Santé mentale et sensibilité spirituelle - On ne peut aborder la spiritualité qu'avec une sensibilité particulière, en parler avec une finesse que l'on ne peut trouver qu'en sublimant notre mental. J'ai déjà lu quelque part

 

Infos pratiques


tl4
icone

Santé mentale et sensibilité spirituelle

Texte publié le 05 septembre 2009 proposé par Chalysa
On ne peut aborder la spiritualité qu'avec une sensibilité particulière, en parler avec une finesse que l'on ne peut trouver qu'en sublimant notre mental. J'ai déjà lu quelque part que « Parler de réelle spiritualité c'est comme s'asseoir sur un soupir et s'y laisser flotter, respirer jusqu'à devenir cette respiration, n'être plus rien de physique, se transformer en cet air et qu'on attire à soi. »
Je me suis souvent questionnée à savoir pourquoi les personnes ayant un problème de santé mental, même transitoire, semblent plus réceptives à une ouverture de la conscience ? Pourquoi cet aspect spirituel est si vital ? Simplement parce qu'il est l'indicateur de la direction à prendre.
Pour ma part, c'est l'expérience de vouloir vivre qui m'a permis d'éclore à une telle réalité. La nécessité d'entreprendre ce voyage intérieur que m'a "suggéré" la vie. Ce voyage qui fait découvrir la forme distincte que prendra notre rétablissement, ce délicat équilibre entre la tête et le coeur. Une sensibilité spirituelle d'une subtilité telle, que l'on ne peut la percevoir à l'extérieur de soi. Elle ne peut être vue par les yeux du coeur que lorsqu'on ferme ceux du corps. Elle ne peut être entendu que lorsqu'on est sourd à la cacophonie extérieure. Et elle ne peut être ressentie que lorsqu'on cesse de vouloir la raisonner.
La maladie mentale n'est pas que négativité car, lorsque la noirceur disparaît nous percevons une lumière. Un état d'être lumineux que dont nous ne soupçonnions même pas l'existence. Pour survivre face à la maladie mentale, il est impératif d'accepter de faire cette introspection, de plonger vers l'essentiel et de le ramener à la surface. De refuser avec fermeté de n'être que la face cachée d'une maladie. De ce croire la honteuse résultante du pénible amalgame d'un legs génétique et d'une grave turbulence émotionnelle.
Je ne prétends nullement que les étapes à franchir sont aisées. Au contraire, plus la souffrance augmente plus des choix douloureux s'imposent. Choisir de vivre la maladie et d'y survivre ou de s'incliner et d'en mourir – physiquement ou intérieurement. La vivre, c'est l'accepter pour ce qu'elle est et, malgré nos peurs, pénétrer jusqu'en son centre pour y faire face. Retenir de son enseignement ce dont on a besoin pour l'apprivoiser et la maîtriser. La voir pour ce qu'elle est réellement, une part de nous-même... Mais ce processus est long et difficile. Faire un pas à la fois - vers l'avant ou vers l'arrière qu'importe - faire un pas c'est l'essentiel. Ensuite... on recommence en prenant tout notre temps.
Longtemps j'ai été engloutie par ce que je nommais la vague noire. Celle dans laquelle j'ai failli me tuer à plus d'une occasion. Quand je dis tuer ce n'est pas peu dire ; le pire était de me sentir mourir... en vie. « Moi, qui a été déchet de ma propre vie, je témoigne aujourd'hui que le rétablissement n'est pas une chimère». Encore faut-il savoir disposer de tout ce qui ne nous conviens plus. Se créer un vide, peut importe à quel niveau : éducation, relationnel, professionnel etc. Puis se donner l'opportunité de combler ce vide, par des connaissances qui éclaireront les chemins menant à notre liberté personnelle. J'ai toujours la même personnalité piquante et sucrée à la fois. Mes côtés immatures m'amenant à vivre des expériences évolutives mais, j'avoue, pas toujours agréables. Je suis plus consciente de moi-même et chaque jour de nouvelles expériences la font croître et se modifier.
Pour certains, ce discours peut paraître utopique voir même pathétique. Je peux ressentir les sourires ironiques et qui se disent « C'est ça cause toujours tu m'intéresses ».
Convaincre, n'est pas envisageable, mais témoigner et partager le sont.
Dans la déchirure émotionnelle d'une noire douleur, le concept même du bien-être peut ne pas exister au grand jour. Le cri de la souffrance rend sourd à entendre tout message d'espoir. On est persuadé que cette réalité n'est pas pour nous, et on aimerait être à la place de l'autre. Pourtant c'est ça l'ultime dénie, le ''péché originel'' nous ne pouvons - en aucun cas - espérer se rétablir en se fusionnant à l'autre. Il est impératif de se fusionner à soi-même. Certes, nous avons des limites, ce que l'autre peut atteindre nous ne le pouvons peut-être pas, mais est-ce cela l'essentiel de notre vie ? Aucunement, cela génère un malaise et nous éloigne, nous enchaîne, nous tue à petit feu.
Mais pour que cela fasse partie intégrante de notre présente vie, il nous faut prendre le temps de prendre tout notre temps. Cesser de vouloir se faire croire que l'on n'y arrivera pas, que l'on manque de temps ou que l'on en a tout simplement pas. Lentement apprendre en expérimentant, malgré la peur et la souffrance que cela peut engendrer.
Réaliser que c'est hier que "nous avons évolués", que c'est demain que "nous évoluerons" mais que c'est dans tous nos aujourd'hui que "nous évoluons".

Commentaires autour du texte
commentaire assez ok avec dominik écrit par Xianaelle le 22.09.2009
commentaire Conscience Mentale ou Conscience Spirituelle ? écrit par Dominik le 20.09.2009
commentaire Dissociation (suite) écrit par Dominik le 15.12.2009
commentaire Spiritualité en santé mental ? écrit par Pourquoi le 10.03.2010
Plan du site · Recommander ce site
Tous droits de reproduction réservés (c) 2011
Tous les textes · Toutes les questions · Tous les avis · Toutes les lectures · 
spiritisme esprits spiritualite