Psychanalyse, incarnation et évolution - Namasté :-)) encore un post un peu long, mais un sujet qui ne peut se cerner en une demi page... avant de partir vous

 

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Psychanalyse, incarnation et évolution

Rédigé par Eiffel
Posté le jeudi 10.05.07 à 21h40
Message n° 32587

Namasté :-))

encore un post "un peu" long, mais un sujet qui ne peut se cerner en une demi page...

avant de partir vous emmener dans notre petit voyage, je réponds à Lipega. Enfin, plus exactement, je vous fais partager en résumé ce que nous avons échangé en perso. La psychanalyse est une des analyses de la psyché, et a été initiée par Freud. Il en est le fondateur. Pour rebondi sur ce mot, j'aime à prendre l'image des fondations d'un immeuble : un énorme tas de béton, "brut de décoffrage" (origine du terme), sans la moindre subtilité, fruste et rugueux, mais qui permet ensuite de construire, au-dessus du sol, tout un éddifice de grand standing. A mon sens, idem pour la psychanalyse, Freud forme cet amas des fondations : sans lui rien ne serait, mais il n'est pas finalisé, son travail est incomplet, encore "brut de décoffrage", et des Lacan et Jung, puis d'autres encore, s'occupent justement de réaliser le grand standing :-))

fin de l'apparté ˆ_ˆ

Or donc, dans le post précédent nous avions discuté de cette notion de "persistance", alias l'illusion basée sur la rémanence, la persistance qui est une notion fondatrice puisque sans elle le principe même de mémoire ne peut exister. Pour autant, il existe des antécédents à cette persistance. Et bien sûr des choses sont construites sur elle. En particulier la seconde partie de ce post vous racontera le voyage que bébé fait de sa naissance jusqu'à vous ou moi, et ce qu'il conserve à jamais en lui de les traces de ce voyage.

--- avant la persistance

La persistance, notion fondatice de la psyché, repose elle-même sur une notion préalable. Ainsi la notion même d'existance. Mais on ne parle alors plus de psyché mais d'âme. Tant qu'une âme possède l'illusion de l'existance, alors elle existe, fait partie du manifestable, et donc s'incarne dans le manifesté, au travers d'une psyché, elle même dans un corps (cf. corps physique, corps énergie, corps spirituel). Lorsqu'enfin elle se débérrasse de cette croyance, alors l'existance disparait, et le monde aussi, et elle aussi. Elle est alors libérée du cycle des réincarnations.

De fait, le "soi", par essence, est cette illusion que "quelque chose existe". Cette illusion appartient à l'âme. De par cette illusion elle va alors se connecter au monde. Mais pas n'importe quel monde ! Uniquement à ce qui existe dans le même sens que son existence propre à elle-même. Ainsi, si sa notion d'existence est la matérialité, elle s'incarnera dans un cosmos matériel, peut-être le même que le notre, voire plus précisément dans notre univers, sur une planète quelque part, voire peut être encore encore plus précisément sur la Terre, voire encore encore encore plus précisément dans un être humain.

Cela fait que quand un humain parle à un autre humain, ils sont déjà en accord sur cette croyance partagée de leur propre existance en tant qu'être humains... Illusion collective :-))

De ce point de vue, le monde n'existe pas, il n'est qu'une mise en commun de cette illusion collective. Et encore, ce terme "collectif" reposerait sur la notion de séparabilité de l'âme, qui n'est pas avérée...

Le Soi, fondateur, est donc le préliminaire fondamentalement auto-central du "Tout", puisque sans cette croyance que "quelque chose existe", rien ne pourrait exister du tout. Pour cette âme en particulier j'entends. Et lorsque deux sois créent le même monde, alors ils s'y retrouvent tous deux donc peuvent interagir...

En résumé : dans cette approche, c'est le soi qui crée le monde, et non pas le monde qui existe en soi.

Cette construction positionne donc le soi au niveau de l'âme à la même enseigne que le moi au niveau de la psyché, à savoir une vision centralisée et individualisée du monde.

