Psychanalyse et spritualité - Namasté, et oui, maintenant que je sais ce que cela signifie, je pense que je vais l'utiliser souvent, ce mot :-)) bon, allez, au programme, je me

 

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Psychanalyse et spritualité

Rédigé par Eiffel
Posté le samedi 05.05.07 à 22h58
Message n° 32531

Namasté,

et oui, maintenant que je sais ce que cela signifie, je pense que je vais l'utiliser souvent, ce mot :-))

bon, allez, au programme, je me propose de vous emener en voyage. Nous y regarderons pousser non pas des fleurs mais des psychés, avec le bourgeon qu'est la persistance. Les pétales développés tout autour seront le "toi" et le "moi", la notion de croyance, qui connecte à celle de conscience et de liberté, d'où les deux confiances, et enfin ce qui a été nommé "magie blanche" ou "magie noire".

Naturellement, et je le redirais en fin de ce post, ce qui suit n'est que pure spéculation personnelle et qui n'engage que moi...

Accessoirement, je vais essayer de faire court, mais c'est bien mal barré avec un programme pareil ! :-))

--- tout petit

lorsque le foetus est "dans Maman", il est comme une partie d'elle, il vibre avec elle, leur émotion à chacun est indissociable de celle de l'autre, il y a symbiose. Maman est "Tout", alias Dieu. Si elle va bien, est heureuse, alors le monde est absolument merveilleux, et "tout va bien". Si au contraire elle n'est pas bien, fatiguée, inquiète, stressée, alors "tout va mal".

la naissance, ou selon Freud le premier de tous les traumtismes, revient à "expulser", selon son point de vue, l'enfant du "paradis initial". Cette parfaite harmonie, totale symbiose, disparait, et la notion de faute peut voir le jour. C'est sur ce support particulièrement fort et profond que la Bible rebondira sur le thème de on est "né coupable", illustré par Adam et Eve, et le péché originel.

Le nourrisson "perd" alors cette symbiose, et une fois "dehors", seul, il se raccroche à Dieu-Maman qu'il tente de retrouver par la voix, le contact physique, l'odeur, et surtout par le fait d'être "l'un dans l'autre" lorsqu'il la "mange" au moment de la tétée.

Lorsqu'elle est là, qu'elle est présente, alors "tout va bien". Si elle disparait, les ténèbres du froid (affectif) et de la souffrance referment leurs griffes, et alors "tout va mal". S'installe alors, dans ces périodes, la notion du "désespoir absolu", tout bonnement invivable pour Bébé.

Alors, peu à peu, va se dessinner dans son esprit un "stratagème". C'est la naissance du virtuel. Ce stratagème va consister à imaginer que Dieu-Maman est toujours là, sous entendu "continue d'exister", alors même qu'on ne le sait pas, c'est à dire même quand Bébé ne la perçoit pas. Il s'agit ni plus ni moins que de se raconter une belle histoire. De là va naitre une notion absolument fondamentale dans la psyché humaine, à savoir celle de persistance, notion de laquelle tout va découler, puisque souche première de la construction de la psyché.

si je vous dis que la pomme que je viens à l'instant de cacher sous la table, donc que vous ne voyez plus, continue cependant d'exister, vous allez alors gentiment sourire façon "il est bien brave le garçon, on ne l'a pas attendu pour le savoir !". Ce faisant, vous utilisez sans même vous en appercevoir cette notion de persistance, c'est à dire la représentation mentale, la "carte du monde". Pour autant, chez certains autistes ce n'est pas le cas. Si vous leur montrez un gateau, il tentera de l'attraper, car il en a envie. Cachez-le sous une feuille de journal, et tout enfant aura envie de soulever le journal et de prendre le gateau. L'autiste, lui, ne percevant plus le gateau, considère simplement qu'il a cessé d'exister, et donc est triste parcequ'il n'a pas pu l'avoir. Il ne cherchera donc pas à enlever le journal.

La période où l'enfant conscientise ce principe est celle où, de son berceau, il jette tous ses objets par terre, et ceci le plus fort possible. Les parents prennent parfois ça pour caprice, alors que l'enfant ne fait que positionner ces objets hors de son champ de perception. Il remarque alors que quelques secondes après avoir ainsi "disparus", ces objets réapparaissent soudain, ce qui lui conforte leur persistance. Les parents qui ramassent inlassablement la tétine savent rarement qu'ils sont déjà en train de faire l'éducation de leur enfant... :-))

--- des processus de la psyché

en informatique, on prend un processus, qui fait certaines choses élementaires, dont la gestion d'autres. Cela permet d'en avoir d'autres, qui reposent sur le souche de ce premier, et s'y ajoutent. On a alors un contexte plus riche, générant de nouveaux processus, et etc. , ce qui à la fin donne par exemple un "noyau UNIX", donc le coeur d'un système informatique.

