Réflexion sur la fraternité - Au « hasard » des circonstances de la vie, je constate la difficulté qu'il y a à se construire, tout en essayant simultanément de construire dans la fraternité. D'une

 

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Réflexion sur la fraternité

Rédigé par Agatha
Posté le samedi 05.06.04 à 04h15
Message n° 18244

Au « hasard » des circonstances de la vie, je constate la difficulté qu'il y a à se construire, tout en essayant simultanément de construire dans la fraternité. D'une part, dans notre travail intérieur, nous tentons de mieux nous connaître, de devenir plus vrais, en essayant de mettre en conformité nos actes et nos pensées. Nous essayons de faire un chemin d'acceptation de nous-mêmes et de nous révéler tels que nous sommes. D'autre part, ce chemin de découverte nous met parfois en opposition avec les autres et rend l'union difficile, jalonnée de conflits, de désaccords etc.

Peut-être cela est-il dû à une confusion de sens ? C'est une simple réflexion de ma part. Lorsque l'esprit dit : « soyez ce que vous êtes », il me semble qu'il faut le comprendre dans le sens « être dans le soi » et non « être dans le moi »… C'est une différence de taille, je trouve ! C'est dans cette direction du soi que je vois la construction fraternelle.

Je ne suis que ce que je pense, et je ne détiens pas la vérité, mais en moi, la fraternité est faite de l\'idée d\'un cercle formé autour d'un centre. C'est un grand corps qui a besoin d'un coeur, battant à l'unisson pour être fort. Et pour que ce coeur soit fort, il est nécessaire que chacun soit en état d'effort pour mettre sa personnalité au service de la cause fondamentale. C'est un apprentissage difficile et cela ne se fait que petit à petit et pas à pas. Je vois la fraternité spirituelle comme la fraternité humaine aboutie, achevée et complète. Elle est « l'ekklesia », l'assemblée, lieu immatériel et sacré que l'on rejoint en laissant ses chaussures personnelles à la porte. Cela ne se fait ni en un mois, ni en un an. C'est une marche au quotidien, dans la persévérance d'un moi qui s'efforce de se ternir en retrait, non par rapport à qui que ce soit, mais par rapport à la grande cause de l'amour.

Nous en rêvons tous de cette fraternité, mais elle n'est pas encore là, nous ne l'avons pas encore ni atteinte, ni consacrée. Nous ne sommes pas toujours justes, pas toujours beaux, pas toujours grands. Dans nos écrits, dans nos paroles, dans nos actions, acceptons-nous tels que nous sommes, en nous et entre nous. Mais ayons conscience de la nécessité de réviser en permanence ce que nous produisons et de le remettre en cause, pour le corriger et l'améliorer. Tout commence toujours dans le chaos des émotions qui génèrent la séparativité et l'incompréhension. La révolte, La colère, le désaveu ne sont souvent que des souffrances qui ne veulent pas s'avouer. Dans notre contact aux autres, si un acte ou un propos nous heurte, essayons, en nous, de définir pourquoi nous nous sentons atteints, avant de nous opposer entre nous. Nous cheminons les uns vers les autres, mais nous cheminons seulement. Ne laissons pas les ornières du chemin nous empêcher d'approcher le but. Essayons de nous accueillir et de nous respecter dans nos écueils et nos imperfections. Ayons conscience que c'est difficile cet accueil des autres quand on a déjà tant de mal à s'accueillir soi-même ! Mais essayons toujours ! Essayons aussi de voir en l'autre, à travers ce qui nous agace ou nous blesse, l'enseignant qui s'ignore mais qui nous aide à nous découvrir dans nos limites faites de jugements, d\'à priori, de refus, d'égoïsme encore présent, de volonté personnelle, etc.

Si nous parvenons à franchir ensemble, et non les uns sans les autres, les divers caps des épreuves qui nous attendent encore, alors, oui, nous pourrons être fiers d'avoir rempli notre mission de construction fraternelle. Gardons toujours la grandeur de la cause présente à l'esprit, malgré les discordes, les conflits, les moments d'énervement et de lassitude. Gardons les yeux rivés sur le coeur central d'une fraternité en gestation et nous parviendrons à être vraiment fraternels, sans nous limiter à être des semblables parmi nos semblables. Alors seulement peut-être nous sera-t-il permis de vivre la fraternité qui nous appelons…. Ou qui nous appelle :))

Enfin du moins est-ce ainsi que je le ressens, que j'ai envie d'apprendre à le vivre et le faire vivre.

Sincèrement à tous.
Agatha


Les réponses à ce message

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