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Pourquoi et comment l'égocentrisme détruit les valeurs fondamentales de la société ?

Texte publié le 31 mars 2007 proposé par Freddo
Le texte qui va suivre n'a d'autres prétentions que d'exposer une vision toute personnelle du fonctionnement du monde actuel. Celle-ci se fonde sur une observation du monde qui m'entoure, et sur mes convictions spirituelles. Ainsi, je ne prétends aucunement détenir la vérité.
J'utiliserai par commodité les dénominations générales qui s'appliquent à des groupes de personnes exerçant des responsabilités importantes au sein de la société (comme par exemple : grands industriels, politiques, ou religieux), pour désigner spécifiquement parmi ces personnes, celles qui font un « mauvais » usage de leur fonction – j'expliquerai par la suite pourquoi je considère qu'elles en font mauvais usage..
Une définition de l'égocentrisme
Avoir un ego est tout à fait normal. Nous sommes des êtres humains avec des besoins et des désirs à satisfaire, et il serait tout à fait ridicule et préjudiciable pour nous-mêmes de nier cet état de fait. Tout un chacun cherche instinctivement à être heureux, et c'est bien naturel.
Un individu construit sa propre perception du monde et sa propre échelle de valeurs à partir des influences reçues de l'extérieure (éducation des parents, enseignements scolaires, milieu socioculturel, etc.). Ainsi, aucun individu n'est jamais exposer exactement aux mêmes influences, et chacun se forge ce que j'appellerai son propre référentiel. Je définirais l'égocentrisme comme étant une déformation de l'ego, qui se traduit par la projection, faite par l'égocentrique, de son référentiel sur les êtres et le monde qui l'entourent. Inconsciemment et selon le degré de déformation, l'égocentrique va avoir tendance à ériger son référentiel, par nature subjectif, en référentiel absolu, et de ce fait ramener tout à lui. Dans sa quête de bonheur une personne égocentrique considère que son bonheur personnel prime sur le bonheur d'autrui, et voit dans le monde extérieur (incluant les êtres vivants) des objets mis à sa disposition – par quoi ou par qui ? ils ne se posent pas la question – pour atteindre cet objectif de bonheur – objectif somme toute illusoire, car basé dans la grande majorité des cas sur un bonheur exclusivement matériel.
Dans la suite, je vais essayer de montrer les répercutions de ce comportement sur le fonctionnement global de nos sociétés modernes.
Le constat
Le rôle des grands industriels
Un groupe de personnes, qui proportionnellement au nombre d'êtres humains sur terre, est infime, détient les rênes de l'économie mondiale. Souvent on emploie le terme de grands groupes industriels ou de multinationales, mais il ne faut pas oublier que derrières ces mots, se sont des hommes qui tirent les ficelles ; inconsciemment – en tout cas pour ma part – le fait d'employer ces termes rend les gens ordinaires que nous sommes plus résiliés, car comment changer un système qui semble issu de quelque chose de non humain ?
Ces hommes qui sont à la tête de grands groupes industriels ont réussi à assujettir insidieusement l'immense majorité de la population mondiale ; preuve en est, la dilution progressive des différentes cultures et valeurs morales des peuples, dans « un mode de vie à l'occidentale », se caractérisant, il faut bien le reconnaître, par la suprématie du matérialisme. Pour réaliser ce tour de force, les « élites » industrielles n'ont pas eu grand chose à faire. Elles ont simplement utilisé l'instinct qui nous pousse à chercher le bonheur et notre tendance naturelle à l'égocentrisme, – caractéristiques qu'elles ont en commun avec nous, les gens ordinaires – pour nous rendre esclave de leurs produits de consommation ; comme dit la chanson d'Alain Souchon : « On nous fait croire que le bonheur c'est d'avoir, d'en avoir plein nos armoires ». Bien que certains produits apportent un confort indéniable, personnellement je n'ai pas encore trouvé l'intérêt de changer de téléphone portable tous les 2 mois, ou d'avoir un 4x4 quand on habite en ville. Un proverbe dit « le maître d'un homme est celui qui détient le pouvoir de lui accorder – je rajouterais : moyennant finance – ou de lui ôter l'objet de ses désirs ».