On peut, dans un premier temps en tout cas, faire une analogie avec cette approche, et les descriptions des stades de l'enfance montre que la psyché peut se modéliser ainsi, à chaque étape s'ajoutant des processus qui ne reposent que sur les précédents. Le tout premier processus fondateur est la persistance, ou rémanence (nous verrons plus loin la différence), c'est à dire ce qui donne une durabilité à ce que l'on perçoit. Que ce soit mon stylo, mon ami Pierre ou le soleil, même lorsque je ne les perçois plus, ils continuent d'exister. Sans cela, la psyché prend l'eau... :-))

--- de la Croyance

naturellement, cette idée de persistance n'est qu'une illusion, une croyance. Même adulte, à part un "c'est évident", nous n'avons pas la moindre possibilité d'avancer le moindre argument pour justifier ce principe. Qui plus est, comme déjà vu, la psyché se débrouille pour se repérer, donc ré-organise les choses pour qu'elles soient conformes à la croyance. Ainsi, si ma pomme est dans mon frigo, et que 10 minutes plus tard elle n'y est plus, alors je ne remettrais pas en cause sa persistance, mais je chercherais qui a bien pu la prendre. Donc une explication qui permet de conserver cette croyance intacte. C'est le propre de l'illusion (le virtuel) de s'auto-entretenir.

le fait est que, si jamais le monde était "autre", et certaines expériences de magie noire vont en ce sens, alors il est pour nous très difficile d'en faire l'expérience. En gros, qu'est-ce qui peut me prouver que, quand personne ne regarde dans le frigo, la pomme y est toujours ? L'autiste aurait-il raison en pensant que si on ne la perçoit plus alors elle n'existe plus ? Si oui, alors une théorie complètement déconcertante s'ouvre à nous. La vision "idéelle" du monde s'oppose à la vision "matérielle". Dans cette vision idéelle, c'est mon idée, ma pensée créatrice, ma mémoire, qui "re-crée" la pomme au moment où j'ouvre le frigo.

Les deux théories sont viables, et indémontrables, puisque les différencier revient à savoir "comment percevoir ce qui se passe quand je ne perçois pas ce qui se passe ?".

le fait est que cette notion de persistance est donc une croyance, et qui ne repose sur rien de "démontrable", et qu'elle incorpore en elle le principe du matérialisme et la représentation du monde.

--- de la Conscience à la Libération

l'histoire "Les trois portes de la sagesse" sur ce même site ( lien http://www.alliancespirite.org/article-219.html ) illustre bien un principe fondateur, à savoir la notion de libération. La croyance est une sorte de prison, quelque chose qui nous est certes fort utile, mais qui d'un autre côté limite et fausse nos perceptions.

Dans l'idée, l'âme progresse en deux temps. Le premier consiste par "lutter", par exemple en consolidant une croyance à la force du poignet, puis le second temps est celui de l'acceptation, à savoir de ne plus chercher à conserver cette croyance, si elle tient, c'est bien, et si elle lâche, c'est bien aussi.

Le fait est qu'entre "avant" et "après" il y a une différence, car on a fait l'expérience de cette croyance, et de toutes ses conséquences. Là se situe l'enrichissement en soi : c'est un support pour être "vivant", tout simplement.

Intuitivement, on pourrait dire qu'à la suite de chacune de ces expériences on gagne un peu plus en sagesse. De fait, le fait de s'être auto-illusionner n'est pas tant une erreur mais bienplus une fin en soi, permettant de grimper les marches de la "Connaissance", cette dernière n'étant accessible que par le vécu.

--- les deux confiances

Le premier temps, celui de la croyance et de l'illusion, est le temps de la lutte. On veut croire que cette croyance est fondée, et on se débrouille pour le voir. Et comme y arrive, au fur et à mesure on est "rassuré", on se dit qu'on peut avoir "confiance" en cette croyance. Cette croyance est en soi de la peur de se tromper et le processus servant à la dissimuler.

Par contre, pour celui qui est sorti de cette croyance fondamentale et fondatrice, celle de la persistance, alors tout devient impermanence. C'est du reste un des grands principes du bouddisme. On ne peut plus se raccrocher à rien car ce qui était vrai il y a 5 minutes ne le sera plus dans 5 autres. Cependant, une fois débarrassé de la peur première, on vit dans une sorte d'état "zen", dans lequel on a "confiance", mais sans raison. On sait que si demain on rencontre une personne, alors ce sera la bonne. On sait que si on fait un choix, de toute façon ce sera le bon. Mais on ne sait pas pourquoi. Cette seconde forme de confiance est une sorte de "foi", de "foi" en soi, en Dieu, en la vie. On la retrouve en particulier chez certaines personnes ayant fait des NDE, donc qui ont pu refaire consciemment le cycle d'incarnation, donc sans en vivre une expulsion mais au contraire de s'y sentir reçu. La peur de la mort, chez ces personnes, a totalement disparue.

