L'appel - Inconnu tu es un frère que je n'avais pas encore rencontré. Je te vois aujourd'hui pour la première fois et je sais que, déjà, le voyage commence. Nous

 

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L'appel

Texte publié le 01 avril 2003 proposé par Agatha
"Inconnu tu es un frère que je n'avais pas encore rencontré.
Je te vois aujourd'hui pour la première fois et je sais que, déjà, le voyage commence. Nous nous mettons en route jusqu'au point de rencontre où nous nous rejoindrons.
Toi et moi sommes semblables, enfants du même Père, héritiers de la même maison et du même patrimoine. Il t'a été légué tout ce que j'ai reçu. Tu m'es plus qu'un égal : un autre moi-même.
Au-delà de la classe, de la race, de l'âge ou bien du sexe, nous sommes UN.
Je viens à toi dans ce qui nous sépare encore pour tenter de le dépasser. En apprenant "toi", je vais apprendre par toi et tu feras de même. Ensemble nous tenterons de comprendre pourquoi ce qui te brise me laisse intact, pourquoi ce qui me blesse ne peut plus t'entamer et par quels chemins a voyagé notre être pour générer toutes ces différences. Ensemble nous essaierons de briser ces constructions nous donnant l'illusion d'être autre chose qu'un seul et même tout.
En te tendant la main, c'est mon coeur que je t'offre.... Mais tu la saisis d'un geste machinal. Tu ne sais pas encore !... Je lis dans tes mots et dans tes attitudes la réticence et la défiance. Tu n'es pas.... Tu parais seulement et demeures en surface. Je t'appelle plus loin que ta cuirasse car ce n'est que plus loin que peut avoir lieu la rencontre.
Dépose tes armes, frère ! Celle de la séduction et de ton "quant à soi". De grâce, pour nous deux, dépasse l'apparent. Accorde-moi un regard, plus loin que le regard, Deviens toi, dans ta nudité, dépouillé du masque et du costume qui te tiennent lieu de rempart et d'armure. Je n'ai nulle intention de te porter atteinte. L'amour véritable ne connaît pas la peur et ne se découvre que là : dans l'authenticité.
Mais tu ne comprends pas ! Tu m'offres ton personnage, en t'identifiant à ce qui n'est pas réel. Tu n'émets et ne reçois que l'illusoir et le temporaire. Tu t'y cramponnes et tu t'y caches. Entre nous résiste le mur de la séparation. Je te reste étrangère. Face à toi, tu me fais autre que toi et je me cogne aux murs que tu ériges. Tu me maintiens en marge alors que je t'attends au-delà des barrières, dans l'espace infini de la fraternité véritable. Tu m'incarcères en moi, à ne vouloir ou refuser que le "moi" de mes différences.
Je n'ai ni ton éducation, ni ta culture, ni tes idées, ni ta vision du monde, ni ton passé... Nous n'avons rien de commun, mais nous sommes tout, ensemble
Avoir est périssable... être est l'unique vérité.
Aussi ne t'attarde pas à ce que je possède ou ce qui me manque. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons marcher d'un même pas, que tu me soutiendras quand je trébucherai, que je te porterai quand tes pieds n'avanceront plus.
Pourquoi cette peur d'être ? Nous portons tous la même nuit, les mêmes gouffres. Si tes souffrances ne sont pas les miennes, la souffrance nous la connaissons tous les deux. Nous sommes tous solidaires et même plus : responsables de chaque autre. Délivrer ton contenu c'est alléger ta marche. C'est aussi, dans l'unité qui nous insère, permettre à ton frère de se voir, en lui, sous un autre éclairage et de briser la solitude de l'individualité.
Mais tu ne m'entends pas ! C'est mon coeur qui te parle. Tu ne vois que ma bouche. Ta solitude alimente la mienne. Il n'y a qu'ensemble que nous la détruirons. Je t'attends dans la seule forme d'amour que je puisse t'offrir : la fraternité de l'être.
Je t'appelle... je t'attends, Humain mon frère."
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