Et bien sûr, je le redis comme je le précise à chaque fois : c'est un voyage que je vous propose, un point de vue, un focus sur la psyché, et en aucun cas l'affirmation intangible d'une vérité absolue... *rire*

Bon... Là, nous sommes allés très très haut, alors redescendons dans le plus concret :-))

--- parenthèse sur le Soi

Le Soi est un archétype au sens de Jung. Ah, encore un nouveau mot ! lol. Pour éviter les définitions tordues, disons juste qu'un archétype est une boite avec un nom dessus. Par exemple, tout le monde "sait" ce que c'est que l'amour. Cela signifie que tout le monde possède dans sa psyché une boite avec marqué dessus "AMOUR". Universel. Mais ensuite, de par son vécu, sa sensibilité, etc, chacun a rempli sa boite avec ce qu'il pouvait voire trouvait. Donc, du coup, le mot amour, et son sens, est différent, individualisé, pour tous. Tel est la notion (simplifiée) d'un archétype : à la fois universelle et en même temps totalement individuelle.

Autrement dit, le Soi, nous savons tous ce que cela signifie, mais nous ne trouverons jamais deux personnes qui le comprennent exactement de la même façon.

--- après la persistance

comme dit, l'illusion de la persistance, ou la psyché, finalement, ça signifie la même chose. Sans cela, point de mémoire, et sans mémoire l'entité est une conséquence directe de son environnement propre, sans la moindre initiative ni autonomie. Ainsi, mémoire et action sont indissociables. Par exemple, le brin d'herbe, par "hasard", aura "choisi" de mettre un atome de matière plutôt ici que là, inclinant sa feuille plutôt sur le côté. Bon, c'est là son action, et c'est aussi sa mémoire, c'est ce qui prone son unicité. On peut donc parler d'une psyché...

Mais notre voyage va plus spécialement porter sur l'individu humain. Nous avons vu plus haut le Soi, qui le porte dans un Tout, ainsi que la confiance (amour divin) qui résulte de ce Soi, à la fois universel et individualisé. Nous allons donc maintenant construire le "petit soi" alias le moi, qui lui, fort logiquement, portera sur la peur fondamentale issue de cet amour divin.

Alors reprenons bébé Pierre (sur cette pierre nous batirons notre illustration... lol), et observons le depuis sa naissance, pour voir ses constructions mentales successives. Car ce bébé, finalement, c'est chacun de nous.

--- au tout début

au tout début, disons les choses sans ambages, bébé est un bout de viande automatisé. Il pleure quand il a faim, il mange, la digestion l'épuise, il dort, puis la digestion terminée, il chie. S'étant alors vidé, il a faim... C'est très "primaire". Il possède en lui la notion de persistance, mais pas la moindre notion de séparabilité. Maman ou lui forment un tout indissociable, il est non pas une part d'elle et elle une part de lui, mais il est elle et elle est lui. Tout est "mélangé".

c'est un peu son point zéro, le grand départ de l'aventure... (musique du générique du film Indiana Johns... lol )

--- des entités se forment

pour autant, bébé reconnait certaines formes. Par exemple la voix de papa. En gros, le monde (Maman+bébé) réagissait positivement à ce curieux son, donc bébé continuera à en faire de même. C'est ainsi que la psychanalyse a pu observer que c'est la mère qui introduit le père auprès de l'enfant. Si elle le hait, l'enfant en fera autant, avant même sa naissance. Si elle le considère comme quantité négigeable idem. Mais si elle voit en lui sa moitié, dans l'amour et le partage, alors bébé réagira, dés les premiers instants de sa vie au monde, de manière positive à la voix paternel.

Idem pour tous les "proches" (par exemple les collègues de travail de Maman)

et que donc, en cette première étape, il existe déjà "quelque chose". Ce n'est pas ni identifié ni même identifiable, mais c'est "quelque chose" en soi, donc les premisses de la notion même d'entité.

pour le reste, gout, toucher, et odora, bébé ne sait reconnaitre que Dieu-Maman-le_Monde.

--- les entités existent

peu à peu ces entités externes deviennent des objets à part entière, des "choses". Bébé va commencer à les re-connaître. Les mains de papa (ou autrui, mais les parents gardent un rôle premier) sur sa peau sont différentes de tout autre chose par exemple. Idem, peu à peu les images se forment sur sa rétine puis dans son cerveau. Au début c'est l'horreur cette profusion de couleurs vives dans tous les sens, mais au fil du temps des patterns se mettent en place, bébé reconnait des visages, des objets de son berceau... Ou encore des sons particuliers, des phonèmes, que Papa et Maman semblent utiliser souvent...

--- les objets existent

les sons deviennent des mots, et si les voix changent les mots sont les mêmes. Les objets sont reconnus, ainsi, de loin, le biberon, oui oui oui, a faim ! Certains objets sont "mieux" que d'autres d'ailleurs. A la vu d'un succulent gateau, bébé Pierre se met à gesticuler et à s'agiter dans son landeau...