La nature des objets de désir entretenant l'égocentrisme diffère d'une personne à une autre, et peut prendre des formes matérielles (bien de consommation, richesse, etc.) ou immatérielles (soif de célébrité, de reconnaissance sociale, etc.), mais le dénominateur commun de ces objets est que leur acquisition permet de montrer ostensiblement à son voisin qu'on lui est supérieur – selon les normes de notre société.
Le besoin de dominer, instinct très développé parmi les grands industriels, se rapproche plus d'un comportement animal que du comportement qu'on pourrait attendre de la part d'êtres un tant soit peu évolués. En faisant de « la psychologie de comptoir », on s'aperçoit que vouloir accéder à des objets de désirs, dont on pense qu'ils nous conféreront un certain pouvoir sur les autres, est au final lié au désir inconscient de posséder le plus de partenaires sexuel(le)s possibles – je pourrais presque me passer de rajouter des parenthèses à la fin de sexuel, tant la soif de domination est une caractéristique masculine – de façon à perpétuer son patrimoine génétique, tout comme n'importe quelle espèce animale : cela s'apparente à une quête de bonheur animal.
La grande différence c'est que l'homme a complètement mis de côté l'instinct de conservation de son espèce, instinct pourtant présent chez la grande majorité des êtres vivants. A cause de l'égocentrisme de ceux qui ont le nécessaire et qui prennent le superflu, non seulement se crée un déséquilibre dans la répartition des richesses (au niveau national et mondial), mais plus grave encore, dans la mesure où les répercutions pour les générations futures seront catastrophiques si rien ne change, l'homme pollue et exploite « comme un porc » le milieu dans lequel il vit. De ce point de vue l'homme est donc moins évolué qu'un animal, et comme le dit l'agent Johnson dans « Matrix », l'espèce humaine se comporte, en l'état actuel des choses, comme un virus.
Les rôle des religions
Les religieux, un peu trop religieux et pas assez spirituels, ont également contribué à l'émergence du culte de l'avoir. Le Message de sagesse issue de la Source divine, dont les religions sont censées faire écho à l'humanité, a été déformé lors de sa transmission aux générations d'hommes qui se sont succédées jusqu'à nos jours. Pour donner une image, prenons l'exemple de la photocopie d'un texte. La copie sera forcément un peu moins bonne que l'originale. Si on réalise une copie de la copie, la qualité va encore se dégrader par rapport à l'originale. Il est alors facile d'imaginer la qualité du texte qui, bien qu'issue de l'original, n'est qu'une copie de la énième copie.
L'homme, même religieux, reste imparfait avec sa tendance naturelle à ramener tout à sa petite personne. Et certains hommes ont trouvé bon d'apporter leurs petites touches personnelles en rapport avec ce qu'ils pensent être bien ou mal. Au final, la déformation du Message originel est telle que seule subsiste dans les religions, un petit échantillon de divin – c'est un peu le « canada-dry » de la spiritualité. Le fond a quasiment disparu au profit de la forme et les religions paraissent, pour un certain nombre de personnes dont je fais partie, n'être plus qu'un ramassis de dogmes érigés en vérité absolue et de rites qui « sonnent creux ».
Cela n'est qu'une opinion personnelle et je ne cherche pas à choquer les personnes qui ont besoin de ce type de support pour asseoir leur spiritualité ; comme on dit « chacun voit midi à sa porte ».
