tous ces états contradictoires s'entrechoquent et s'emmêlent. Ils me dispersent et me ferment à double tour. Leur tourbillon brouille ma visibilité intérieure et je ne parviens plus à voir la direction qu'indique la boussole dont nous parle l'esprit.

Et veux, veux pas, arrive un moment où l'épuisement gagne d'être une girouette qui tourne comme une toupie. Epuisée c'est bien le mot : le désir, la peur, le rejet, la volonté se tarissent.... Alors tout s'arrête vraiment intérieurement et ne demeure que du fond de moi : « Mon dieu, je ne sais pas où je vais, mais Toi tu le sais. Je fais confiance à ce que tu veux pour moi ». L'apaisement se fait, je ne cherche plus. Je ne sais pas plus où je vais, mais au moins je vis depuis le coeur que dans mon désir sincère de cheminer vers Dieu, quoi qu'il puisse m'être destiné, ce ne sera que pour m'aider dans cette voie.

Mais pourquoi donc faut-il toujours que j'aille jusqu'à l'épuisement intérieur pour accéder à cet abandon qu'il serait si simple de mettre en oeuvre de suite ? Foi et confiance me souffle une petite voix !!

Bisous

Fran


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