--- les objets interagissent

lorsque les objets sont enfin parfaitement identifiés, bébé Pierre sait même les décrire. Soit par un regard fixe sur l'objet de désir, ce que ses parents comprendront "à demi mot", soit en le nommant : "gateau !!".

à ce stade le chakra rouge est formé et opérationnel, bébé a pleinement pris sa place dans la matière et dans les distinctions des formes.

--- les objets génèrent de l'envie

peu à peu, au contact des objets, que ce soit une personne, un chien, un jouet ou un gateau, bébé Pierre est plus attiré par certains, alors que d'autres ne lui plaisent, mais alors, pas du tout ! Ce faisant, il en vient peu à peu à réaliser qu'il existe des "objets" plus subtiles. Colère, envie, joie, peur... Cette transition peut se décrire comme le faisant passer de "gateau !!" à "veux gateau !!". Autrement dit, la notion d'émotion se fait jour à son tour.

il s'agit ici de l'instanciation du second chakra, l'émotion, la pulsion de vie au sens non animal mais intelligible du terme, celle de la psychanalyse, quoi. Dés lors que bébé manifeste des envies, donc des gouts, il commence à faire montre de personnalité. D'une entité "automatisée" il devient une individualité qui se distingue par un mode comportemental spécifique, il a son tempérament. Le second chakra, la vie, repose justement sur cette multiplicité, bio-diversité, sur cette "varibilité" comme on la nomme en statistique.

--- les objets s'animent à leur tour

après avoir détecté cette notion par exemple d'envie, bébé Pierre va remarquer qu'il n'y a pas "de" l'envie, mais "des" envies. Il s'agit là des toutes premières confrontations de sa vie. Genre "il y a de l'envie de jouer", mais "le monde extérieur" met du noir partout et ne veut pas jouer (c'est la nuit et les parents veulent dormir, quoi...). On amorce ici la dichotomie qui plus tard construira son moi par séparation du reste. Mais pour l'heure bébé constate juste que ces émotions ne sont pas partagées, et donc il "relativise" Maman-Dieu-le_Monde.

consolidation du orange

--- les objets sont animés

bébé Pierre réalise alors que ces objets sont tous porteurs de ces émotions, qui leur sont localisés. La notion même d'individualité se met alors peu à peu en place. Il y a l'objet "gateau", qui n'a pas d'émotion (mais qui est super bon !), il y a l'objet "chien", avec des émotions, l'objet "papa", etc... Et ces "objets à émotions" ont des comportements différents les uns des autres.

réalisant cela, bébé Pierre réalise aussi qu'il y a l'objet "Pierre". Il le perçoit comme un corps différent des autres, et avec des émotions dedans. (naturellement, tout ceci se fait sur un mode du ressenti, pas de l'intellect, comme ce que je vous exprime ici...). C'est l'époque où du "veux gateau" il va passer à "Pierre veut gateau".

cette individualité est la naissance du jaune, à savoir ce qui sépare, ce qui distingue, qui découpe en entités indépendantes, elles-mêmes avec des "choses" dedans (émotions par exemple).

on a franchi donc encore un pas dans la complexité, et le troisième chakra s'installe.

--- naissance du "je"

un stade critique est franchi lorsque bébé Pierre réalise qu'il existe à part entière, et est donc une entité "particulière", qui possède une caractéristique qu'aucune autre ne possède : cette entité est là absolument en permanence. Il va donc y avoir une sorte de transfert de l'émotion Dieu-Maman, vers une entité autonome nommé "moi". Car si les autres entités vont et viennent, si on sait leurs émotions ou pas, l'entité Pierre est omniprésente partout et tout le temps, ainsi que ses sensations corporelles (chaud, bon manger, bain agréable, etc) et ses sensations émotionnelles. Tout ça forme le "moi". De fait, on transite encore de "Pierre veut gateau" à "moi veux gateau".

la seconde composante du jaune, alias second vortex, est instanciée et pleinement opérationnelle.