Depuis leur apparition sur terre les religions ont également engendré des souffrances humaines incommensurables (guerres, persécutions, imposition des dogmes à d'autres peuples, etc.), encore une fois, par la faute de certains qui voulaient avoir raison et qui pensaient que leur dieu était le plus fort de tous les autres dieux, et que si t'es pas d'accord « tar' ta gueule à la récré ». Je force un peu le trait, mais si on y regarde bien je ne pense pas être si loin de la réalité. Le désir d'avoir absolument raison est aussi un objet qui alimente l'égocentrisme, car cela permet de montrer sa supériorité. En certaines époques, la soif de richesse de religieux a également conduit à l'accumulation de richesses au détriment des plus pauvres.
Pour enfoncer le clou, si je puis dire, les religions sont à l'heure actuelle en complet déphasage avec leur époque, tant au niveau des moeurs, qu'au niveau des progrès scientifiques. On a l'impression qu'elles vivent encore au Moyen-âge ; enfin, je suis un peu médisant car Galilée – celui qui a eu le malheur de dire que la terre était ronde un peu trop tôt –, a quand même été réhabilité par l'autorité catholique en 1992 – mieux vaut tard que jamais.
Une telle accumulation de maladresses – et c'est un euphémisme –, commises par des hommes soit-disant pieux et instruits, a contribué à la perte de foi d'un grand nombre de personnes, et ainsi préparé le terrain pour l'enracinement de la pensée matérialiste. Pour combler le vide intérieur, et puisqu'il n'y avait plus rien à attendre de la vie sur terre sinon de mourir et de finir sous forme de terreaux, les personnes qui ne savaient plus à quel Saint se vouer pour trouver leur bonheur se sont petit à petit raccrochées à ce que proposait la société moderne, à savoir un bonheur dans les choses matériels.
Les biens matériels et le confort qui en découle, ne sont pas de mauvaises choses en soi – je n'ai pas spécialement envie de m'éclairer à la bougie, ni d'écouter de la musique sur un phonographe et encore moins laver mon linge à la rivière –, c'est l'excès de consommation qui est nuisible – comme pour tout d'ailleurs.
Je pense, pour avoir commis cette erreur et pour m'en être rendu compte sur mon entourage, que l'erreur des personnes ayant perdu la foi, ou qui ne ressentent pas le besoin de la développer, est qu'elles ont identifié inconsciemment la religion au spirituel, ce qui n'est pas du tout la même chose. Pour moi, le spirituel c'est le fond et les religions c'est la forme. Or ce fond spirituel s'accommode de toutes les formes, du moment que le coeur y est. Par voie de conséquence, si le spirituel devient la norme pour les sociétés humaines, la tendance sera à la réunion, là ou la religion n'a apporté que la division.
Le rôle des politiques
Dans cette dégradation physique et morale du monde, les hommes politiques ont également une part de responsabilité importante, car ce sont des hommes instruits (formatés ?) et généralement intelligents – quoique, des fois on se demande, ou alors ils nous prennent pour des boeufs –, utilisant leurs capacités à mauvais escient. Comme quoi l'instruction intellectuelle sans un minimum d'instruction morale de base (c'est-à-dire, penser aux autres) abouti au même résultat que l'ignorance... en pire.
A la base, le rôle du politique est de servir les intérêts de leur peuple, or ils se sont mis à servir leurs propres intérêts. Ceux-ci étant liés à ceux des industriels, les politiques sont alors devenus « la main active » des multinationales dans la société, en faisant prendre à leur pays des stratégies géopolitiques dictées par les industriels (le lien entre l'industrie US de l'armement, du pétrole et la guerre en Irak en est un bien triste exemple) ou en faisant passer des lois qui favorisent les injustices économiques et sociales. Le but étant bien évidemment d'accéder au sacro-saint profit maximal, même si cela se fait au détriment de l'intérêt du plus grand nombre – même si des gens meurent ; « on fait pas d'omelette sans casser des oeufs » pourrait répondre cyniquement certains – et donc si ça continue, « les grosses légumes » vont arriver, insidieusement, à nous faire manger des OGM même si un grand nombre de personnes en France semble ne pas vouloir en manger.
