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Pour revenir sur ce sujet...

Rédigé par Guillaume
Posté le mardi 24.08.04 à 19h09
Message n° 19561

J'ai pris deux semaines pour réfléchir et explorer davantage le sens de cette phrase « mon sang est mon âme ». Je voulais faire un retour sur le sujet pour partager ce que je crois y avoir compris – aucune certitude, mais des interprétations intéressantes. Merci en passant à ceux qui ont pris le temps de répondre à ma question.

Comme vous me l'avez dit de façon semblables et variées, cette phrase mérite qu'on l'aborde par l'expérience de la comparaison métaphorique puisqu'il n'y a pas, à première vue, une relation directe entre le très physique « sang » et la spirituelle « âme »...
Partant de l'opposition entre les mondes physique et spirituel, le rapprochement dans l'affirmation de cette phrase me pousse à y voir un travail sur deux plans. Et, comme le dit Régis, on doit arriver à sentir son âme comme son sang...

C'est en tout cas une invitation à une recherche spirituelle, la quête de son âme, par le biais d'un « travail », impliquant le rôle de corps, de l'action (telle que l'a suggèré Jeanpol) dans le sens large : « accomplissement », « réalisation », et dans le sens simple du « geste », du « mouvement », du « labeur »...

Donc ça ramène le travail de recherche spirituel à un exercice qui ne nous est pas dicté, qui n'est pas une recette à appliquer, mais qui trouve quand même son écho dans l'accomplissement quotidien, dans le bon emploi des nos « forces », où à l'occasion le physique rejoint le spirituel.

Le sang est une partie de notre corps difficile à cerner : il ne s'agit pas d'un organe comme la main, le cerveau, l'oeil...
Par contre le sang passe par le coeur, il est le fluide vivant qui permet au coeur et aux poumons de transmettre leur action de souffle de vie jusqu'à la moindre des cellules de notre corps.
L'âme pourrait-elle donc être comprise comme ce fluide de vie qui, animé par la « force » de l'amour (métaphoriquement : le coeur), fait vivre notre être au niveau spirituel... Un double de notre physique, à un autre niveau, pratiquement invisible pour nos yeux peu habitués à voir au-delà des apparences...

Le geste, littéralement le mouvement du coeur à la main qu'est le don (don de soi, don d'amour, acte de générosité, de partage...), est rendu possible par l'action coordonné du sang, le lien physique réel entre le coeur et la main, et de l'âme, à travers le don d'amour, passant aussi par le coeur, d'une façon plus subtile mais certainement pas moins réelle!
Je comprends alors que point de rencontre du sang est de l'âme, est le coeur, ce qui dans notre expérience terrestre est notre ancrage à la vie et la possibilité d'atteindre à l'autre vie, la vie spirituelle qui donne alors sa vraie dimension à l'existence et l'incarnation.
Et comment le coeur peut-il fonctionner correctement si le sang n'y coule pas abondamment, avec toute l'ouverture nécessaire pour qu'y passe ces fluides que sont le sang et l'amour?
On y retrouve la sagesse de cette phrase « Un esprit sain dans un corps sain », supposant un double travail pour accéder à une meilleur santé physique et spirituelle.
Or ce travail, si on le concentre sur la qualité du sang (plus concret et accessible dans notre expérience que celle de l'âme), il demande forcement d'atteindre un équilibre où les émotions tumultueuses ne ont quand même leur place, sans pour autant dominer.
Ne dit-on pas « sang bouillant », « sang de boeuf », « sang de cochon »... pour transmettre les sensations négatives et dangereuses de la colère et de l'inquiétude. Doit-on y comprendre que ces expériences émotives non matures affectent notre âme de la même façon qu'elles affecte notre sang? Et à l'opposer, on emploi sans arrêt l'expression « sang froid » pour parler de courage... Il y a là donc un lien concret : une piste de travail sur les émotions pour arriver à ne pas se laisser dominer par elles, pour, au contraire, arriver à un équilibre émotionnel sain qui se ressent au niveau même de notre sang, dans ce qu'il a de régénérant, de présent à ce qui ce vit à chaque instant. C'est-à-dire de rendre son sang réellement vivant, comme on se met à l'écoute de ses émotions sans les laisser dominer, et sans chercher non plus à ne pas les recevoir... Difficile équilibre, mais sûrement salutaire!

Dans une autre perspective, et par une relecture du texte de « O » où les mots « sang » et « saigner » se retrouvent à de très nombreux endroits (en compagnie souvent de « coeur » et d' « âme »), la phrase semble comporter une dimension de don de soi qui est encore plus exigeante : le sacrifice de soi, le « don de son sang ». Sacrifice ultime dans l'expérience terrestre s'il en est un, le don de sa vie (de son sang) par amour pour l'autre est présenté comme le salut de l'âme. On y retrouve la même liberté, au niveau spirituel et existentiel, dans l'accomplissement ultime de la générosité et de l'abandon d'emprise sur son corps. Encore ici, retenir son sang, l'empêcher de couler est contraire à la loi de l'amour qui n'existe que par la réalité du don.
Les paroles de sagesse parlent d'amour comme d'un fleuve. Un fleuve d'on l'origine est Dieu et qui coule à travers les coeurs ouverts. Un fleuve dont on ne peut évidemment retenir les eaux pour soi, ce serait illusion bien trompeuse! (Et pourtant combien d'égoïsme dans nos vie nous emmène à tenter de telle entreprise de possession...)
La révélation dans « O » est au niveau du don total de soi. Le sang y est donc un élément d'autant important qu'il est la seule vie que l'on croit réellement posséder et que pourtant on devra bien, tôt ou tard, l'abandonner pour accéder à la vie de l'esprit. Mais la promesse dans « mon sang est mon âme » m'indique que la vraie libération de l'âme ne pourra se faire autrement que par la libération du sang. Et, qu'en croyant perdre la vie, on la réalise : l'âme « prend la place » de notre sang. La mort physique doit être envisager avec courage, comme l'expérience ultime de notre sang et libératrice de notre âme... C'est probablement avec ce courage (dont la mesure est dans « le sang-froid ») que la mort devient réellement une expérience transcendante. L'image du « sang » est d'autant déroutante pour la pensée qu'il ne s'agit pas à proprement parler de notre corps, de notre enveloppe charnelle, mais de la vie qui l'habite en ce moment. Le don demandé est encore plus grand : ne pas seulement y abandonner son enveloppe, mais également son fluide... C'est donc un don total.
Enfin, if faut aussi noter qu'il n'est pas mention dans cette phrase de la pensée, ou encore du cerveau. Le travail, le don, n'est pas vraiment à ce niveau : ce n'est pas un travail purement intellectuel, ce n'est pas simplement de la libération de la pensée qu'il s'agit, mais bien de la libération de l'âme... Et donc que le travail spirituel ne saurait être uniquement intellectuel.

Conscient de n'avoir encore qu'effleuré le sujet, je continue d'être curieux de découvrir un jour les liens plus intimes entre sang et âme. Qui sait si la science ne finira pas par trouver un certain comportement du sang qui révélerait la présence de l'âme en nous?

En nous souhaitant à tous, la libération de l'âme, à travers l'expérience du don d'amour.


Les réponses à ce message

 Sang expression de l'âme par Patricia le 30.08.04 à 11h03
 Une expression non comprise par Lounawitch le 30.08.04 à 16h21

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