--- naissance du "tu"

par rétro-projection de ce sentiment du "moi", Pierre va s'appercevoir que chez ces autres entités ce sentiment existe aussi. Ainsi, il y a "moi", et il y a d'autres "moi". Le chien Youyou, Maman, Tonton, ils ont tous ce même ressenti interne d'être une entité à part entière. Telle est la naissance du "toi".

on le voit, une telle approche impose nécessairement, à ses débuts, l'illusion que le "toi" est comme le "moi", donc qu'il cherche ou aime les mêmes choses.

on est ici dans le début de la vraie relation à autrui, c'est à dire en s'appercevant que l'autre est aussi un "moi" en puissance. Cette relation est entre autre une relation d'influence puisque bien sûr on peut agir sur l'autre puisque l'autre a aussi des envies par exemple. Ainsi, on passe de "je veux gateau" à "pourrais-tu me donner un bout de gateau petite maman chérie adorée que j'aime si fort et qui fait des si bons gateaux ?".

lol

je rigole, mais c'est un point critique de cette évolution justement, agir sur autrui, mais dans un but personnel.

qui dit relation à autrui, dit vert, le quatrième chakra.

--- début du partage

pour partager, il était bien sûr nécessaire d'être d'abord séparés. A la naissance du "tu" c'est enfin chose faite. On peut alors "agir sur" le "tu" en terme de ses interrêts propres (sorte de manipulation d'autrui en somme), mais le sentiment d'amour va aussi se mettre en place, et on ira alors faire plaisir à l'autre, non pas en terme de manipulation à des fins égocentriques, mais uniquement par partage de ce sentiment. En gros, on se fait plaisir à faire plaisir. Le premier sentiment d'amour est donc en place. Même si un amour qui reste installé sur une forme d'individualité.

le chakra vert est opérationnel...

--- amour en action

là, on entame alors une phrase sur laquelle Freud a apporté une pierre majeure à l'eddifice, à savoir l'eodipe. En gros, à partir plus ou moins de l'age de trois ans, et ce jusqu'à l'age approximatif de sept ans, encore que ça bouge avec certaines qui sont plus précoces ou plus en retard. Le principe est simple : Pierre s'entraine "à vide" à être amoureux. Pour se faire, il lui faut trouver l'objet sur lequel poser ce sentiment. Le plus souvent ce sera le parent du sexe opposé. Donc Maman pour petit_Pierre. Mais ce serait Papa pour petite_Emilie. Si ce n'est pas possible avec un parent, un autre éducateur fera l'affaire. Le grand père ou la grand mère, un oncle ou une tante qu'on voit tous les week-end... Etc. Si toujours pas possible, alors on prendra une personne du même sexe. Donc Papa pour Pierre et Maman pour Emilie. Certains voient ici la souche de l'homosexualité. Je n'en suis pas persuadé, mais il est irréfutable que certains constats postulent en ce sens. Mais d'autres non... Le débat reste ouvert.

à l'issue, le chakra vert, telle une voiture neuve, sera alors "rodé".

--- du concept et de l'information

des questions métaphysiques peuvent surgir dés l'instanciation du vert, donc dés l'age de 2-3 ans, même si elles peuvent plus facilement se poser après l'age de 6 ans. Des questions sur le thème "dis Maman c'est quoi le beau ?". On a alors accès à la notion de concept, les mots ne signifient plus rien de concret. C'est aussi la période de transition forte si on demande une définition. Ainsi, "c'est quoi doux ?" verra chez un enfant (dont le bleu ne fonctionne encore que peu) une réponse d'ordre affective (donc au vert), du style "c'est comme les coussins du canapé". Plus tard, le concept intégré, la définition sera plus distante et "éthérée", genre "le doux est une sensation agréable de l'organe du toucher". Là, le bleu fonctionnera à plein.

on a souvent tendance à considérer le bleu comme le fait de communiquer, alors que le bleu est l'aptitude à mettre sous forme de concept, eux-mêmes portés par des représentants, les "signes" (au sens de l'ethnologie). Ainsi, le bébé de 2 mois "communique" qu'il a faim en pleurant, mais il n'y a pas de concept, l'information est "primaire".

le bleu est souvent mal compris.

--- sémantique

par delà le concept, il y a ensuite le sens, au niveau du chakra de la conscience. En gros, pour suivre dans notre exemple, la conscience est ce qui permet de passer de la "définition" à une sorte de compréhension en soi. En tout cas pour la conscience telle qu'on en parle au niveau du chakra indigo. La "conscience" en terme psychanalytique, pour sa part, a un tout autre sens. C'est un mot qui, à lui tout seul, mériterait un post à part entière, donc là je vais faire court :-))

--- et enfin

à l'age de l'adolescence le difficile parcours imposant à l'enfant de devenir autonome. C'est une phase "cruelle" car jusque là il y avait toujours les parents en filet au dessus du vide, en protection, servant d'autorité sur le thème de fais tes devoirs, etc. L'adolescence est cette période difficile où l'enfant continue à chercher le confort de papa et maman donc la non autonomie, et en même temps les rejette et cherche à se fonder sa propre autonomie.

