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Le français une bien belle langue

Texte publié le 22 janvier 2009 proposé par Honora
J'ai lu avec intérêt le dossier sur la tolérance proposé par Patricia et Gilles. J'ai admiré le minutieux et captivant travail de recherche fournis, j'ai également pris connaissance des textes et questions proposés à ce sujet sur le site, j'aimerai apporter ma pierre à l'édifice.
Le mot tolérance daterait du XIVème siècle. Doctrinaire, la religion prônait jusqu'alors "Une foi, une loi, un roi". Lors de la promulgation de l'Edit de Nantes, Henri IV l'utilisa donc dans son sens initial : « Permettre, laisser faire par indulgence, supporter ». En effet, dans le contexte historique, il souhaitait concilier les différents partis en présence mais on ne peut nier qu'il y ait une évidente condescendance voire du mépris dans ce vocable, on pourrait l'interpréter ainsi : « l'Eglise (dans sa grande mansuétude) permet, supporte que d'autres pensent autrement qu'elle, elle est tolérante ».
Aujourd'hui, lorsqu'il s'agit de spiritualité, mais c'est également valable dans d'autres domaines, j'utilise ce mot avec prudence et circonspection. Il me paraît présomptueux « de permettre..., par indulgence ..., de supporter... » d'entendre d'autres concepts de la quête vers Dieu, qui pourrait prêter à polémique.
Dénonçant les dogmes, je préfère « écouter », mieux lorsque c'est possible, « débattre et échanger » avec quiconque pense autrement que moi plutôt que de le « tolérer ».
Il est ainsi des mots graves qui mènent parfois à la controverse parce que la définition exacte s'est dégradée dans le temps. C'est le cas des mots « dénonciation » et « délation ». Mots aujourd'hui tabous, rares sont ceux qui acceptent de les utiliser, de les énoncer même.
La délation c'est une dénonciation faite par intérêt. Ainsi, pendant la dernière guerre mondiale, nombre de résistants et de Juifs furent dénoncés pour des motifs divers mais inavouables : vengeance, espoir de reconnaissance de l'ennemi, de récompense, appropriation de biens, racisme, etc.
La dénonciation, par contre, est un acte citoyen, souvent courageux, c'est parfois porter assistance aux plus faibles. Ainsi dénoncer un enfant martyrisé, des animaux torturés, un enfant, un adulte racketté, un viol, des actes pédophiles, les exemples sont nombreux, est vertueux.
L'amalgame est venu de la confusion dû à la loi du milieu propagée par le cinéma sans doute. Quiconque voulait dénoncer des actes délictueux était menacé de mort et exécuté s'il passait à l'acte. C'est par peur qu'il renonçait à dénoncer les voyous, pas par civisme. Aujourd'hui, on voit des gamins, victimes ou témoins de racket, de tournante, dire « je ne suis pas une balance » mais c'est souvent la peur qui les fait taire et malheureusement, je crois que de nombreux adultes partagent cette confusion.
Il est vrai que parfois, des lois scélérates peuvent embrouiller les esprits, c'était le cas en cette triste époque mais là encore, le libre arbitre doit jouer son rôle et le conte plein de sagesse des « Trois tamis » de Socrate devrait être médité. L'ignorance est source de bien des aveuglements et l'éducation a un rôle important à jouer pour permettre à l'enfant, futur homme, d'évoluer.
La langue française est riche, j'aime les mots et j'aimerais savoir les utiliser très précisément avec toutes les nuances qui différencient les synonymes car le sens est proche mais pas identique.

Commentaires autour du texte
commentaire La tolérance un "gros" mot écrit par Patricia le 04.09.2015
commentaire tolerance écrit par Recherche le 30.09.2015
commentaire la tolérance c'est magique ! écrit par Xianaelle le -
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