Ces deux "confiances" sont reprises dans Star Wars avec le côté obscur et le côté lumineux de la Force. Notions qu'on a facilement tendance à représenter comme "le bien et le mal". Et pourtant le scénario très bien fait montre comment le héro (Dark Vador) doit transiter par l'un pour parvenir à l'autre. De fait, l'aspect "sombre" représente bien le fait de ne pas voir "clair", donc une conscience encore en début de construction. Ce n'est pas "mal", c'est seulement "pas fini", voire "en cours".

--- noir et blanc

nous l'avons vu, la peur nait du sentiment de sécurité et de confiance qui existe pendant la création du petit véhicule, le corps. Pour une âme débutante, qui est encore peu "sage" car ayant peu vécu, ce sentiment est faible voire quasiment inexistant. De fait, la peur, elle-même, et le sentiment de rejet seront faibles, voire infinitésimaux. Et donc le processus de mise en pace de la croyance en la persistance n'existera pas. Ces personnes, pourtant maladroites au possible, âmes débutantes, verront donc l'accès à des "pouvoirs supérieurs", puisque non retenues par ce frein. On y trouve en semance la notion de magie noire. En fait, le mot est trompeur, ce n'est pas la magie, qui est noire, c'est l'âme qui est encore dans le noir, elle ne voit pas trop ce qu'elle fait, elle tatone.

Puis les incarnations suivantes verront croissante cette confiance, ou encore cet "amour divin". La peur en sera alors d'autant plus grande, mais la notion d'apprentissage et surtout de désapprentissage sera de plus en plus rapide au plus cette foi sera présente.

Pour les dernières incarnations, la foi est telle que le foetus est alors capable de venir au monde "éveillé". Pourquoi ce mot ? Tout simplement parceque le foetus, puis nourrisson, lorsque trop d'informations lui arrive, disjoncte, et se réfugie dans le sommeil. De fait, lors de l'accouchement, le bébé dort, non pas parcequ'il est zen, mais parceque la violence du trauma et de l'expulsion est trop grande, pas supportable. L'être éveillé, lui, voit une telle confiance que cela en devient supportable. Sa naissance se passe donc alors qu'il ne dort pas, donc il est : éveillé. Tout simplement. De fait, pour lui, la peur fondamentale n'existe plus, un peu comme pour les personnes ayant fait des NDE. Tout comme aux premières incarnations, il a donc accès à "la magie". Sauf qu'il a cette sagesse et cette confiance qui guide ses pas, ce qui dénomera sa magie comme "magie blanche". Mais c'est à mon avis la "même" que la "noire", c'est juste l'évolution de l'âme qui n'est pas la même.

--- les noirs seraient les plus forts ?

Tout comme dans Star Wars, si les magiciens obscurs cherchent à se battre, les lumineux ni ne cherchent ni n'évitent la bagarre, ils sont "dans le flux". Ce qui met le "gentil", celui qui va attaquer les "méchants", dans exactement la même case que les dits méchants : quelqu'un qui cherche la bagarre. Ce sera donc probablement une âme encore jeune.

Du coup, vu de manière manichéenne, les méchants (noirs) attaquent, et le gentils (lumière) ne font rien. Donc c'est le bordel ! Cela traduit bien cette tendance de fond à l'auto-destruction chez l'être humain (guerres, détruire la planète, ou trop bouffer pour les pays riches...). Mais alors, on se demande comment ça se fait qu'on soit encore là si tout pousse à la destruction ?

La réponse, paradoxale, mais des plus souriantes se nomme : le hasard. Donc DIEU, quoi. Ainsi, ces âmes aveugles peuvent être considérées comme des particules de gaz, particules folles qui courent droit devant elles, de manière aveugle. Statistiquement, leur grand nombre génère une poussée "dans tous les sens", alias le mouvement bronien dans la théorie des gaz parfaits, soit au final homogène et isotrope. Le résultat est un équilibre : la destruction produite par l'un sera elle-même détruite par l'autre. Et au final le monde se poursuivra, chaotique, en se détruisant et se reconstruisant à chaque instant.

Ce qui, soit dit en passant, donne encore du crédit à la notion même d'impermanence.

--- le tout linéairement ?

évidemment non. Dans le jeu des dispositifs et des croyances imbriquées (cf prochain post, dans une semaine, parceque sinnon ce post sera trop long, et vous ne liriez pas tout ! lol), on verra que ce processus semble se reproduire à l'intérieur de lui-même, comme un fractal, ce qui produit alors d'inombrables sauts d'aveuglement et d'illumination. En gros, à part Dieu qui les sépare, nous, pour notre part, sommes des aglomérats changeant de lumière et d'ombre, Yin et Yang inextricablements emmélés et fluctuants.