cette autonomie, à savoir l'intentionnalité, par exemple "que veux-je faire de ma vie", est celle du chakra violet, le septième et dernier. (dans la vision "standard" des chakras, d'autres parlent de 12, voire encore plus, mais le plus usuel reste de loin les 7 du rouge au violet)

--- en retour

après ce travail intensif de construction, tout comme les 3 portes, sauf qu'il y en a plus d'une vingtaine, donc après ce travail où l'on a appris des "croyances", sorte de référents pour se positionner dans le monde, le reste de la vie a pour but ... de les désapprendre.

lol

et il faut bien toute une vie pour ça :-))

--- quelques bugs

bien sûr, et c'est une des raisons d'être de la psychanalyse comme de bien d'autres disciplines, il arrive parfois que certaines de ces étapes se soient mal déroulées. Le dispositif correspondant est alors bloqué, et, naturellement, les chakras se contruisant comme autant d'étages au dessus du précédent, si on coince à un endroit, c'est tout le reste qui est en partie bloqué, ou tout du moins bancal.

le fait est que, en tout cas selon mon impression, l'humanité actuelle ne parvient pas à passer le stade du jaune au vert. L'individualisme galopant est justement le fait de vouloir utiliser les autres à son profit, soit un début de vert qui part en vrille, et qui donne donc la couleur "vert caca d'oie", mélange de vert et de jaune. Autrement dit, le passage permettant d'aller vers "je fais plaisir au autres par simple plaisir mais sans interrêt personnel", ce passage ne s'est pas (pas encore) effectué.

De fait, l'étape à atteindre, pour les humains, est d'aller vers le vrai vert, ce qui, sur ce forum, est le plus souvent nommé "amour divin". Cette forme de parfait partage et d'harmonie.

--- et après c'est tout ?

Si on s'en réfère au symbolisme des chakras, l'amour n'est pas là le but ultime, loin, très loin s'en faut. Car ensuite il faudra aller conquérir le bleu, puis enfin l'indigo, de la consience. A l'indigo de comprendre en puissance ce que sont nos propres croyances, et donc nous pourront nous en libérer. La "liberté" se situe donc, dans cette approche, encore bien plus loin que l'amour. De fait, si dans l'amour du vert, la notion d'individualité (du jaune) s'estompe, alors dans l'indigo de la liberté, il est évident que le vert de l'amour s'estompe de la même manière. Et que donc, une fois que l'humanité aura atteint cet amour universel, elle aura ensuite à réussir à s'en extraire (et ce sera très dur car c'est très confortable) pour ensuite cheminer vers la liberté.

Selon la dynamique des chakras, hein, j'insiste bien, je ne suis pas en train de donner mon avis :-))

à l'issue de tout ça, la liberté à l'état pur, si là encore onparvient à la dépasser, permettra d'atteindre l'intentionalité absolue, c'est à dire Dieu. Ainsi, parvenu au violet, nous "serons" Dieu. Pour le moment, même pas arrivés au quatrième chakra que nous sommes, l'humanité semble donc n'avoir même pas encore fait la moitié du chemin...

pour reprendre notre image de la marre, l'eau qui la compose est Dieu. S'en extraire mène à l'incarnation d'une âme, puis elle passe les chakras et les consolide les uns après les autres. Le chakra médian, le vert, représente le ciel, l'amour divin, qui, donc, est bien évidemment en haut, en regard avec Dieu, dessiné en bas, dans l'eau. Puis passé ce cap de l'amour divin, l'humanité aura à resdescendre sous forme de pluie jusqu'à fusionner et à nouveau (re)devenir Dieu.

--- dit encore autrement

Les couleurs chaudes (donc de feu) sont le rouge, le orange et le jaune. Le chaleur fait monter. Le vert est ni chaud ni froid, il est le ciel, amour divin où on est bien, stable, tout en haut. Puis les couleurs froides, par opposition, font descendre. Le bleu, l'indigo et le violet, qui nous ramène du Ciel jusqu'à Dieu. Le froid est associé dans le Yi-King à l'eau et à la lune, à la Papesse dans le tarot de Marseille.