A leur place, ferions-nous mieux ?
Les puissants qui ont convertis directement ou indirectement les masses populaires au culte de l'avoir ne sont au final que des hommes comme les autres, c'est-à-dire pas forcément très avancés moralement (pas moins égocentrique que les autres). Mon intention n'est donc pas uniquement de stigmatiser cette petite partie de la population qui contrôle tout, car pour qu'une société fonctionne et progresse, il me semble nécessaire que toutes les compétences agissent de concert, et de ce fait il faut des hommes qui proposent, orientent et dirigent.
La raison principale pour laquelle je ne leur jette pas la pierre – mais quand même un petit gravillon – est dans la réponse que l'on se ferait, sincèrement, à la question suivante : est-ce qu'à la place des ces hommes je ferai la même chose ? Une phrase de Coluche résume à elle seule tout le problème de l'humanité : « Les riches c'est les méchants et les pauvres c'est les gentils. Mais dans l'histoire tout le monde veut devenir méchant !». L'exercice du pouvoir est une chose qui s'avère dangereux pour la santé mentale de celui qui n'y est pas moralement préparé, et qui oublie que la détention du pouvoir est un moyen d'oeuvrer pour la collectivité et non pour ses intérêts personnels.
« Le seigneur des anneaux » est une belle allégorie de la fascination qu'exerce le pouvoir sur les hommes, et du potentiel corrupteur que celui-ci renferme. Quand on voit la tyrannie et la mégalomanie des êtres qui cherchent à s'emparer du pouvoir, on imagine sans peine le résultat que ça donnerait s'ils l'obtenaient...
Que faire ?
Ce constat montre que la source du dysfonctionnement actuel de l'humanité est liée uniquement à l'égocentrisme individuel, qui se répercute sur le collectif. C'est le fonctionnement archaïque qui consiste à se placer en toutes circonstances au centre du monde, que les hommes devraient changer (c'est ce à quoi nous invite tous les enseignements spirituels depuis la nuit des temps), car ce n'est pas en remplaçant un égocentrique par un autre égocentrique à la tête d'une multinationale ou d'une quelconque institution que les choses changeront. Le niveau moral moyen des « élites » (industriels, politiques, religieux, etc.) reflète, ni plus ni moins, le niveau moral moyen de l'humanité.
Je suis intimement convaincu qu'un changement à l'échelle globale n'interviendra que par un changement des hommes à l'échelle individuelle. La conviction, je dirai même, la foi en un changement possible par la voie d'un changement individuel est la condition sine quanum à un changement global effectif. En effet, face à la situation actuelle, la tentation de la résignation est grande – je sais de quoi je parle car pendant très longtemps j'ai été dans cet état d'esprit, et je le suis encore parfois. La résignation naît du constat, bien réel, que nous ne sommes qu'un petit individu parmi des milliards d'autres, et elle se traduit par l'inaction. Ainsi, d'une certaine façon on laisse tacitement agir les autres pour nous (en particulier ceux qui se servent du pouvoir pour se servir). Encore une fois c'est l'égocentrisme qui nous pousse dans cette voie sans issue, soit par paresse (on garde son énergie pour soi), soit par désintérêt (le sort des autres m'importe peu du moment que pour moi ça va) ou encore par sentiment d'impuissance.
Personnellement j'ai fait parti de cette dernière catégorie de résigné – avec aussi un petit soupçon de paresse. En étant honnête avec moi-même je me suis aperçu, que dans mon cas, le sentiment d'impuissance résultait bel et bien d'une forme d'égocentrisme, en provenance d'une frustration inconsciente de ne pas être le sauveur du monde ; d'une certaine façon, cela revient à se dire « à quoi bon agir si c'est pas moi qui sauve le monde ? ! ». On a tendance à vouloir que nos actes aient des répercutions importantes et visibles immédiatement (inconsciemment pour être admirer), mais je ne pense pas qu'il existe un être élu, aussi intelligent et sage soit-il, pouvant sauver le monde à lui seul. La résignation et le sentiment d'impuissance qui en découle, sont également liés à notre perception limitée des choses, nous donnant l'impression que les actes que l'on va mettre en oeuvre pour essayer de changer les choses, reviennent à « se battre contre des moulins à vent ».