Du coup, on peut au mieux avoir une idée de "où on en est" dans son cycle sur un point donné. Pour autant, fort prétenieux celui qui pourrait affirmer être en début ou en fin de cycle, je pense.

--- pour conclure

la vison que je vous ai proposée ci-dessus, vision notoirement simplifiée et "mécaniste", propose donc, à partir de connaissances issues de la psychanalyse et du foetus, à considérer l'incarnation comme "l'amour qui génère la peur", processus qui mène à l'illusion. Cette illusion arrivera à terme à son paroxisme ce qui aura pour effet qu'elle s'auto-détruira. Là s'entamera la phase de recul (comme repasser les trois portes), phase qui nous invitera alors à "désapprendre", mais sans oubli, pour parvenir à un accroissement de sa conscience, donc de sa liberté.

Un peu comme en début de sa vie on est jeune, avec une vitalité forte, mais un peu fou-fou, alors que lorsque l'on est vieux, la vitalité s'est grandement émoussée, mais on possède la sagesse de ne plus faire que les mouvements optimum. Ainsi, la suite des incarnations d'une âme reprend exactement la même structure que celle de la vie incarnée, ce qui, je pense, méritait d'être souligné.

On y voit au passage que ceux qui "débutent" ou "terminent" accèdent aux "pouvoirs supra normaux", alors que la majorité qui se trouve entre ces étapes ultimes ne peut guère y accéder. Avec une différenciation : ceux allant vers la maitrise dans un but (quelqu'il soit) montrent une probabilité à être débutants, alors que ceux qui laissent "DIEU" guider leurs pas, eux, sont possiblement plutôt en fin. Avec un flou hyper important, et qui porte sur le sens même du mot "jugement", flou qui fait qu'il est à mon avis presque impossible de savoir.

Lorsque l'âme prend conscience que l'existance elle-même est une illusion, alors elle s'en libère. C'est en ça qu'elle sort du cycle de réincarnations.

--- Symboliquement

Dit encore autrement, l'âme, créée par Dieu, s'en éloigne peu à peu, se perd, effectue un parcours, puis se retrouve, et redevient Dieu. Cela est par exemple illustré par le cycle de l'eau. DIEU est l'océan. L'eau s'en évapore. Au tout début, vapeur en surface, elle est encore proche de Dieu, et a des pouvoirs. Puis elle monte, s'éloigne de Dieu, et devient "une personne normale". Plus atrd, elle redescend en pluie. Dans ses dernières vies, donc les gouttes de pluie proches de la surface de l'océan, l'âme est à nouveau proche de Dieu, et possède à nouveau des pouvoirs. Puis au final le retour au "Tout".

Certains considèrent même que ce n'est pas un océan, mais une toute petite flaque d'eau, parfois même asséchée. Dieu ne serait donc pas cet océan immobile, mais seulement "la référence" (la structure), point où toutes les âmes convergent et d'où elles partent toutes. Mais l'eau, la "substance de Dieu", elle, serait en mouvement permanent, en accord avec ce principe de totale impermanence.
De fait, si oui, alors Dieu est en chacun de nous, mais ce serait l'ensemble de toutes les âmes en circulation qui "constituerait" Dieu.
Comme le reste, je ne le défends ni l'infirme, c'est un point de vue comme un autre...

--- ayé, c'est fini ! :-))

bon, je n'ai pas tenu le tiers du programme proposé. Me voilà devenu homme politique !
*éclat de rire*

je reviens dans une semaine avec toute la construction psychique qui se fait sur cette spéculation de la permanence, et qui va jusqu'à la construction du "moi" et du "toi", ainsi que la souffrance et son remède le détachement. Ceci bien sûr orienté en terme de comment je les ai compris, moi, dans ma subjectivité et ma petite caboche, en tant "qu'enseignements" qui auront guidé mes pas. Ce sera, comme pour ce post, essentiellement dans cette optique de les partager avec vous. Car il est bien évident que je n'ai rien inventé, mon orgueil dut-il en souffrir ! lol

bien amicalement à tous
et excellente soirée
Eiffel


Les réponses à ce message

 Très intéressant dis moi.. par Thazz1 le 05.05.07 à 23h19
 La psychanalyse et mon moi par Fantasia le 06.05.07 à 09h16
 Psychanalyse, incarnation et évolution par Eiffel le 10.05.07 à 21h40
 Bonsoir par Lipega le 10.05.07 à 23h40
 à chaque fois... par Jc25032005 le 11.05.07 à 18h15
 Un dernier petit tour sur ce thème :-)) par Eiffel le 13.05.07 à 00h26
 à part... par Angela le 13.05.07 à 00h46

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