ainsi, le mouvement décrit ci-dessus reprend les quatre éléments :

en bas la Terre, qui est Dieu tout puissant, principe féminin (n'en déplaise à l'Eglise... lol), et en conformité avec le nom même que porte Dieu : Yahvé = "ce qui est", sous entendu "ce qui existe concrètement". La matière est déjà "volatile" en comparaison de la "solidité" de Dieu. Intuitivement, Dieu est la matière de toute chose, il est le créateur de tout ce qui existe, le monde est sa chair.

le feu, dessiné à gauche, fait monter vers le Ciel, avec les trois premiers chakras de couleurs chaudes. (le feu est parfois associé au Diable, qui éloigne de Dieu, on y trouve la volonté de propriété et de sécurité au rouge, le sexe au orange, et l'égo au jaune. Sauf que vu ainsi le diable n'est pas "le mal", mais seulement "le début", cette étincelle qui met la machine rotative en marche. On pourrait dire ainsi que le diable, incarné par Dark Vador, est un rôle ingrat mais nécessaire, un peu comme la souffrance initiale qui mène à l'instabilité puis au mouvement de l'impermanence)

l'air, ou "ciel", c'est tout en haut, au vert émeraude, cet amour divin, la tiédeur et la douceur parfaites.

et enfin l'eau, avec sa "froideur" et sa "dureté", tourne autour de la conscience qui discerne sans la moindre "pitié", s'éloignant de l'amour ; la Lune du tarot et les aspects fantomatiques du monde vu par la conscience désillunsionnée. Ce sont les trois derniers chakras et le retour à la "Maison-Dieu".

tel est en tout cas le cycle de la vie décrit en l'état dans une partie du Yi-King :-))

enfin...
au travers du filtre de ma propre petite comprenette, donc avec tous les biais que cela signifie ! :-))

--- pour conclure

si on fait un petit résumé rapide de notre voyage, l'incarnation commence quand la psyché "croit" qu'il existe "quelque chose". Elle va ensuite apprendre à reconnaitre des formes (objets), puis des formes dans les formes (émotions dans les objets), puis ensuite voir ces objets comme autonomes (des gens), et enfin se voir comme tel (naissance du moi). Elle va ensuite apprendre à vivre et interagir avec ces "autres", la relation, puis créer encore des entités plus subtiles, les concepts, en saisir le sens, la portée et la relativité, et enfin grace à cela acquérir son autonomie finale.

naturellement, toutes ces constructions sont des croyances imbriquées les unes sur les autres, et après l'étape de la "majorité" (qui à vue de nez en ce moment est vers les 27-28 ans je dirais, quoi que ça fluctue d'une personne à l'autre), l'objectif est de démonter les croyances peu à peu pour parvenir à l'illumination, puisque lorsqu'on se libère de la croyance de l'existance, alors on est libéré du cycle des réincarnations.

A noter que de "dépasser" une croyance, ne signifie pas faire machine arrière et d'oublier ce que l'on a appris, mais, tout au contraire, d'élargir son champ de conscience tout en conservant en soi le parcours initiatique correspondant. Vu ainsi, l'humanité, qui reproduit encore et encore guerres et ignominies, est comme un enfant à qui il faut répéter encore et encore sa leçon, jusqu'à ce qu'il finisse par la savoir. Ainsi, l'humanité ne passera pas dans l'amour "parcequ'il faut" ni "parceque c'est bien", mais parcequ'elle aura compris, au plus profond de son être, l'intégralité des limitations et donc des souffrances correspondantes.

Si on fait une analogie, la psychanalyse freudienne ou la mécanique newtonienne sont fausses, on les sait dépassées, mais elles restent des outils très puissants et grandement utilisés car assez simples. C'est donc une croyance qui a été dépassée, sublimée, ce qui permet, en la sachant fausse, de s'en servir quand même, et de manières fort utiles, car en la relativisant.

Dit encore autrement : on ne pouvait pas apprendre tout le livre d'un seul coup, alors on a commencé par le premier chapitre. Cette "limitation" de la croyance a donc une utilité fondamentale en soi. Mais une la maison finie, ces échafaudages que sont les croyances n'ont plus de raison d'être. Vient alors le moment de la déconstruction. A l'issue, on est un être "illuminé". Mais comme on est lent, le plus souvent cela se produit quelques minutes, heures ou jours avant la mort.

--- finito ! :-))

voilou, en espérant que ce voyage vous aura plu, et en rappelant bien, comme toujours, que ce n'est qu'une perspective, une vision des choses, donc susceptible d'être érronée, tout ou partie.

bien amicalement à tous
Franck


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 Bonsoir par Lipega le 10.05.07 à 23h40

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