Il faut garder à l'esprit qu'un changement global résultera de la somme des actions individuelles, et le moment où ce changement se manifestera dépendra du nombre d'individus, si petit sommes-nous à l'échelle de l'humanité, agissant en ce sens. L'océan est formé par une infinité de gouttes, et bien que la différence d'échelle soit immense entre l'océan et ces unités élémentaires, l'océan ne peut exister sans les gouttes.
Je pense qu'une attitude juste est d'essayer d'agir à son niveau et selon ses possibilités, sans forcement se soucier, ni des fruits que produiront nos actes, ni du moment de la récolte (donner sans rien attendre en retour), et d'avoir foi dans les lois qui régissent l'univers. Le « truc » que j'utilise pour éviter d'être gagné par la résignation, est d'avoir en tête que, d'une façon ou d'une autre, sans que je ne sache ni comment et ni pourquoi, tout est connecté, et donc qu'une petite action peut finalement produire de grands effets (c'est « l'effet papillon »).
Par exemple, un individu qui devient un peu moins égocentrique (sans aller jusqu'à l'éveil) développe naturellement une ouverture aux autres et va commencer à ressentir de la compassion pour son prochain (sans forcement devenir un « bisounours »). Cet individu qui commence à comprendre qu'il n'est pas le centre du monde va, sans s'en apercevoir, communiquer son état d'esprit aux personnes qu'il côtoie et qu'il rencontre au quotidien. Ainsi petit à petit, telle une onde à la surface de l'eau, les vibrations produites par un tel individu vont se propager, et si l'intensité (foi) et la constance (persévérance) des vibrations émissent le permettent, d'autres vont finir par vibrer de la même façon. Pour démultiplier les forces et accroître le potentiel de changement, il apparaît primordiale que le plus grand nombre possible de personnes prennent conscience, sincèrement et par un travail sur elles-mêmes, que l'égocentrisme est la source de bien des maux, tant au niveau individuel que collectif. Les décisions et les actes qui découleront des personnes qui auront solidement ancrées en elles cette prise de conscience, seront alors naturellement moins égoïstes, et les répercutions bénéfiques pour elles-mêmes et sur la société seraient énormes. Plus le nombre de personnes égocentriques diminuera, plus la probabilité pour des hommes dotés d'un minimum de sagesse d'accéder à des fonctions qui leur confère les moyens d'agir à grande échelle, sera importante.
Si une seule chose devait être retenue de ce texte, celle-ci serait qu'il faut essayer de faire du mieux que l'on peut pour devenir moins égocentrique, en réfléchissant et en faisant un travail sur soi (se voir et s'accepter tel que l'on est). En opérant ce changement les choses changeront d'elles-mêmes.
J'espère de tout coeur que ce texte trouvera un écho en certains d'entre vous, et qu'il leur donnera envie de chercher, pour leur propre bonheur et pour celui des autres.

Commentaires autour du texte
commentaire Quel merveilleux texte ! écrit par Emilienne le 04.04.2007
commentaire Epoustouflant de sagesse et de lucidité écrit par Clemence31 le 04.04.2007
commentaire Le problème n'est pas l'égocentrisme des patrons écrit par Arcene le 09.04.2007
commentaire Ce n'est pas ce que j'ai écrit écrit par Freddo le 11.04.2007
commentaire  decouverte de l'essence divine écrit par Rogers le 27.05.2007
commentaire Égocentrisme écrit par Honora le -

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